● Les Numériques Télécom 📅 11/05/2026 à 07:00

Test Razer BlackShark V3 X HyperSpeed : un casque gaming qui brille par sa simplicité

Géopolitique 👤 Guillaume Fourcadier
Illustration
9 Commenter Présentation Casque de gaming sans-fil milieu de gamme, le Razer BlackShark V3 X HyperSpeed adopte, comme son nom l’indique, le principe de transmission basse latence HyperSpeed, matérialisée par un petit émetteur au format clé USB-C. Loin d’être associé à un déluge de fonctions annexes, telle la très pratique réduction de bruit active, ce casque fermé n’abandonne pourtant pas toute notion de polyvalence. Il accueille une puce Bluetooth et son unique port USB-C peut faire office d’interface audio.Plutôt épuré, le casque dispose d’un microphone col-de-cygne détachable et intègre quelques commandes. Razer oblige, ce BlackShark est pris en charge par l’app Synapse.Prix et disponibilitéLe Razer BlackShark V3 X HyperSpeed est disponible depuis le 24 juillet 2025 au tarif officiel de 120 €. Le modèle existe en versions classique (modèle testé) et For Xbox avec un dongle plus imposant, mais apportant une compatibilité avec les consoles Microsoft. Cette seconde version se décline en deux coloris : noir avec câble d’interconnexion vert ; blanc avec câble d’interconnexion noir.Condition de testNous avons testé le Razer BlackShark V3 X HyperSpeed sous la version 1.0.14 du micrologiciel avec le logiciel Synapse 4 (PC) 4.0.86. Nous avons également utilisé l’app smartphone Razer Audio en version 29.0.0.17 Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité ConstructionRustique, mais robuste Il n’y a dans la série BlackShark aucune velléité de raffinement. Cette gamme cultive son orientation e-sportive à travers un design épuré, mais totalement reconnaissable : coques ovoïdes avec dos bombé, branches métalliques sous forme de tiges, absence volontaire de leds RGB.Le Razer BlackShark V3 X HyperSpeed suit donc cette logique, son côté gamer étant suffisamment prononcé pour ne laisser aucun doute sur sa nature, mais assez subtil pour servir de casque nomade sans ressembler à un extraterrestre.© Les NumériquesCe côté simple et efficace se retrouve dans la qualité de construction, sérieuse, quoique sans génie. Les éléments structurels sont suffisamment robustes, l’arceau est souple sans être lâche et la sellerie (repose-tête et coussinets) s'avère de bonne facture. Ce Razer BlackShark V3 X HyperSpeed n’a pas le côté vraiment dense du vaisseau Razer BlackShark V3 Pro ni son bandeau avec surpiqûres, mais il ne fait pas cheap. ConfortPour des heures de sport Bien plus léger que le Razer BlackShark V3 Pro (270 g contre 367 g), le V3 X est sans surprise plus confortable que son aînée. Ce casque ne caresse pas le crâne et les oreilles tel un nuage duveteux, mais n’a pour ainsi dire pas de réel défaut. Aucune pression au sommet du crâne, un serrage raisonnable et des coussinets amples et relativement respirants, que demander de plus ?© Les NumériquesLa promesse de confort est donc parfaitement respectée, ce casque gaming pouvant être porté plusieurs heures durant sans devenir désagréable. Plus encore, le Razer est étonnamment bien équilibré, il est possible de balancer (sans violence) la tête sans jamais le faire choir.IsolationModèle simplement fermé, le Razer BlackShark V3 X HyperSpeed n’adopte pas de technologie de réduction du bruit active. Ce manque le rend de facto difficilement adapté aux milieux très bruyants, malgré une bonne performance en matière d’isolation passive (présente dès les médiums). Autre petit manque : un mode transparence. Il est assez difficile de suivre une conversation avec le casque sur la tête.© Les Numériques Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Expérience utilisateurNe lui demandez pas la lune, ni du multiflux CommandesNe souhaitant définitivement pas perdre l’utilisateur dans un déluge de boutons, Razer va au plus simple, sans omettre les fondamentaux.