● Next INpact Télécom
📅 12/05/2026 à 14:12
La gendarmerie a économisé 1/2 milliard d’euros grâce au Libre et Linux en 20 ans
Cybersécurité
👤 Jean-Marc Manach
La gendarmerie a économisé 1/2 milliard d’euros grâce au Libre et Linux en 20 ans Au GNoUf ! Illustration : Flock Jean-Marc Manach Le 12 mai à 12h12 Le directeur de l’agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI) reconnaît que la gendarmerie avait migré sur Linux « en mode très militaire, un peu brutal ». Il estime a contrario que « la souveraineté se gagne aussi sur le terrain des ressources humaines », ce pourquoi « depuis 30 ans la gendarmerie cultive une filière pour avoir des professionnels de très haut niveau ». Une erreur ? La commission d’enquête sur les vulnérabilités du secteur du numérique en France auditionnait ce jeudi 7 mai Tomasz Blanc, chef du service des systèmes d’information de la direction générale des finances publiques (DGFIP), et le général (de la gendarmerie) Marc Boget, directeur de l’agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI) depuis juillet 2025. « Je dois pouvoir rester indépendant, mes seuls chefs sont ceux de la police et de la gendarmerie », souligne Marc Boget qui, pour illustrer ce pourquoi « nos données sont sur des data centers souverains », explique que « j’ai coutume de me comparer au dragon de Tolkien assis sur son tas d’or » (Smaug), « je protège mon tas d’or, et on ne peut pas rentrer chez moi » : « Mon mantra est double : je ne donne jamais les clefs du camion à quelqu’un d’autre. Sur les technos critiques dont je ne peux me passer, je m’adjoins des compétences et ressources externes françaises pour former des équipes mixtes : à tout moment je dois être capable, soit de changer d’industriel, soit de me passer de lui. » « Être souverain c’est faire de sorte que seul l’État français a le doigt sur l’interrupteur », résume Marc Boget, pour qui « la souveraineté numérique est une urgence absolue, ça ne se négocie pas : sans maîtrise de nos outils il n’y a plus d’indépendance, c’est la condition sine qua non de la continuité de l’État et de la protection des libertés individuelles ». « Je ne peux pas confier de données sensibles à SecNumCloud, malgré toute la compétence des industriels, pour des raisons simples : ça a été pensé par l’ANSSI pour se protéger du Cloud Act, mais je ne maitrise plus les opérateurs externes et privés qui exploitent les serveurs, je ne sais pas garantir une éventuelle corruption de l’exploitant, contrairement à nos gendarmes. La corruption ça existe, et je ne peux pas surveiller les gens qui ne travaillent pas pour la gendarmerie: je ne fais jamais aussi bien qu’avec des gendarmes dans une caserne de gendarmerie ; dès que la donnée est sensible, elle ne sort pas de nos deux data centers. » La gendarmerie avait migré sur Linux « en mode très militaire, un peu brutal » Soutenez un journalisme indépendant, libre de ton, sans pub et sans reproche. Accédez en illimité aux articles Profitez d'un média expert et unique Intégrez la communauté et prenez part aux débats Partagez des articles premium à vos contacts Abonnez-vous La suite de cet article est réservée à nos abonnés Soutenez un journalisme indépendant, expert et sans pub. Abonnez-vous sur next.ink/subs ilink Premium Il y a 28 minutes Message 1 Signaler Bloquer cet utilisateur « quand l’acheteur voudrait privilégier les critères de prix ».Voilà, l’acheteur ne pense qu’à court terme alors que comme l’explique bien l’article, il faut une vision à long terme et anticiper. aureus Premium Il y a 14 minutes Message 2 Signaler Bloquer cet utilisateur S'ils ont dit comment ils se passaient d'AD, ca m'intéresse. Je penche pour samba 4, mais pour un truc aussi gros que bercy faut être confiant. Soriatane Premium À l'instant Message 3 Signaler Bloquer cet utilisateur La commission se termine demain avec:Microsoft France;Google France;Amazon Web Service EuropeÇa va être fun!!Ensuite, il y a Cédric O. Signaler un commentaire Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ? Non Oui
🔗 Lire l'article original
👁️ 0 lecture