● Les Numériques Télécom 📅 08/05/2026 à 07:00

On a couru avec la Watch GT Runner 2 de Huawei, la montre idéale pour des runs en ville

Cybersécurité 👤 Laure Renouard
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10 Commenter Présentation Il aura fallu patienter près de six ans pour que Huawei lui offre une héritière. La Watch GT Runner première du nom datait d’une époque où les montres connectées relevaient avant tout pour la marque de l’ordre d’accessoires destinés à accompagner son cœur de métier : la téléphonie. Elle est désormais remplacée par la Watch GT Runner 2. Si Huawei demeure un acteur majeur du marché des smartphones, principalement sur la scène asiatique, le marché des wearables — appuyé par celui de l’audio — est devenu stratégique sur le Vieux Continent.© Les NumériquesAvec quelque 13 millions de coureurs recensés rien qu’en France, on comprend que le fabricant mise gros sur une smartwatch spécialisée dans le running. Elle ambitionne de proposer une alternative (relativement) abordable au pilier du secteur qu’est Garmin, plébiscité pour ses Forerunner (570 et 970 pour les plus récentes), mais aussi aux classiques du segment sport/lifestyle que sont les Apple Watch. Et n’oublions pas la cohorte de concurrents qui ne manquent pas, à un prix de lancement de 399 €. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité ConstructionUne allure très sport Après une Watch GT 6 Pro très complète, mais réservée aux poignets capables d’accueillir son imposant boîtier, on attendait Huawei au tournant. La marque a eu le bon goût de ne pas oublier qu’il existe tous types de coureurs, y compris ceux aux poignets très fins.Le boîtier de la Watch GT Runner 2 mesure ainsi 43,5 mm de diamètre, ce qui suffit à assurer une bonne lisibilité sans trop encombrer. On aurait certes apprécié encore plus de finesse (elle affiche 10,7 mm d’épaisseur), mais cela aurait sans doute été au prix d’une batterie de capacité moindre, ce qui n’est jamais souhaitable. Avec ses 34,5 g, l’appareil reste léger à porter.© Les NumériquesLa qualité de finition est au rendez-vous grâce à l’emploi d’un alliage de titane pour le boîtier comme pour la lunette de l’appareil. Ce choix n’empêche pas une touche de couleur (orange dans notre cas, bleue ou rouge pour les autres versions) jouant avec les codes “sportifs” : Huawei propose ainsi un cerclage de l’écran et du bouton de contrôle flashy.La marque fournit en outre un bracelet en nylon à scratch assorti (pratique pour les petits poignets peinant à trouver le bon réglage), mais livre également une alternative en fluoroélastomère plus sobre. Toutefois, il ne faut rien exagérer : si la GT Runner 2 peut être portée à la ville, elle ne prétend pas se marier outre mesure avec vos tenues les plus formelles.© Les NumériquesLa Watch GT Runner 2 dispose d’un écran Amoled de 1,32 pouce affichant 466 x 466 pixels. La définition est élevée et la lisibilité en extérieur s'avère excellente grâce à une luminosité de pointe pouvant atteindre 3000 cd/m². Un capteur dédié lui permet d’ailleurs de s’ajuster automatiquement à la lumière ambiante. En extérieur, la lisibilité est très bonne.© Les NumériquesLe boîtier de la montre est certifié IP68, c’est-à-dire qu’il résiste à l’immersion, mais aussi IP69, garantissant sa résistance à la pression et l’eau chaude. Dotée d’un capteur de profondeur, elle promet de suivre les amateurs d’apnée dans leurs pérégrinations aquatiques — Huawei indique une profondeur maximale de 40 m, en plus d’une résistance à 5 ATM.Assurément Résistante, la GT Runner 2 n’est tout de même pas aussi bien lotie que la GT 6 Pro, plus haut de gamme. Ainsi, son écran n’est pas protégé par un verre saphir, mais par une vitre Kunlun, équivalente à du Gorilla Glass. Oubliez également la led fournissant un éclairage d’appoint : Huawei ne s’est pas encore plié à cette tendance.© Les NumériquesLa Watch GT Runner 2 n’est proposée que dans une seule version, dépourvue d’eSIM ; vous pouvez sortir sans smartphone et synchroniser vos activités a posteriori, mais pour le reste, le mobile (iOS ou Android) est indispensable. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Expérience utilisateurEncore des apps manquantes La GT Runner 2 est animée par HarmonyOS, en version 6 lors de notre test. Le système d’exploitation ne réserve aucune surprise particulière si l’on compare la tocante aux modèles précédemment testés par Les Numériques. Diverses complications sont disponibles, mais le fabricant applique une version très “sport” en sortie de boîte. Inflexible, elle affiche votre kilométrage hebdomadaire en course à pied !