À gauche, on remarque une molette de volume, un bouton d’allumage/extinction servant également de commutateur pour les modes HyperSpeed et Bluetooth, et un commutateur Mute pour le microphone (s’accompagnant d’une invite vocale). À droite, tout se résume à une unique molette pour la balance jeu/chat. Ainsi manque-t-il des commandes de navigation pour le Bluetooth. De même, aucune fonction avancée (Audio 7.1, égaliseurs) n’est accessible directement, ce qui n’est pas idéal pour une utilisation sur console.© Les NumériquesConnectivitéEn dépit de son approche simple, le Razer BlackShark V3 X HyperSpeed est un casque gaming loin d’être spartiate. Outre son petit émetteur USB-C, il accueille une puce Bluetooth compatible SBC/AAC et une interface audio sur le port USB-C. Contrairement au modèle V3 Pro, il n’est pas ici question de câble mini-jack 3,5 mm vers USB-C dans le packaging.Malheureusement, aucune notion de simultanéité n'apparaît. Il faut choisir entre connexion 2,4 GHz et Bluetooth, le mode USB-C déconnectant forcément les deux autres. Rien de surprenant, puisque c'est déjà le cas sur la version Pro.© Les NumériquesPorté par une bonne stabilité et une portée honnête, le mode HyperSpeed 2,4 GHz est aussi performant qu’espéré. Quant à la puce Bluetooth, aucun raffinement tel qu’un appairage rapide ou une connexion multipoint n'est intégré, mais la liaison est elle aussi très stable et la latence correcte (mesurée à 180 ms), sans plus.ApplicationÀ la fois logiciel et véritable centre de contrôle du foisonnant écosystème Razer, Synapse parvient à rester suffisamment clair une fois l’icône associée au casque sélectionnée. Le côté usine à gaz ne disparaît jamais vraiment, mais la marque parvient à être pragmatique et s’appuie sur une interface à trois onglets : audio, micro, alimentation (réglage de la durée avant extinction).© Les NumériquesAucun changement ou presque par rapport aux habitudes. Nous avons par exemple droit à l’égaliseur graphique 10 bandes, bien pratique quoique moins fin qu’un égaliseur paramétrique, ainsi qu’une gestion du niveau du microphone, du retour de la voix et l’activation/désactivation de la réduction du bruit (pour le micro). Le point le plus frustrant vient sans aucun doute du mode sonore Surround 7.1, en lieu et place du mode THX Spatial Audio des modèles V3 et V3 Pro. L’activation de ce mode nécessite l’installation d’un logiciel dédié (Surround 7.1) qui, pour couronner le tout, nécessite un compte utilisateur.Razer laisse la porte ouverte aux réglages Bluetooth via l’application sobrement appelée Razer Audio. Celle-ci intègre des fonctions basiques, comme la réduction du bruit en appel, mais elle conserve surtout l’égaliseur personnalisable 10 bandes, ainsi que les quatre présélections. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité AudioUn son efficace, mais pas cristallin Animé de transducteurs de 50 mm Triforce de seconde génération à membrane “standard”, c’est-à-dire ni en biocellulose (version V3 Pro) ni en titane (version V3 classique), le Razer BlackShark V3 X HyperSpeed n’est pourtant pas spécialement inférieur à ses aînés.On retrouve certaines dispositions assez habituelles de la marque BlackShark, comme une propension à tataner dès les bas-médiums. Cette gamme de fréquences présente une accentuation qui se poursuit dans le bas du spectre. Il y a bien plus caricatural, puisque les haut-parleurs de 50 mm sont capables d’envoyer énormément de punch sans baver ni déborder dans les médiums. Néanmoins, à défaut de ronronner, les très basses fréquences manquent tout de même d’un peu de nuances et de richesse. Sur ce point, le BlackShark V3 Pro n’est que très légèrement supérieur au BlackShark V3 X HyperSpeed.© Les NumériquesLes médiums sont quant à eux chaleureux du fait de l’accentuation dès les 400 Hz, ce qui confère un côté plutôt agréable à l’écoute. Le BlackShark affiche une base technique plus que correcte dans la première moitié du spectre, nous n’entendons aucun défaut vraiment marquant qui le rendrait pataud en jeu.Les choses sont un peu plus accidentées dans les haut-médiums et les aigus, gamme étendue sur laquelle le Razer ne brille que rarement. Des oscillations apparaissent çà et là, ce qui ne permet pas de savoir complètement ce que les haut-parleurs ont dans le ventre. Le son est plutôt détaillé, mais la dynamique loin d’être exceptionnelle, tandis que les divers éléments d’un mixage ou environnement sonore (en jeu) manquent d’ampleur dans leur séparation.