● BFM Tech 📅 12/05/2026 à 12:34

"Scotcher les Texans à un écran": Netflix est attaqué en justice pour avoir conçu une plateforme "addictive" afin de collecter des données

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Le procureur républicain du Texas, Ken Paxton, a assigné Netflix en justice. Il accuse le géant du streaming d’avoir volontairement conçu des mécanismes destinés à retenir les utilisateurs, y compris les enfants, devant leurs écrans afin de récolter et monétiser massivement leurs données personnelles.Après les réseaux sociaux, c'est un géant du streaming qui est accusé d'avoir "conçu sa plateforme pour être addictive". Le procureur républicain de l'Etat du Texas, Ken Paxton, a assigné Netflix devant un tribunal civil de la banlieue de Dallas, lundi 11 mai, l'accusant de collecter des données indûment.La stratégie de Netflix, estime Ken Paxton, "nécessite de scotcher les Texans et leurs enfants à un écran pour extraire toutes les données possibles", explique-t-il. "Pour ce faire", poursuit le représentant du ministère public, "Netflix a conçu sa plateforme pour être addictive.""Netflix n'est pas la plateforme sans publicité et adaptée aux enfants qu'elle prétend être. Au contraire, elle a trompé les consommateurs tout en exploitant leurs données privées pour engranger des milliards", insiste-t-il dans un communiqué, relayé par The Verge.Monétiser des milliards de signauxLe magistrat républicain reproche au service de vidéo en ligne d'avoir affirmé publiquement limiter l'accumulation d'informations sur ses usagers, alors qu'il "enregistre et monétise des milliards de signaux". Ces données sont notamment utilisées pour du ciblage publicitaire, mais aussi vendues à des sociétés de marketing ou d'analyse d'emprunteur, selon le document de l'assignation.La plainte du Texas cite notamment Reed Hastings, l'ancien PDG de Netflix, qui déclarait en 2020: "Nous ne collectons rien". Il cherchait alors à différencier la plateforme de streaming d'Amazon, Facebook et Google en matière de collecte de données.En outre, si Netflix ne recourt pas au ciblage pour les enfants, il recueille néanmoins des données sur ces jeunes utilisateurs, toujours d'après le procureur du Texas. Le procureur a également mentionné la lecture automatique qui, une fois une vidéo terminée, en lance immédiatement une autre. Elle est activée par défaut sur la plateforme, mais peut être désactivée à tout moment."Cette action en justice manque de fondement et se base sur des informations inexactes et tronquées", a réagi un porte-parole du groupe. "Netflix prend au sérieux la protection des données de nos abonnés et se conforme aux lois en la matière partout où nous sommes présents", a-t-il ajouté. Dans les informations mises en ligne sur son site au sujet des données personnelles, le groupe de streaming assure n'utiliser "qu'une quantité limitée de données" liées aux enfants.Cinq chefs d'accusation sont retenus, tous autour de la notion de pratiques trompeuses. Le procureur Paxton fait valoir que chaque infraction constatée à la loi texane dite DTPA ("Deceptive Trade Practices Act") peut valoir à son auteur une pénalité de 10.000 dollars.Addiction aux réseaux sociaux: pourquoi la condamnation d’Instagram et Youtube est-elle historique? 2:52Cette affaire s'inscrit dans une série de procès visant les géants technologiques pour le caractère addictif de leurs plateformes. En utilisant l'argument du caractère addictif, il s'inscrit dans la lignée du procès contre Meta et Google à Los Angeles en début d'année. En mars, les deux géants de la tech ont été jugées responsables d'avoir accentué la dépression d'une adolescente aux Etats-Unis, dans un procès particulièrement suivi sur l'addiction des réseaux sociaux.Dans cette affaire, la justice a conclu que les entreprises n’avaient pas suffisamment averti les utilisateurs des risques liés à leurs services, jugés addictifs. La victime a obtenu du jury de recevoir 4,2 millions de dollars de la part de Meta et 1,8 million de dollars de la part de Google en guise de dommages et intérêts et diverses indemnités, soit 6 millions de dollars au total. Les deux entreprises ont fait appel.Les plus lusHantavirus: les cas contact identifiés en France ont commencé à être placés en quarantaine renforcée"Mauvaise nouvelle, ils n'ont pas piqué mon prochain scénario": victime de homejacking avec sa famille, Michael Youn réagit avec humourVieux de 1.500 ans, le fourreau en or d'une épée retrouvé par un randonneur en NorvègeUn texte pour garantir que les victimes soient informées de la libération de leur agresseur examiné à l'Assemblée nationaleTrophées UNFP: "Il n'a même pas fait la moitié de la saison", Dembélé était-il légitime pour le trophée de meilleur joueur de Ligue 1 ?
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