© Les NumériquesL’interface de la montre s'avère somme toute classique. On y retrouve des volets dédiés à ses fonctionnalités principales : le premier est réservé aux anneaux résumant l’activité du jour, le suivant au niveau de stress, tandis qu’un autre regroupe les paramètres de santé (SpO2, température…).D’un glissement vers la gauche, les widgets dédiés à la météo, à l’agenda ou au lecteur multimédia deviennent accessibles. Si ce dernier permet de contrôler le lecteur du smartphone, on regrette toujours l’absence d’apps dédiées aux services de streaming musical, type Spotify.Il faut dire que le catalogue d’applications disponibles sur l’App Gallery de Huawei reste assez pauvre. À titre d'exemple, le fabricant doit faire appel à des tiers pour assurer le paiement NFC. Il est donc soumis à leurs aléas : il a ainsi dû délaisser Quicko au profit de Curve pour permettre à ses clients de régler des achats au poignet.© Les NumériquesLa navigation est intuitive. Outre les balayages latéraux, des glissements verticaux font apparaître les raccourcis d’utilisation ou les notifications reçues. Celles-ci s’affichent correctement, mais les possibilités d’interaction sont disparates. Il est impossible de répondre à un SMS reçu via Google Messages, alors que l’opération est autorisée pour un message WhatsApp. Vous avez alors le choix entre des réponses prédéfinies, des emojis, un clavier AZERTY au format T9… ou un clavier complet, mais en Qwerty. Allez comprendre la logique. Les photos, elles, ne s’affichent pas. Précisons que la présence d’un haut-parleur et d’un microphone autorise les appels en Bluetooth au poignet, mais ne permet pas de dicter des messages.© Les NumériquesD’une simple pression depuis l’accueil, la couronne donne accès à l’ensemble des apps installées, au sein desquelles on navigue en la faisant pivoter. Une pression supplémentaire renvoie à l’écran d’accueil, où que l’on soit dans l’interface. Le second bouton constitue un accès rapide au lanceur d’activités sportives. Notons ici que les services tiers (Strava, Komoot et Adidas seulement) ne figurent pas au catalogue de l’AppGallery.Si une synchronisation automatique est possible (bien que parfois capricieuse), seul l’outil de Huawei permet d’enregistrer vos sessions sportives. Comme on ne peut pas filtrer le type d’entraînements à synchroniser avec lesdits services, vous pourriez vous retrouver avec votre session de rameur sur Strava, alors que vous souhaitiez n'y conserver que votre historique de course.© Les NumériquesLa montre se synchronise avec l’application Huawei Santé pour smartphones. Celle-ci reste fidèle à ce que nous avons testé au fil des années avec la Watch Fit 4 Pro ou la GT 6 Pro. Le plus grand intérêt réside dans le premier panneau, qui regroupe vos mesures sportives (dernière activité, historique des sessions), ainsi que vos données de santé et de bien-être (fréquence cardiaque, température, SpO2, sommeil…). Chaque thématique s’affiche sous forme de carte sur laquelle il suffit de cliquer pour obtenir des détails. Ces cartes peuvent être réorganisées selon les besoins.Un second volet est dédié aux activités sportives, un autre aux options supplémentaires (entraînements guidés, par exemple) accessibles sur abonnement, tandis que l’onglet Appareils permet de personnaliser la montre, soit en y téléchargeant une des rares apps disponibles sur l’App Gallery, soit en y installant de la musique ou en changeant de fond d’écran. Huawei conserve ainsi son app habituelle, qui ne déroutera pas les habitués de l’écosystème de la marque. Sport & SantéUne localisation très précise Si elle sait faire bien plus, la GT Runner 2 est avant tout dédiée aux coureurs. Elle mise sur un GNSS double fréquence conçu pour fonctionner avec une précision chirurgicale dans les environnements urbains ; un point que nous n’avons pas manqué de vérifier lors de nos sorties parisiennes.Un premier élément nous a sauté aux yeux : l’accroche GNSS est particulièrement rapide. En ville comme à la campagne, il ne faut qu’une poignée de secondes pour que le verrouillage de votre localisation soit opérationnel.La précision est au rendez-vous, même en milieu urbain. Nous l’avons comparée notamment à l’Instinct 3 de Garmin, et la distance mesurée est identique à moins de 1 % près. Les zones urbaines denses, qui posent habituellement problème aux montres que nous testons, n’ont ici causé aucune difficulté spécifique. La tocante s’est même payé le luxe d’afficher une précision redoutable lors d’un semi-marathon, crédité de 21,21 km en fin de course !En bleu, la Huawei Watch GT Runner 2.