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📅 10/05/2026 à 12:00
Lexus LM : on a essayé ce van de luxe et son écran Oled de 48 pouces
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👤 Aurélien Piot
Lexus LM : on a essayé ce van de luxe et son écran Oled de 48 pouces Par Aurélien Piot (@Aurelien_Piot) Publié le 10/05/26 à 12h00 Nos réseaux : Suivez-nous Ajoutez nous à vos favoris Google Commenter 8 © Aurélien Piot / Les NumériquesAlors que les grands patrons européens hésitent entre une Mercedes Classe S et une BMW Série 7, dans de nombreux pays d'Asie, le choix s'effectue entre un Toyota Alphard et son alter ego Lexus LM. Bien sûr, les grandes berlines et limousines y sont aussi populaires, mais le van le plus luxueux de Toyota est devenu un incontournable des classes aisées, offrant un espace à bord qui n'a rien à leur envier.Depuis 2023, Lexus a choisi d'importer en Europe son LM de seconde génération, dérivé de la quatrième mouture de Toyota Alphard. Il propose chez nous une unique motorisation hybride et deux configurations de sièges : un modèle 7 places assez traditionnel ou une version 4 places encore plus luxueuse. C'est cette dernière que nous avons choisi d'essayer, en tant que véritable curiosité automobile sur le marché français.Certes, il n'est pas question d'un modèle qui s'écoulera chez nous en grande quantité (seuls deux exemplaires de LM ont été immatriculés en France en 2025), mais c'est bien pour cela que nous n'avons pas su résister à l'opportunité de vous faire découvrir ce monument de l'industrie automobile japonaise, qui nous est étrangement proposé. Le prix, nous demanderez-vous ? Nous aurions aimé vous répondre 29 533 €, mais il ne s'agit là que du montant cumulé des malus au poids et au CO2, à ajouter aux quelque 155 000 € que réclame le LM Executive 4 places (“seulement” 131 000 € en version 7 places, une affaire !). On est donc effectivement plus proche du tarif d'une Classe S bien optionnée que de celui d'un Classe V.Des places arrière dignes d'une Mercedes-MaybachLa recette du succès des Alphard et LM consiste à offrir encore plus d'espace qu'à bord d'une Lexus LS, une BMW Série 7 ou une Mercedes Classe S, même en version Maybach. Ils profitent ainsi des volumes cubiques d'un van, mais en reprenant une plateforme TNGA-K de voiture particulière et tous les raffinements des plus luxueux modèles du groupe Toyota. On est donc loin des vulgaires conversions sur base d'utilitaires que proposent certaines agences de location.© Aurélien Piot / Les NumériquesEsthétiquement, le LM s'éloigne des Toyota Alphard et Vellfire avec cette seconde génération et intègre davantage les codes de Lexus. Il mesure 5,13 m de long pour 1,89 m de large et 1,94 m de haut, soit des dimensions équivalentes à celles d'un Mercedes Classe V Long — mais pas Extra long.Mais c'est avant tout à l'intérieur, et tout particulièrement à l'arrière, que ce LM impressionne. On y pénètre par des portes coulissantes électriques, tandis que le chauffeur n'est pas en reste avec des portes avant dotées d'une fermeture assistée “soft close”.© Aurélien Piot / Les NumériquesLes sièges arrière de cette version 4 places octroient un confort royal avec des sièges chauffants, ventilés et massants de série. Ils permettent même de s'allonger avec un espace impressionnant devant et derrière les sièges. Attention, on se retrouve vite avec la tête dans les bagages.© Aurélien Piot / Les NumériquesDe nombreuses petites attentions permettent de parfaire les qualités d'hôte du LM. Chaque passager profite ainsi d'un rangement à ses pieds, d'un miroir de courtoisie au plafond, d'une tablette aviation et même d'un parapluie.© Aurélien Piot / Les NumériquesDes stores électriques permettent d'occulter les vitres latérales et le toit panoramique, mais pas la lunette arrière, tandis qu'un réfrigérateur de 14 l prend place devant les passagers.© Aurélien Piot / Les NumériquesLa version 4 places du LM ne dispose d'aucun chargeur à induction à l'avant, mais de deux à l'arrière. Ils sont situés dans des petits compartiments à côté des sièges.© Aurélien Piot / Les NumériquesEnfin, deux petites télécommandes extractibles sont placées au niveau de l'accoudoir des sièges arrière, permettant d'opérer les nombreuses fonctions du LM.© Aurélien Piot / Les NumériquesUn écran Oled de 48 pouces sous-exploitéC'est aussi par ces télécommandes, semblables à des smartphones, que l'on pilote le large écran Oled de 48 pouces qui fait face aux passagers arrière.