● Courrier International
📅 09/05/2026 à 11:34
Six mois après une révolte mondiale, qu’a obtenu la Gen Z ?
Manifestation à Rabat, au Maroc, le 3 octobre 2025. Du Népal au Maroc, de Madagascar au Pérou, du Togo à l’Indonésie, des Philippines au Kenya, des manifestations menées par la Gen Z ont marqué l’année 2025. À chaque fois, la jeunesse reprochait aux gouvernements un niveau de vie en baisse et une corruption galopante. Quelques mois plus tard, quels changements ont provoqué ces mobilisations ? On fait le point en vidéo. PHOTO ABDEL MAJID BZIOUAT/AFP Vidéo. Six mois après une révolte mondiale, qu’a obtenu la Gen Z ? 9 mai 2026 Maroc, Népal, Madagascar, Pérou ou Indonésie… Fin 2025, des mouvements de révolte ont éclaté dans plusieurs pays à travers le monde. Leur point commun : ils étaient menés par des jeunes, ce qui leur a valu le surnom de “manifestations de la Gen Z”. Plus de six mois plus tard, les choses vont-elles vraiment mieux ? On fait le point en vidéo. En Indonésie, le 25 août 2025, les jeunes descendent dans la rue contre “l’augmentation des taxes foncières et immobilières voulue par le président Prabowo Subianto, la corruption endémique et les ingérences croissantes de l’armée dans les affaires publiques”, résume le quotidien India Today. Aux Philippines, en septembre, c’est “le plus grand scandale de corruption depuis des décennies” qui fait sortir dans les rues les habitants de la capitale et d’une douzaine d’autres villes du pays. L’affaire concerne “des milliards de pesos destinés à financer des infrastructures anti-inondation qui sont partis dans des dessous-de-table et des projets fantômes au cours des quinze dernières années”, explique le quotidien The Philippine Star. Des manifestants organisent un rassemblement contre la corruption devant le ministère des Travaux publics et des Routes philippin, à Manille, le 4 septembre 2025, dans un contexte marqué par des projets de lutte contre les inondations et des programmes d’infrastructure suspects. Sur les pancartes, à côté du président philippin, Ferdinand Marcos Jr., la femme d’affaires Sarah Discaya, qui travaille dans le secteur de construction. Mise en cause dans une affaire de détournement de fonds d’un projet d’infrastructure anti-inondation, elle a été écrouée en décembre et jugée en janvier. Elle attend de connaître sa peine. PHOTO JAM STA ROSA/AFP “Ces deux pays avaient renversé des dictateurs par une révolution populaire mais les élites conservent leur pouvoir et les inégalités sociales augmentent”, explique The New York Times. Aucun de ces mouvements n’a changé le système de ces deux pays, ajoute le quotidien américain. Au Pérou, les 20 et 21 septembre 2025, la jeunesse manifeste contre le gouvernement de la présidente, Dina Boluarte. Cette “marche de la génération Z” est déclenchée par une réforme controversée. Mais les revendications évoluent rapidement, et les manifestants descendent dans la rue pour dénoncer une hausse de l’insécurité ou encore la prise de contrôle des institutions judiciaires par la sphère politique. La présidente Dina Boluarte, très impopulaire, est destituée le 9 octobre 2025 par le Congrès pour “incapacité morale permanente”. C’est le président du Congrès, José Jerí Oré, qui prend la relève, explique le quotidien péruvien La República. Il promet de diriger un gouvernement de “réconciliation nationale”, le temps que soient organisées les prochaines élections. Mais visé par deux enquêtes pour trafic d’influence, il est destitué à son tour en février, à deux mois du scrutin. À Lima, au Pérou, le 20 septembre 2025, lors d’une manifestation contre le gouvernement de la présidente péruvienne, Dina Boluarte. Le Congrès venait d’approuver un retrait partiel des fonds de retraite privés, une mesure qui aurait pu priver des millions de Péruviens de leur fonds de retraite. PHOTO ANGELA PONCE/REUTERS Aujourd’hui, José María Balcázar occupe le poste pour encore quelques semaines. Le premier tour de l’élection présidentielle, le 12 avril, a été qualifié de “l’un des plus complexes de ces dernières années” par le journal péruvien El Comercio, en référence aux graves problèmes logistiques qui ont empêché 63 000 électeurs de voter le jour J – et aux 35 candidats qui se présentaient. Le second tour de l’élection présidentielle aura lieu le 7 juin. Keiko Fujimori, la candidate du parti Force populaire, fille de l’ancien président autocrate condamné pour crimes contre l’humanité Alberto Fujimori, est en tête avec 17 % des voix devant le candidat de gauche, Roberto Sánchez Palomino, à 12 %. Le prochain président péruvien sera le neuvième en dix ans.⏤ Camille Miloua Giraudeau À lire aussi : Vidéo. Le drapeau de “One Piece”, symbole d’une contestation mondiale À lire aussi : Vidéo. Au Népal, c’est Discord qui nomme la Première ministre À lire aussi : Société. Le service militaire pour guérir d’un chagrin d’amour : pourquoi les Thaïlandais s’enrôlent en masse
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