© Les NumériquesLa précision est également de mise à la campagne.© Les NumériquesLa montre propose par ailleurs de nombreuses options d’entraînement spécifiquement pensées pour la course. Programmes permettant d’aller jusqu’au marathon, sessions de fractionné… : il y en a pour tous les profils. Les données récoltées à la suite de chaque run permettent aux plus pointilleux de travailler des segments spécifiques. Notez qu’une estimation du temps de récupération nécessaire après chaque entraînement vous est proposée afin d’éviter toute surcharge et, in fine, les blessures.Le cardiofréquencemètre est un peu moins convaincant dans l’ensemble. Il affiche une légère tendance à surévaluer la fréquence cardiaque, même si les courbes sont cohérentes et les moyennes, en fin de parcours, presque identiques à celles relevées par notre ceinture pectorale de référence (Polar H10).En endurance : Huawei GT Runner en rouge ; Polar H10 en violet.© Les NumériquesDans le cas du fractionné, on note que les pics de fréquence cardiaque (lors de nos alternances entre accélérations et repos de 45 s chacune) sont bien suivis, malgré de légers retards. De quoi piloter ses séances de fractionné très correctement.En fractionné : Polar H10 en rouge, Huawei Watch GT Runner 2 en violet© Les NumériquesÀ ces mesures s’ajoutent le taux d’oxygénation sanguine (SpO2), la VO2 Max, mais aussi la possibilité de réaliser des ECG au poignet ou de suivre son niveau de stress. La montre n’a donc pas grand-chose à envier à des modèles davantage marketés comme des produits de “bien-être”. Le sommeil est lui aussi analysé avec une fidélité qui nous a semblé très correcte, les heures d’endormissement et de réveil étant fidèles à notre ressenti. AutonomiePlus d'une semaine d'endurance La Watch GT Runner 2 dispose d’une batterie de 540 mAh et promet une autonomie d’environ sept jours en “utilisation normale”. Ce scénario comprend 4 h d’activité avec GPS, 50 messages par jour et une foule de paramètres complexes à reproduire en conditions réelles.Pour notre part, avec 2 à 3 h de course par semaine, un peu de vélo et les notifications/alarmes du quotidien, nous avons mesuré 8,5 jours d’utilisation. Si certains modèles concurrents assurent parfois une dizaine de jours d’endurance, ce score s'avère largement suffisant, même pour les sportifs multipliant les sessions de course.La charge est rapide puisqu’il faut compter environ 46 min pour faire le plein de l’appareil avec le chargeur magnétique (câble USB-A) livré avec la Watch GT Runner 2. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Points forts Localisation précise. Autonomie généreuse. Accroche GNSS rapide. Mesures de l’ECG et de la température. Conseils de récupération. Points faibles Écosystème applicatif restreint. Mesures cardio parfois imprécises. Conclusion Note de la rédaction Comment fonctionne la notation ? La Watch GT Runner 2 de Huawei est une montre connectée réussie. Elle se destine aux coureurs, auxquels elle livre des données complètes et précises, particulièrement sur le plan de la localisation. Assez convaincante en matière de mesures cardio, elle peut satisfaire aussi les plus soucieux de leur santé, et in fine s’avère bien plus polyvalente que son petit nom ne le laisse entendre. C’est finalement le manque d’apps dont elle souffre qui pourra gêner les adeptes de Strava et autres outils du quotidien. Face à la concurrence Douée pour localiser et mesurer les courses, la GT Runner 2 fait mieux que bien des montres à tarifs équivalents, voire supérieurs. Néanmoins, elle se heurte à une concurrence plus généreuse sur le plan applicatif (montres de type Garmin Venu 4 ou Samsung Galaxy Watch 8), ce qui peut compenser une précision légèrement moindre. Sous-Notes Construction Expérience utilisateur Sport & Santé Autonomie Lire la suite
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