© Les NumériquesMalgré tout, le BlackShark V3 X HyperSpeed se défend bien en matière d’immersion. La scène sonore est assez large et plutôt bien projetée vers l’avant. Le casque assure l’essentiel, n’ayant rien de ridicule pour un appareil de cette gamme. Ainsi l’expérience en jeu est-elle efficace, car puissante sans être agressive.© Les NumériquesSurtout, il sait rester assez contenu dans les aigus, en tout cas assez sobre. Contrairement à ce que propose le BlackShark V3 Pro, le haut du spectre n’est pas mis en avant de façon outrancière. De fait, ce modèle haut de gamme est un peu plus technique, mais cette technicité ne s’exprime pas à l’écoute, à moins d’opter pour une correction très fine, chose un peu difficile avec un égaliseur graphique.Comme souvent, inutile de compter sur les égaliseurs prédéfinis, plus excessifs les uns que les autres. MicroUne captation solide Modèle col-de-cygne détachable, le microphone équipant le Razer BlackShark V3 X HyperSpeed intègre une capsule de 9,9 mm HyperClear avec polarisation cardioïde, moins haut de gamme que la référence large bande 12 mm du V3 Pro. Pas au niveau d’un vrai microphone sur pied, la captation offerte par le casque est d'une très bonne tenue. La voix est profonde (un peu moins que sur le V3 Pro) et bien nuancée, ce qui apporte une rondeur très agréable. Il manque ici un peu d'extension dans les aigus et une meilleure résistance au souffle et aux plosives. Néanmoins, nous sommes clairement au-dessus de la moyenne. Dans un bureau bruyant, le microphone conserve parfaitement la voix, mais laisse toujours passer quelques bruits, particulièrement dans le registre aigu. Tout demeure intelligible, mais une atténuation du bruit de fond peut être nécessaire. Activable dans Synapse, cette fonction n’applique qu’une légère altération de la voix, du moins dans un bureau pas trop bruyant. En pleine rue (ce qui nécessite de rester avec le microphone col-de-cygne), cette altération devient plus marquée. Ceci étant, le rendu est bien plus convaincant que sur des casques nomades classiques. La qualité générale du microphone est donc plus que satisfaisante, même si un cran derrière le V3 Pro. AutonomieHaut de gamme, les pieds sur terre Annoncée à 70 h, l’autonomie du casque tutoie l’excellence sur le papier. En pratique, nous avons chronométré environ 68 h, ce qui laisse espérer plusieurs semaines d’utilisation classique avant de se retrouver à plat. On est encore loin des créations hors normes comme l’HyperX Alpha Cloud Wireless et ses 300 h, mais le Razer est dans la moyenne très haute du genre.© Les NumériquesEn revanche, la recharge n’est pas des plus véloces, puisqu’il faut environ 3 h 20 min pour passer de 0 à 100 %. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Points forts Son puissant et sans agressivité. Microphone d'excellente qualité. Autonomie au top. Très confortable. Points faibles Pas spécialement raffiné dans les basses. Aigus un peu trop oscillants. Pas d'HyperSpeed et Bluetooth en simultané. Pas de contrôle de la navigation. Conclusion Note de la rédaction Comment fonctionne la notation ? Tout à fait là où nous l’attendions, le Razer BlackShark V3 X HyperSpeed est un casque gaming qui va droit au but, et le fait très bien. Pas spécialement riche en fonctionnalités ni d’une immense finesse sonore, il cumule malgré tout les bons points : construction, confort, endurance, qualité du microphone. Un produit sérieux qui affiche moins de véritables défauts que de petits manques. Face à la concurrence La BlackShark V3 X HyperSpeed se place face comme une sorte d’entre-deux entre un SteelSeries Arctis Nova 7 Gen 2, beaucoup plus complet et riche en réglages, mais au microphone bien moins performant, et un produit plus épuré encore, mais à la qualité audio stratosphérique : l’HyperX Cloud III S Wireless. Sous-Notes Construction Confort Expérience utilisateur Audio Micro Autonomie Lire la suite
← Retour