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📅 09/05/2026 à 19:01
Hantavirus : qu’adviendra-t-il des passagers français évacués du MV Hondius ?
Hantavirus : qu’adviendra-t-il des passagers français évacués du MV Hondius ? Par Sidonie Rahola-Boyer Le 9 mai 2026 à 19h53 Suivre Sujets Hantavirus santé Les croisiéristes, à bord du navire depuis un mois, doivent débarquer aux îles Canaries dimanche au petit matin. Les cinq Français subiront des tests à l’Institut Pasteur, avant d’être confinés pendant plusieurs semaines. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Après plus d’un mois passé confinés à bord du navire de croisière néerlandais MV Hondius, touché par un foyer d’hantavirus, les passagers vont enfin poser pied à terre à l’aube dimanche, entre 5 et 7 heures du matin (4 heures et 6 heures, heure locale). Les près de 150 touristes et membres d’équipage - dont cinq Français - réaliseront un premier examen médical afin de détecter et isoler les personnes symptomatiques. Puis, munis de masques FFP2, ils embarqueront sur des petites embarcations et seront répartis en fonction de leur nationalité. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Les croisiéristes débarqueront «de manière échelonnée et ordonnée» au port de Granadella, à Tenerife (îles Canaries), avant d’être conduits en bus jusqu’à l’aéroport de Tenerife-Sud, situé à proximité directe du port. Là-bas, les passagers prendront un avion vers leur pays d’origine. «Aucun contact» ne sera établi avec la population locale au cours de ces voyages, ont promis les autorités espagnoles sous pression. Les habitants, craignant une propagation de l’hantavirus, ont manifesté hier à Tenerife pour s’opposer au débarquement des voyageurs. Passer la publicité Publicité Les cinq passagers français seront rapatriés à bord d’un avion affrété de façon spécifique, et accompagnés d’un personnel de bord protégé. Ils atterriront à «un aéroport du plateau francilien», a rapporté le ministère de la Santé, sans préciser pour l’heure duquel il s’agissait. Tests sanguins à l’Institut Pasteur Ils sont ensuite attendus à l’Institut Pasteur à Paris, où ils effectueront des tests sanguins, rapporte franceinfo. Si une ou plusieurs personnes sont testées positives, elles intégreront immédiatement le dispositif Risque épidémique et biologique (REB). «Cette procédure prévoit une évaluation spécialisée puis une prise en charge sécurisée par un établissement de santé de référence», indique le ministère de la Santé. Un cas positif serait ainsi isolé dans une chambre à pression négative, dotée d’un sas d’entrée et d’un sas de sortie, ainsi que d’une aération unique pour réduire tout risque de contamination à l’extérieur. Les croisiéristes testés négatifs à l’hantavirus pourront quant à eux regagner leur domicile, où ils seront soumis à des restrictions pendant six semaines à compter du jour de leur débarquement à Tenerife, soit la durée théorique d’incubation de la maladie. Leurs interactions sociales seront limitées au strict minimum et tous devront télétravailler et porter un masque chirurgical lors de leurs sorties, rapporte Le Parisien . Les agences régionales de santé (ARS) assureront leur suivi pendant ces six semaines et leur transmettront des recommandations sanitaires adaptées. En cas d’apparition de symptômes chez une personne suivie, «celle-ci sera immédiatement reclassée en cas suspect et intégrée à la filière sécurisée REB», détaille le ministère de la Santé. À lire aussi Origine, transmission, symptômes, létalité... Tout comprendre à l’hantavirus en six infographies Six cas confirmés, deux autres suspects Pour l’heure, aucun des passagers encore à bord du MV Hondius ne présente les symptômes d’une contamination. Selon le dernier bilan de l’OMS communiqué le 8 mai, «huit cas au total, dont trois décès, ont été signalés». Si deux cas sont pour le moment considérés comme «probables», «six cas ont été confirmés en laboratoire comme étant des infections à hantavirus, tous identifiés comme étant dus au virus des Andes», soit le seul parmi les 53 espèces d’hantavirus recensées dans le monde à être responsable de transmissions interhumaines. Le taux de létalité de cette souche s’établit à 38 %. Parmi les six cas confirmés, l’OMS recense trois décès (un couple de Néerlandais et une Allemande), et évoque trois passagers qui ont été évacués vers l’Europe, une personne hospitalisée à Johannesburg (Afrique du Sud) et une autre à Zurich (Suisse).
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