● Courrier International 📅 09/05/2026 à 08:30

Le solarpunk décrit un avenir dans lequel on aurait vraiment envie de vivre

Énergie & Environnement
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Le solarpunk pose une question captivante : à quoi ressemblerait un monde qui aurait pris à bras-le-corps le problème du changement climatique ? Dessin de Shan Jiang, Royaume-Uni/Central Illustration Agency. Mother Jones Traduit de l’anglais Réservé aux abonnés Lecture 10 min. Publié le 9 mai 2026 à 08h30 Face au dérèglement climatique, des auteurs de science-fiction ont choisi de tourner le dos aux récits apocalyptiques pour décrire des utopies vertes et radieuses. Des avenirs possibles qui s’appuient sur des solutions bien réelles, constate, revigoré, ce journaliste canadien dans “Mother Jones”. Par une soirée d’automne de 2023, pris au piège des fils d’information anxiogènes, je me suis laissé happer par un flot de publications sur l’effondrement climatique : des sécheresses dont les dégâts sur les cultures, comparables à ceux causés par le Dust Bowl [une série de tempêtes de poussière qui ont balayé la région des Grandes Plaines, aux États-Unis, dans les années 1930], se chiffrent en milliards de dollars ; le plus grave épisode de blanchissement corallien de l’histoire des récifs de Floride ; une fonte record au Groenland. Pour me changer les idées, je me suis plongé dans The Lost Cause [“La Cause perdue”, 2023, non traduit en français], dernier roman de science-fiction de Cory Doctorow, un ami, intellectuel forcené, comme moi. Contre toute attente, cette lecture a éveillé en moi un sentiment d’espoir. De prime abord, pourtant, la toile de fond du roman ne saurait être plus déprimante. L’intrigue se déroule en Amérique, dans un futur proche : des villes côtières ont été totalement englouties par la montée des eaux, condamnant à l’errance des millions de réfugiés climatiques sans abri. Les petits paysans travaillent désormais comme métayers pour le compte des géants de l’agroalimentaire. L’ouest du pays est ravagé par des feux de forêt si violents que les Californiens Article abonné Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Abonnez-vous et accédez à : tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters Dès 1 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Clive Thompson Lire l’article original Littérature Changement climatique Source de l’article Mother Jones (San Francisco) Lancé en 1976 par quelques passionnés de journalisme d’investigation, Mother Jones revendique fortement son identité progressiste et contestataire. Ce magazine de gauche, d’envergure nationale, traite de l’actualité ainsi que des grands thèmes de notre temps : environnement, justice sociale, etc. Le nom du titre reflète ses valeurs : militantisme, défense des intérêts des travailleurs et qualités rhétoriques. Il porte le surnom de Mary Harris (1837-1930), veuve d’un immigrant irlandais, devenue un symbole de la classe ouvrière, du mouvement syndical et de la gauche contestataire aux États-Unis. Le magazine se donne pour mission d’informer et d’inspirer un monde plus juste et plus démocratique. En 1977, Mother Jones a été primé par les National Magazine Awards pour son enquête sur la dangereuse Ford Pinto. La plupart des articles sont écrits par des journalistes indépendants. Afin d’éviter toute pression commerciale, le magazine repose essentiellement sur les contributions financières des lecteurs. Le site propose un an de contenu de la revue. Les articles archivés (ou non) sont accessibles gratuitement. Le site est articulé autour de quatre rubriques principales : actualité, commentaires, art et humour. La section discussion permet aux internautes de s’exprimer en direct. Dans les articles en ligne, des liens renvoient vers les sites des journaux qui ont servi de source. Lire la suite Nos lecteurs ont lu aussi En images. Vhils en quelques œuvres majeures autour du monde Société. “Où es-tu passé ?” : pourquoi filer à l’anglaise en fin de soirée n’est pas une bonne idée Mystère. Le gouvernement américain publie des documents inédits sur les Ovnis Vu de l’étranger. Braqueur en fuite, bière au goût amer et Claude Monet : petites histoires de France
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