● Les Numériques Télécom 📅 12/05/2026 à 16:15

On a essayé le BYD Atto 3 Evo, le dernier SUV compact du n°1 mondial de la voiture électrique

Géopolitique 👤 Aurélien Piot
Illustration
8 Commenter Présentation SUV compact électrique, le BYD Atto 3 faisait partie des tout premiers modèles importés en France par le constructeur. Trois ans après son arrivée, le géant chinois, devenu numéro un mondial de la voiture électrique, actualise son best-seller. Alors qu'une toute nouvelle génération du modèle vient d'être présentée en Chine, le marché européen doit pour le moment se contenter de l'Atto 3 Evo, une version restylée et profondément améliorée du modèle que nous connaissions.L'Atto 3 Evo se décline en deux versions seulement : Design et Excellence AWD. La première, que nous essayons ici, est une propulsion, alors que l'Atto 3 était auparavant une traction. Cette version développe désormais 313 ch et promet 510 km d'autonomie WLTP grâce à sa batterie de 74,8 kWh de capacité totale. Les deux moteurs de l'inédit modèle Excellence AWD développent quant à eux une puissance cumulée de 449 ch et offrent quatre roues motrices, pour un rayon d'action de 470 km seulement avec la même batterie.© BYD/The Good ClickMalgré de nombreuses améliorations, la gamme démarre toujours à 38 990 € en version deux roues motrices, tandis que le modèle Excellence AWD réclame 42 490 €. Toutefois, produit en Chine, l'Atto 3 Evo ne peut prétendre aux différents avantages réservés aux véhicules électriques “éco-scorés”, tels que la prime “coup de pouce”.Ses tarifs paraissent donc élevés face, par exemple, à un MG5 EV remisé à 32 490 € en version 64 kWh. Un Renault Scenic E-Tech débute quant à lui à 41 990 €, un Peugeot e-3008 à 42 140 € et un Tesla Model Y, plus spacieux, à 40 990 €, tous étant éligibles au bonus écologique du fait de leur production européenne.Le BYD Atto 3 Evo est garanti six ans ou 150 000 km. Cette période est portée à huit ans ou 150 000 km pour son groupe motopropulseur, et à huit ans ou 250 000 km pour sa batterie. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Ergonomie et designPeu de changements esthétiques Côté style, les évolutions apportées à l'Atto 3 sont très légères. Si les boucliers ont été revus, son dessin général paraît toujours un peu daté.© BYD/The Good ClickL'Atto 3 Evo conserve sa longueur de 4,46 m, contre 4,47 m pour un Renault Scenic E-Tech ou un MG S5 EV, et 4,54 m pour un Peugeot e-3008.© BYD/The Good ClickOutre une technologie embarquée mise à jour, l'Atto 3 Evo marque la migration du sélecteur de marche de la console centrale vers la colonne de direction. Autrement, la présentation s'avère assez flatteuse pour la catégorie et nettement plus originale qu'à bord d'autres productions chinoises.© BYD/The Good ClickL'habitacle se permet ainsi quelques originalités, à l'image de la planche de bord en forme de vague, des poignées de porte protubérantes, des aérateurs circulaires évoquant des disques ou encore des bacs de portière dont les objets sont maintenus par des élastiques, façon cordes de guitare.Quelques commandes physiques subsistent sur la console centrale, mais le réglage de la climatisation s'effectue exclusivement via l'écran tactile.© BYD/The Good ClickAux places arrière, l'espace disponible se montre assez généreux pour les passagers.© BYD/The Good ClickLe coffre gagne 50 l pour atteindre un volume de 490 l, malgré la présence du moteur sous le plancher. Une contenance très intéressante compte tenu du gabarit du véhicule.© BYD/The Good ClickEn sus, le passage à la propulsion a permis de libérer un coffre avant (frunk) de 95 l sous le capot.© BYD/The Good Click Confort et équipementUn équipement pléthorique Toujours d'une diagonale de 15,6 pouces, l'écran central abandonne sa fonction rotative, sans grande utilité. Il hérite de la nouvelle interface de BYD, fluide et dotée des services Google. Maps est ainsi utilisé comme système de navigation embarqué, incluant un planificateur d'itinéraire complet. Il est aussi possible de solliciter l'Assistant Google, en complément de la commande vocale de BYD, et de télécharger davantage d'apps via le Play Store. L'interface ne semble pas reposer sur Android Automotive OS dans sa version intégrale, mais plutôt sur une base maison (AOSP ?) intégrant les services Google. Android Auto et Apple CarPlay restent disponibles en mode sans-fil.© BYD/The Good ClickLa navigation au sein de l'interface n'est toutefois pas encore totalement instinctive. L'écran d'accueil et son fond d'écran sont sans grand intérêt, tandis que les réglages pâtissent de menus trop denses et de traductions encore très hasardeuses. On apprécie heureusement la possibilité de personnaliser un tiroir de raccourcis, par exemple pour désactiver rapidement une aide à la conduite intrusive.© BYD/The Good ClickL'écran d'instrumentation affiche quant à lui une diagonale plus modeste de 8,8 pouces. Dès lors, la densité d'informations sur sa partie supérieure nuit parfois à la lisibilité. Il est possible de faire défiler différents menus sur les flancs de l’écran ou de consacrer toute la largeur de la dalle à la cartographie Google Maps.