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📅 08/05/2026 à 15:32
Addiction aux réseaux sociaux: Meta tente de faire annuler un verdict historique qui pourrait lui coûter des millions de dollars
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Meta souhaite faire annuler le verdict du procès particulièrement suivi sur l'addiction des réseaux sociaux - Claudio Galdames AlarconEn mars, Meta et Google ont été jugées responsables d'avoir accentué la dépression d'une adolescente aux Etats-Unis. Les deux entreprises doivent lui verser 6 millions de dollars au total de dommages et intérêts. Mais le groupe de Mark Zuckerberg demande l’annulation du verdict ou la tenue d'un nouveau procès.Il y a les notifications qu’on ouvre "juste une seconde". Et puis il y a, désormais, les dossiers judiciaires qui demandent si cette seconde-là peut coûter plusieurs millions de dollars.Selon Reuters, Meta (Facebook, Instagram, Whatsapp) tente de faire annuler un verdict rendu en mars par un jury de Los Angeles. Le groupe de Mark Zuckerberg et Google ont été jugées responsables d'avoir accentué la dépression d'une adolescente aux Etats-Unis, dans un procès particulièrement suivi sur l'addiction des réseaux sociaux. Dans cette affaire, la justice a conclu que les entreprises n’avaient pas suffisamment averti les utilisateurs des risques liés à leurs services, jugés addictifs.La victime a obtenu du jury de recevoir 4,2 millions de dollars de la part de Meta et 1,8 million de dollars de la part de Google en guise de dommages et intérêts et diverses indemnités, soit 6 millions de dollars au total.Dans sa requête déposée lundi 4 mai et rendue publique mercredi, le groupe de Mark Zuckerberg demande au juge soit d’annuler purement et simplement le verdict, soit d’ordonner un nouveau procès. L’entreprise estime être protégée par la section 230 du Communications Decency Act, une loi fédérale de 1996 qui limite la responsabilité des plateformes concernant les contenus publiés par leurs utilisateurs.Une avalanche de procéduresMeta soutient également que les preuves présentées lors du procès attribuaient les problèmes de santé mentale de la plaignante, identifiée sous le nom de Kaley G. M., davantage aux contenus consultés qu’aux fonctionnalités de ses services, comme le défilement infini ou la lecture automatique des vidéos.En parallèle, le groupe tente de montrer sa bonne volonté. Le géant des réseaux sociaux va déployer une technologie capable d’estimer l’âge des utilisateurs à partir de simples indices visuels, comme la structure osseuse ou la taille. L'objectif? Déterminer si un utilisateur pourrait avoir moins de 13 ans, seuil minimum requis pour utiliser Facebook et Instagram.Addiction aux réseaux sociaux: pourquoi la condamnation d’Instagram et Youtube est-elle historique? 2:52La défense s’inscrit dans une bataille juridique plus large. Google a annoncé son intention de faire appel. De leur côté, Snap et Tiktok, également poursuivis dans ce dossier, avaient choisi de régler le litige à l’amiable avant le début du procès.Ces derniers mois, les géants des réseaux sociaux font face à une avalanche de procédures similaires aux États-Unis, intentées par des familles, des États ou encore des districts scolaires. Fin mars, un jury du Nouveau-Mexique a condamné Meta à une amende civile de 375 millions de dollars pour avoir trompé les utilisateurs sur la sécurité de ses plateformes et ne pas avoir protégé les plus jeunes. L'accusation reprochait notamment au groupe d’avoir privilégié l’engagement et le profit au détriment de la sécurité des mineurs, allant jusqu’à faciliter, selon l’accusation, l’exploitation sexuelle d’enfants sur Facebook et Instagram.Toutes ces procédures reposent sur une même accusation: celle d’avoir conçu des plateformes volontairement addictives, alimentant une crise de santé mentale chez les adolescents et jeunes adultes. Le procès de Los Angeles faisait figure de test grandeur nature pour ces contentieux, susceptibles d’influencer les négociations à venir dans des milliers d’affaires en cours.Si les tribunaux de première instance ont jusqu’ici largement rejeté l’argument des plateformes fondé sur la section 230, les juges d’appel pourraient avoir une lecture différente. Une évolution du droit qui, selon plusieurs experts, pourrait redessiner en profondeur les responsabilités des entreprises du numérique aux États-Unis.En attendant, Meta tente de convaincre la justice qu’un réseau social ne peut être tenu responsable de ses effets psychologiques. Une position juridique qui pourrait sembler abstraite, à l’heure où des millions d’utilisateurs passent chaque jour des heures à scroller sans vraiment s’en rendre compte.Les plus lusHantavirus: le MV Hondius "mouillera" au large des Canaries sans accoster, les travailleurs portuaires maintiennent leur appel à la grèveUn record de températures dans les océans attendu dans les prochains jours avant même le retour d'El Niño, selon CopernicusCongés payés non pris avant le 31 mai: sont-ils définitivement perdus?Real Madrid: Valverde victime d'un traumatisme crânien et forfait pour le Clasico face au Barça après sa bagarre avec Tchouaméni"Avatar": James Cameron et Disney poursuivis en justice pour avoir volé le visage de l'actrice autochtone Q'orianka Kilcher
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