© Aurélien Piot / Les NumériquesCet écran permet de transformer le LM en une mini salle de cinéma ou encore en bureau mobile. Toutefois, le système montre vite ses limites. Malgré la présence de prises USB-C dans l'accoudoir arrière, les seules entrées vidéo possibles sont deux prises HDMI.© Aurélien Piot / Les NumériquesIl est aussi loisible de passer par Miracast, mais cet écran est incompatible avec Chromecast et AirPlay. Durant notre test avec une tablette Android, la diffusion était souvent saccadée.© Aurélien Piot / Les NumériquesSurtout, nous aurions apprécié pouvoir accéder nativement à des services de streaming, comme le permet le Theatre Screen d'une BMW Série 7. Ce n'est malheureusement pas le cas ici, avec un écran semblable à un simple téléviseur que l'on aurait installé dans sa voiture. Il est seulement possible de contrôler le contenu audio lu par le très basique système d'infodivertissement, mais pas de lire un contenu différent à l'avant et à l'arrière, en connectant des casques Bluetooth par exemple.Différents formats d'affichage sont proposés. Il est possible de scinder l'écran en deux, mais pas d'afficher deux sources vidéo différentes. Il s'agit donc d'une simple réplication d'un même contenu, permettant d'exploiter toute la largeur de l'écran.© Aurélien Piot / Les NumériquesEnfin, au-dessus de cet écran, une vitre peut être relevée et occultée électriquement pour isoler encore davantage les passagers arrière. On aurait d'ailleurs apprécié un système d'intercom pour communiquer lorsque la vitre est relevée, ou même pour faciliter les échanges vitre baissée, vu la distance séparant l'avant et l'arrière du LM.Des consommations impressionnantes, mais aucun agrément mécaniqueLes qualités d'hôte du LM pourront faire hésiter une clientèle habituée aux limousines du segment F. Leur chauffeur risquerait toutefois d'y perdre au change. Ainsi, si le LM se montre assez agréable à mener pour un van, il est bien moins dynamique qu'une Classe S ou qu'une Série 7, par exemple, et ne profite pas de roues arrière directrices qui auraient facilité les manœuvres.Surtout, l'agrément mécanique de sa motorisation hybride de 250 ch est très relatif. Elle permet d'offrir quatre roues motrices grâce à un moteur électrique à l'avant et un autre à l'arrière, mais son quatre cylindres essence 2.5 à cycle Atkinson intervient très rapidement pour générer de l'électricité ou entraîner les roues avant. Les montées en régime permises par le train épicycloïdal sont particulièrement sonores, audibles depuis l'arrière, même avec la vitre de séparation. Elle isole bien les passagers avant et arrière, mais pas des bruits aérodynamiques et de la sonorité moteur.© Aurélien Piot / Les NumériquesLes performances sont toutefois correctes avec un 0 à 100 km/h en 8,7 s. Il faudra seulement revoir sa façon de conduire pour profiter de la douceur du système et éviter au maximum les montées en régime du moteur thermique, comme avec les autres hybrides du groupe Toyota, mais cela est particulièrement vrai ici avec plus de 2,4 t sur la balance. On aurait apprécié une version hybride rechargeable tant en termes d'agrément que de fiscalité, lancée au catalogue de l'Alphard l'an dernier. La consommation de cette version HEV est en revanche déjà impressionnante avec seulement 7 l/100 km relevés durant notre essai.Enfin, côté confort, le LM mise sur une suspension adaptative particulièrement souple. Elle engendre quelques mouvements de caisse, mais c'est le prix à payer pour isoler les passagers des irrégularités de la route à bord d'un tel véhicule. Depuis les places arrière, les plus grosses aspérités se font toutefois ressentir avec l'impression — qui n'en est pas une — d'être assis sur l'essieu arrière. En somme, le LM s'en tire bien pour un van, mais son confort et sa versatilité sont bien loin d'une Classe S ou d'une Série 7 équipée d'une suspension pneumatique.Conclusion : de quoi abandonner sa Classe S ?On comprend vite pourquoi certains ne jurent que par le Toyota Alphard et le Lexus LM, notamment dans des mégalopoles asiatiques. L'espace à bord de cette version quatre places est royal et sa motorisation hybride permet de profiter d'une très bonne douceur d'utilisation en ville. En revanche, le comportement dynamique est en retrait par rapport à des limousines comme une Classe S ou une Série 7, qui profitent en sus de motorisations bien plus nobles.En dehors des grandes villes, le LM perd alors l'avantage. Nous ne cacherons pas non plus notre déception face au grand écran de 48 pouces largement sous-exploité. Le LM restera donc un produit de niche sur notre marché, malgré ses nombreuses qualités. 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