● Phonandroid
📅 08/05/2026 à 10:04
Elon Musk de nouveau convoqué par la justice française, X (Twitter) accusés de propager des contenus antisémites et illicites
Cybersécurité
👤 Simon Aunai
Elon Musk est de nouveau visé par une information judiciaire en France, suite à une enquête préliminaire ayant constaté de nombreuses dérives sur X (anciennement Twitter). Le milliardaire avait déjà été convoqué il y a quelques semaines, mais n'avait pas jugé bon de se présenter. Elon Musk versus la justice française, round 2. Le milliardaire d'extrême droite sera-t-il enfin inquiété par les autorités ? Cela reste encore à déterminer. Ce qui est sûr, c'est que la France ne compte pas lâcher le morceau. Depuis plus d'un an, le patron de Tesla et X est visé par une enquête mouvementée, qui a trouvé son point d'orgue le 20 avril dernier, lorsque celui-ci est convoqué par le tribunal de Paris. Une convocation qu'il a visiblement jugé inutile d'honorer. Tout commence en janvier 2025, lorsqu'Eric Bothorel, député Renaissance des Côtes-d’Armor, émet des signalements à l'encontre de X (anciennement Twitter) auprès des autorités. Il reproche alors au réseau social d'utiliser les données personnelles des utilisateurs sans leur consentement et, surtout, de chercher à influencer le débat public français à travers son algorithme — ce qu'Elon Musk ne se cache plus de faire en Europe depuis un certain temps. Sur le même sujet — Ce rapport embarrassant révèle que le Cybertruck survit grâce à l’empire d’Elon Musk, pas aux particuliers Elon Musk enfin inquiété par la justice ? S'ensuit alors une enquête qui prend une toute autre tournure. Rapidement, les autorités découvrent ce sur quoi bon nombre d'internautes tentent d'alerter depuis l'arrivée d'Elon Musk aux commandes de X. Les gendarmes cyber tombent sur des propos antisémites et négationnistes générés par Grok, l'IA générative de X, en phase avec l'atmosphère du réseau social depuis plusieurs mois. La plateforme a également fait chuter de 80 % ses signalements de contenus pédopornographiques, tandis que les deepfakes sexuels générés par Grok pullulent aux yeux et à la vue de tous. Ce sont donc aujourd'hui plusieurs chefs d'accusation qui planent au-dessus d'Elon Musk, mais aussi de Linda Yaccarino, directrice générale de X jusqu'à l'été 2025, et d'une dizaine d'autres cadres de l'entreprise. La justice française tente de rassembler tout ce beau monde devant le parquet de Paris le 20 avril dernier. Mais personne ne se présente, et X refuse de livrer son algorithme aux autorités. Me Kami Haeri, avocat de X, dénonce une opération qui « viole le droit français, constitue un détournement de procédure et porte atteinte à la liberté d’expression ». Pas de quoi freiner les enquêteurs. Selon les informations du Monde, Elon Musk et sa clique sont visés depuis ce jeudi 7 mai par une information judiciaire. Dirigée par un juge d'instruction, cette procédure vise à réunir des informations supplémentaires pour l'enquête en prévision d'un procès. En l'absence de coopération de la part des accusés, le parquet devra se contenter des éventuels témoignages qu'il pourra recueillir. « C’est une nouvelle étape dans la procédure », a déclaré Eric Bothorel. « Je ne pense pas que ne pas se présenter à une convocation judiciaire était une bonne stratégie de défense. Je me félicite que la justice de mon pays prenne ce sujet au sérieux. » S'il s'agit effectivement d'une étape encourageante, il est encore bien trop tôt pour espérer de véritables répercussions. Si la France et l'Europe tentent depuis plusieurs mois de prendre position contre X, force est de constater que le réseau social n'écoute que d'une oreille.
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