● 01net 📅 09/05/2026 à 08:01

Test des lunettes connectées Alain Afflelou : une idée audacieuse qui méritait mieux

Géopolitique 👤 Florian Bayard
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Comparer les prix 249.00 € * Voir le prix Voir le prix Voir le prix Voir le prix Voir le prix * Prix public conseillé Florian Bayard Alain Afflelou, géant français de l’optique, s’attaque au marché des lunettes connectées avec les Magic Connect. Ce concept modulaire est-il à la hauteur de son originalité ? On fait le point dans notre test. L'avis de 01net.com Magic Connect Les plus + La modularité + Le prix + L'autonomie Les moins - Le design - L'étui de recharge - Les haut-parleurs Voir le verdict Le marché des lunettes connectées est en plein essor. Inspirées par le succès colossal des Ray-Ban intelligentes de Meta, de nombreuses marques se lancent dans l’arène et proposent leurs propres accessoires connectés. C’est le cas de Xiaomi, de Blacksheep, de Bose ou encore d’Amazon. En parallèle, un acteur plus traditionnel du marché de l’optique a fait son entrée, de façon un peu inattendue, Alain Afflelou. Le groupe Afflelou, qui compte 1 200 magasins en France, a levé le voile sur Magic Connect, une proposition aussi originale que frustrante. À lire aussi : On a testé les lunettes connectées à moins de 50 euros – gadget low cost ou alternative crédible aux Ray‑Ban Meta ? Un concept qui sort de l’ordinaire La marque française présente les Magic Connect comme des lunettes de vue « connectables », plutôt que comme des lunettes connectées. Pour se distinguer de la concurrence, Alain Afflelou a mis au point une vaste gamme de 25 lunettes composées de branches connectées et détachables. Le concept repose intégralement sur ces branches, qui embarquent toute l’électronique de la proposition. On y trouve des micros, des haut-parleurs, les batteries et la puce Bluetooth 5.4, qui permet de connecter l’accessoire à votre smartphone. © 01net Sur la monture, et autour des verres, vous ne trouverez pas la moindre trace d’électronique. On parlera donc plutôt de branches connectées, plutôt que de lunettes connectées. Alors que les autres lunettes intelligentes du marché sont équipées de capteurs photo, de capteurs de santé et, bien souvent, d’un assistant vocal dopé à l’IA, Alain Afflelou fait le choix de lunettes dont les fonctions connectées se limitent à des écouteurs. Dans les branches interchangeables, on trouve en effet des haut-parleurs haute définition, un microphone avec réduction de bruit… et c’est tout. © 01net En fonction des envies et des besoins, il est possible de délaisser les branches avec haut-parleurs pour opter pour des branches classiques, sans la moindre électronique. Notez que les Magic Connect sont compatibles avec les clips solaires d’Alain Afflelou, qui transforment les binocles en lunettes de soleil. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit de clips magnétiques qui viennent se placer sur les verres pour ajouter une couche de protection face aux rayons du soleil. Vous pouvez donc convertir aisément les lunettes en lunettes de soleil. À lire aussi : On a testé les Meta Oakley Vanguard, les lunettes connectées pour les sportifs Plus besoin d’écouteurs ? Dépourvus de capteurs photo, les Magic Connect ambitionnent plutôt de se poser en aternatives de vos écouteurs et de faire office de véritable kit mains libres. La marque française met surtout en avant la possibilité de passer des appels, d’écouter de la musique ou de faire des appels en visioconférence. Sur le papier, les lunettes peuvent servir à remplacer, du moins ponctuellement, nos fidèles écouteurs sans fil. Notez que c’est déjà un peu la promesse de la plupart des lunettes connectées, qui disposent systématiquement de haut-parleurs. © 01net Nous avons testé les branches-écouteurs dans plusieurs situations différentes, que ce soit dans des transports en commun, dans le calme de notre domicile, ou en pleine séance de course dans les bois. Même lorsque vous évoluez dans un environnement calme et dénué de bruits, la qualité du son n’est pas vraiment au rendez-vous. Le son délivré par les branches manque de clarté et de puissance. Seul au milieu des bois, on avait souvent du mal à comprendre les tenants et aboutissants du livre audio que nous écoutions. En fait, il suffisait que nous marchions sur un tas de feuilles mortes, que des oiseaux se mettent à chanter ou qu’une voiture passe à proximité (chose assez rare par chez nous), pour que nous n’entendions plus rien du tout. Pourtant, on avait réglé le volume au maximum. Si Alain Afflelou présente volontiers les Magic Connect comme des écouteurs, on imagine mal utiliser les lunettes pour passer un appel dans un lieu public, comme un bureau ou dans le métro. Plus qu’avec les autres binocles connectées que nous avons testées, le contenu diffusé était nettement perceptible aux alentours. Selon les proches que nous avons interrogés, l’audio est facilement identifiable, même à une dizaine de mètres de distance. Pour peu que la pièce soit relativement calme, il est impossible de passer un appel sans exposer sa vie privée à tout le monde. On voit mal comment les Magic Connect peuvent s’intégrer dans un environnement professionnel dans ces conditions. Notez qu’il est possible de connecter deux appareils en simultané avec les lunettes, comme votre smartphone et votre ordinateur, ce qui peut s’avérer pratique au quotidien. Autonomie et recharge Pour recharger les branches des lunettes, il suffit de déposer celles-ci dans un étui dédié. