● Courrier International 📅 09/05/2026 à 12:39

Trump va faire avaler le football à la droite américaine

Géopolitique
Illustration
Le président des États-Unis, Donald Trump, recevant le Prix de la paix de la Fifa, de son président, Gianni Infantino, lors du tirage au sort de la Coupe du monde à Washington, le 5 décembre 2025. Photo VANESSA CARVALHO/Brazil Photo Press/AFP Cet été, Donald Trump achèvera sa conquête de la droite américaine. Il l’obligera à endurer ce qui la rebute le plus : le football. L’une des étranges caractéristiques de Trump est qu’il apprécie ce sport, qu’il a commencé à suivre dans sa vingtaine. Un enthousiasme ravivé des années plus tard par son fils Barron. L’année dernière, Trump a invité les plus grands joueurs vivants, Cristiano Ronaldo et Lionel Messi, dans le Bureau ovale, affirmant néanmoins qu’aucun des deux n’arrivait à la cheville du virtuose brésilien Pelé. La passion de Trump le place en désaccord avec la commentatrice [républicaine] Ann Coulter, qui a un jour déclaré : “Tout intérêt croissant pour le football ne peut être que le signe du déclin moral d’une nation.” L’année dernière, le présentateur de Fox News Greg Gutfeld plaisantait : “En Europe, on appelle ça le football, aux États-Unis on appelle ça le soccer, et partout ailleurs c’est de l’homosexualité.” (Enfin, je crois qu’il s’agissait d’une blague.) Bien que le sport le plus populaire au monde puisse déconcerter nombre de soutiens du président, la relation qu’entretient Trump avec le football n’entre pas en contradiction avec sa politique, elle en est une émanation. Car ce sport est le terrain de jeu de ses semblables : les oligarques russes, les mona Article abonné Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Abonnez-vous et accédez à : tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters Dès 1 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Franklin Foer Traduit par Anna Kerautret Lire l’article original Football Sport Donald Trump Amériques Sur le même sujet À la une du magazine. Comment Donald Trump est devenu l’ami encombrant des droites radicales européennes Moyen-Orient. Trump suspend l’opération américaine d’escorte des navires dans le détroit d’Ormuz États-Unis. Ces figures Maga qui s’excusent d’avoir soutenu Donald Trump Football. Coupe du monde 2026 : remplacer l’Iran par l’Italie ? “Je trouve cela honteux”, réagit un ministre italien Source de l’article The Atlantic (Washington) L’anticipation est l’un des points forts de The Atlantic depuis sa création, en 1857. Cette vénérable revue littéraire et politique, où écrivent les plumes les plus prestigieuses du moment, a su faire de son site un très dynamique lieu de réflexion et de débat. Elle a franchi en 2024 la barre symbolique du million d’abonnés à ses versions numérique et papier. Fondé par un groupe d’écrivains à Boston, quelques années avant la guerre de Sécession, le magazine s’est donné pour mission de n’être l’“organe d’aucun parti”, mais le porte-parole de l’“idée américaine”. La publication des premiers textes de Mark Twain, des reportages de guerre de Nathaniel Hawthorne et de la Lettre de la prison de Birmingham (vibrante défense de la non-violence, 1963) de Martin Luther King ne dément pas cet idéal. Si la revue n’a que rarement soutenu un candidat à la présidence, elle a pris trois fois parti contre Donald Trump, dénonçant le danger qu’il représente. The Atlantic a même fini par devenir une sorte de bête noire du président républicain, tout comme l’actuel directeur de la rédaction, Jeffrey Goldberg. Ce dernier a pourtant été inclus par erreur dans une boucle Signal où des plans de guerre ont été échangés, se voyant ainsi offrir un énorme scoop. Lire la suite Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Slow Autriche [Contenu partenaire] Salzbourg en été : une scène à ciel ouvert Je découvre l’article → Festival Europavox Tentez de remporter un pass VIP 3 jours pour le festival de musique Euparovox du 26 au 28 juin à Clermont-Ferrand. Je participe → Paris Globe Festival Tentez de remporter un pass valable pour 2 spectacles au choix parmi la sélection du festival Paris Globe du 27 mai au 4 juin. Je tente ma chance →
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