● Courrier International
📅 10/05/2026 à 05:00
Vhils, invité spécial de “Courrier international” : “J’utilise les murs, non comme des toiles, mais comme des sites archéologiques”
Géopolitique
L’artiste portugais Vhils, photographié en 2025 lors de sa rétrospective au Musée d’art urbain et contemporain (MUCA) de Munich (Allemagne). Photo José Pando Lucas Courrier international Réservé aux abonnés Lecture 14 min. Publié le 10 mai 2026 à 05h00 Figure majeure de l’art urbain, Alexandre Farto, aka Vhils, investit les pages du magazine (et sa couverture), le 7 mai 2026. Dans l’entretien qu’il nous a accordé dans son atelier près de Lisbonne, il revient en détail sur son parcours, ses engagements et ses projets. S’il dit détruire pour mieux créer, l’artiste portugais, qui insiste sur la créativité des banlieues, se veut d’abord un passeur entre la périphérie et le centre, le passé et le présent. COURRIER INTERNATIONAL : Nous nous trouvons en lisière de Lisbonne, dans l’ancienne entreprise de recyclage qui vous sert aujourd’hui de studio. Qu’est-ce qui vous a attiré, avec votre équipe, entre ces murs ? ALEXANDRE FARTO, aka VHILS : C’est ici que nous nous sentons chez nous. Cela va bientôt faire dix ans que nous nous sommes installés sur cette rive sud du Tage [en face de Lisbonne]. Il y a une certaine poésie à nous retrouver dans cette ville de Barreiro, un ancien faubourg industriel. Quelque 10 000 personnes ont longtemps travaillé ici, dans de grandes usines qui ont peu à peu fermé dans les années 1980 et 1990. Aujourd’hui, beaucoup d’artistes viennent s’installer de ce côté du Tage, chassés par la pression immobilière dans le centre de Lisbonne. C’est tranquille, et nous sommes entourés de friches industrielles : c’est pour nous un grand terrain de jeu, où nous pouvons expérimenter plein de choses. Le besoin d’espace a donc été le critère déterminant ? C’est aussi un lieu avec lequel j’ai des attaches émotionnelles. Je suis né et j’ai grandi à Seixal, une autre banlieue industrielle, tout près d’ici. Plus tard, pour exister en tant qu’artiste et être accepté par le monde de l’art, j’ai dû m’installer dans le centre de Lisbonne, puis à Londres [à partir de 2007, quand Article abonné Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Abonnez-vous et accédez à : tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters Dès 1 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Propos recueillis par Marie Bélœil Lisbonne Art Europe Street art Nos lecteurs ont lu aussi Expo. Le photographe français Pierre Verger célébré à Salvador de Bahia, sa ville d’adoption Modern Love. Après avoir embrassé un seul homme pendant vingt ans, j’en ai embrassé onze en un mois Conflit. Les États-Unis sanctionnent des entreprises chinoises pour leur aide militaire à l’Iran États-Unis. Après l’attaque à Washington, la Maison-Blanche accuse la gauche et les médias
🔗 Lire l'article original
👁️ 0 lecture