© BYD/The Good ClickUn affichage tête-haute est fourni en version Excellence AWD, mais il fait partie des très rares concessions en matière d'équipement de cette version Design. La sellerie en similicuir est fournie de série, de même que les sièges avant à réglages électriques, chauffants et ventilés. Le volant est également chauffant et le hayon profite d'une ouverture électrique. Un chargeur à induction de 50 W, ventilé et suffisamment antidérapant, vient compléter cette généreuse dotation.© BYD/The Good Click Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Connectivité et applicationUne clé NFC Outre une app mobile assez traditionnelle, le BYD Atto 3 Evo propose une fonction de clé virtuelle NFC. Il suffit alors d'apposer son smartphone ou sa montre connectée préalablement configurée sur le rétroviseur côté conducteur pour déverrouiller la voiture. Tenue de route et performancesUne fiche technique entièrement revue Si les évolutions apportées par BYD à son SUV compact électrique sont jusqu'ici assez légères, cette version Evo cache en réalité de plus amples améliorations. Son e-Platform 3.0 évolue et adopte une supposée architecture 800 V. En réalité, on en est assez loin avec une batterie d'une tension nominale de 499,2 V.Côté moteur, cette version deux roues motrices développe 230 kW (313 ch) et 380 Nm pour un 0 à 100 km/h abattu en seulement 5,5 s. Les performances sont donc déjà très bonnes, alors que l'ancienne version traction réclamait 7,3 s au 0 à 100 km/h. L'Atto 3 Evo, qui pèse 1880 kg à vide en version propulsion, n'a toutefois aucune prétention sportive, avec notamment une direction certes pas si légère, mais qui manque de précision et de remontée d'information.© BYD/The Good ClickLa transition entre freinage régénératif et hydraulique est bien gérée, mais l'Atto 3 Evo ne propose que deux niveaux d'intensité de décélération au lever de pied. Même au plus haut, elle reste assez modérée et un certain délai est notable avant que la récupération d'énergie s'enclenche progressivement. Il n'y a donc ni mode one pedal ni mode roues libres.Côté confort, si les suspensions encaissent correctement les ralentisseurs, l'amortissement laisse à désirer à basse vitesse avec un filtrage des irrégularités clairement perfectible.© BYD/The Good ClickDe nombreuses aides à la conduite sont fournies de série, allant jusqu'à un système de conduite autonome de niveau 2 assez traditionnel. Il gère malheureusement assez mal le centrage dans la voie, surtout à haute vitesse, et n'inspire donc pas confiance. Lors de notre essai, il a fait preuve de mauvaises réactions lors de changements de marquage au sol, qui restait pourtant parfaitement lisible. Autonomie et rechargeC'est mieux, mais rien à voir avec l'Atto 3 chinois L'autonomie WLTP de l'Atto 3 Evo atteint 510 km en version deux roues motrices — en hausse de 90 km —, tirée d'une batterie LFP de 74,8 kWh de capacité totale (la capacité utile n'est pas précisée), contre 60,48 kWh auparavant. Malgré ses profondes évolutions, l'Atto 3 Evo ne gagne pas en efficience et consomme même légèrement plus qu'avant son restylage.L'autonomie réelle dépendra bien sûr de la conduite adoptée. Sur autoroute entre deux arrêts de recharge, de 80 à 10 % de charge, il sera possible de parcourir environ 200 km à 130 km/h (consommation d'environ 25 kWh/100 km). C'est correct, mais certains rivaux font bien mieux en proposant des plus grosses batteries. C'est le cas des Renault Scenic E-Tech et Peugeot e-3008, par exemple, certes avec des versions “grande autonomie” plus onéreuses.Côté recharge, l'Atto 3 Evo fait d'importants progrès. Il accepte désormais jusqu'à 220 kW en courant continu pour un 10 à 80 % annoncé en 25 min. C'est seulement moyen et ce temps devrait être rallongé sur des bornes 400 V. On aurait pu se consoler en se disant que l'ancienne version faisait encore moins bien avec un temps de 44 min, mais on reste sur notre faim, d'autant plus que le tout nouvel Atto 3 dévoilé en Chine annonce un 10 à 70 % en 5 min et un 10 à 97 % en 9 min… L'Atto 3 Evo n'est donc pas plus adapté aux longs trajets que ses rivaux et ne fait que rattraper son retard. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Points forts Volume de chargement généreux. Infodivertissement moderne. Équipement pléthorique de série. Très bonnes performances. Points faibles Menus fouillis et traductions hasardeuses. Manque de réglage de la récupération d'énergie. Amortissement perfectible. Système de conduite semi-autonome médiocre. Conclusion Note de la rédaction Comment fonctionne la notation ? Avec cette version Evo, le BYD Atto 3 s'améliore considérablement. Il ne fait toutefois que rentrer dans les rangs, tant sur le plan dynamique que sur celui de l'autonomie et de la recharge. On en espère davantage de sa prochaine génération, lancée en Chine, mais pas encore en Europe. Face à la concurrence Si l'absence d'éco-score du BYD ATto 3 n'en fait pas un modèle particulièrement abordable, le SUV compact électrique offre en revanche un équipement de série nettement plus complet que ses principaux concurrents. Il se montre autrement assez homogène, mais n'excelle nulle part. Malgré ses progrès sur le plan dynamique, on continuera de lui préférer un Renault Scenic E-Tech, offrant un meilleur compromis. Bien qu'il ne joue pas dans la même catégorie, le Tesla Model Y a aussi de quoi faire hésiter grâce au tarif agressif de sa version Propulsion. Sous-Notes Ergonomie et design Confort et équipement Connectivité et application Tenue de route et performances Autonomie et recharge Lire la suite
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