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’étui n’est pas haut de gamme. On est loin de l’étui tout de cuir des Ray-Ban de Meta, et on se rapproche plutôt de la boite en carton qui abrite les Blacksheep… à moins de 50 euros. Une fois que les branches ont été glissées dans l’étui, elles vont être maintenues en place par des connecteurs magnétiques. Grâce aux connecteurs magnétiques, les branches se retrouvent immédiatement immobilisées sur le chargeur. Il n’y a plus qu’à refermer la boîte jusqu’à la prochaine utilisation. © 01net Une fois que les branches sont maintenues sur les connecteurs, il ne reste plus qu’à brancher la boîte de recharge à l’aide d’un câble USB-C, relié à une prise secteur, à un ordinateur, voire à une batterie externe. Malheureusement, il n’y a aucun indicateur lumineux qui permette de s’assurer que la recharge a bien débuté, et c’est vraiment dommage. En fait, on a réellement l’impression d’avoir une simple boite en carton entre les mains. Seule la présence d’un port USB-C distingue l’étui d’une simple boite. Côté autonomie, on est plutôt sur une très bonne surprise. Il est possible de passer de longues heures à écouter des contenus par le biais des lunettes sans tomber à court d’énergie. Surtout, vous pouvez porter les lunettes, et oublier les branches connectables, et vaquer à vos occupations, jusqu’à ce que vous ayez besoin des haut-parleurs. On a d’ailleurs été surpris, après plusieurs heures avec les lunettes sur le nez, par une vidéo Instagram dont le son s’est lancé dans nos oreilles, et non sur notre smartphone. © 01net La marque annonce six heures d’autonomie avec une seule recharge, et c’est cohérent avec ce que nous avons pu constater. Alain Afflelou promet par ailleurs qu’une recharge complète ne prend pas plus de deux heures. Là encore, les promesses de la marque cadrent avec la réalité. Des erreurs d’ergonomie L’expérience proposée par Alain Afflelou est également pénalisée par des erreurs d’ergonomie. Tout d’abord, on a remarqué qu’il n’était pas possible de glisser les lunettes, une fois les branches connectables ajoutées, dans le petit étui de transport, fourni par la marque. Il faut impérativement retirer les branches connectées pour les ranger, accompagnées des branches traditionnelles. C’est un peu absurde. © 01net Par ailleurs, le changement de branches est loin d’être aussi simple qu’on l’espérait. Pour détacher les branches et passer aux versions dépourvues d’électronique, vous devez presser un poussoir métallique, tout en tirant sur les branches. Lors de notre test, on a souvent eu bien du mal à détacher les branches pour changer de version. On se voit mal changer les branches à la volée en fonction de nos besoins. Des lunettes connectables, pas connectées Le concept d’Alain Afflelou se rapproche de celui de Xiaomi avec les Mijia Smart. En miroir des Magic Connect, celles-ci se concentrent sur l’audio. Elles sont d’ailleurs qualifiées de Smart Audio Glasses. La marque chinoise a néanmoins pris la peine d’ajouter un assistant vocal intelligent dans les lunettes, à la différence d’Alain Afflelou. L ‘accessoire fait en effet l’impasse sur un assistant vocal connecté, une fonction de plus en plus répandue sur le marché des lunettes connectées. Même les propositions abordables, comme celle de BlackSheep à seulement 49 euros, disposent d’un assistant dopé à l’intelligence artificielle. Un concept original, mais un produit qui n’est pas à la hauteur En résumé, le concept présenté par Alain Afflelou se distingue par son originalité et sa simplicité. Il ne s’adresse clairement pas aux amoureux de technologie, mais aux utilisateurs lambda, en quête d’une paire de lunettes, et qui pourraient se laisser tenter par l’ajout de branches connectées pour écouter de la musique ou de passer des appels de façon ponctuelle. Les Magic Connect reposent cependant sur une seule fonctionnalité, à savoir l’audio, et celle-ci n’est pas vraiment à la hauteur de ses ambitions. Sans être un mélomane, on se rend vite compte que le son délivré n’est pas de qualité. C’est d’autant plus dommage quand on pense que les Magic Connect sont tout de même vendues au prix de 249 euros. Il reste néanmoins difficile de critiquer le prix de vente des lunettes. Pour cette somme, la marque française met tout de même à disposition une paire de lunettes, des branches connectées, et deux clips solaires. Au vu du prix de départ de son concurrent direct, les Mijia Smart de Xiaomi (179 euros), on en a pour notre argent chez Alain Afflelou. Moins complètes et moins chères que la plupart des autres propositions, les Magic Connect vont-elles parvenir à se faire une place de choix sur le marché ? 👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp. Les plus + La modularité + Le prix + L'autonomie Les moins - Le design - L'étui de recharge - Les haut-parleurs Le verdict du test Magic Connect Avec les Magic Connect, Alain Afflelou s'appuie sur un concept original et unique, celui des lunettes connectées modulaires. Malheureusement, la partie audio n'est pas à la hauteur des ambitions affichées par la marque française. La proposition cumule également les petites erreurs d'ergonomie. 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