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📅 07/05/2026 à 19:20
"Nous croyons en la loi": une information judiciaire visant Elon Musk vient d’être ouverte pour de possibles dérives de son réseau social X
Géopolitique
Elon Musk. - Photo par VINCENT FEURAY / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFPAprès une enquête au cours de laquelle les locaux de X, anciennement Twitter, avaient été perquisitionnés, une information judiciaire vient d'être ouverte. Elle vise Elon Musk, son propriétaire, et devrait permettre l'approfondissement d'un dossier "complexe et sensible".Une nouvelle étape et le début d'une longue procédure? Elon Musk est désormais visé par une information judiciaire ouverte à Paris pour de possibles dérives de son réseau social X, a indiqué le parquet de Paris dans un communiqué, ce jeudi.Ouvertes en janvier 2025, les investigations françaises franchissent donc un nouveau cap, et l'absence d'Elon Musk a sa convocation, le 20 avril dernier n'y a rien changé. Un juge d'instruction est désormais saisi du dossier, et il devra notamment trancher sur une possible complicité de diffusion d'images pédopornographiques.Une liste de chefs d'accusation impressionnanteElon Musk et Linda Yaccarino, la directrice générale de X entre mai 2023 et juillet 2025, devaient être entendus fin avril pour une liste de soupçons impressionnante. Tous ne semblent pas avoir été retenus pour le réquisitoire introductif du parquet de Paris. L'information judicaire, concernant le fonctionnement de la plateforme X, portera sur les chefs suivants:Complicité de détention de l’image d’un mineur présentant un caractère pédopornographique, ainsi que de diffusion, offre ou mise à disposition en bande organisée d'image de mineur présentant un caractère pornographiqueCollecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illiciteTraitement de données à caractère personnel sans mesure assurant la sécurité de donnéesExtraction frauduleuse de données d’un système de traitement automatisé de données en bande organiséeViolation du secret des correspondances émises, transmises ou reçues par voie électroniqueFalsification du fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données en bande organiséeDiffusion, par service de communication au public en ligne, d’un montage ou contenu généré par traitement algorithmique à caractère sexuel reproduisant l’image ou les paroles d’une personne non consentanteAdministration d'une plateforme en ligne pour permettre des transactions illicites, en bande organiséeContestation de crime contre l’humanité, facilitée par l’intelligence artificielle GrokLa procureure de la République, Laure Beccuau, requiert la mise en examen des sociétés X.AI, X Corp et X AI, d’Elon MUSK et de Linda YACCARINO et leur convocation pour "recueillir leurs observations, ou, en cas de carence, en délivrant mandat valant mise en examen".Anticipant sans doute les réactions virulentes d'Elon Musk, qui s'insurgeait face à une décision "politique", la procureure rappelle que "cette procédure, ouverte sur la base de signalements à la justice, s’inscrit dans l’objectif de faire respecter le droit et de protéger les personnes victimes d’infraction, tant en ligne que dans la vie réelle".Prendre la situation au sérieux face à une multiplication des "contenus dangereux et illégaux"Arthur Delaporte, député PS, avait signalé de "nombreux faits pouvant revêtir des qualifications pénales contre la plateforme X et son agent IA Grok, le 2 janvier dernier, concomitamment avec celui d'Eric Bothorel, député macroniste.Dans un communiqué, il salue "le travail des enquêteurs et magistrats dans ce dossier complexe et sensible". Le président de la Commission d’enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs, clôturée le 4 september dernier, souligne que l'enquête pas "se poursuivre alors même que les contenus dangereux et illégaux se multiplient sur l’ensemble des réseaux sociaux de manière très inquiétante".Le député socialiste se dit satisfait "de la prise au sérieux par les autorités desgraves dérives qui sévissent sur ces réseaux guidés par la seule volonté de fairedu business du sordide".De son côté, Eric Bothorel s'est félicité auprès de l'AFP. "L'enquête a donc démontré qu'il y avait matière à poursuite, en désignant un juge d'instruction", indique-t-il. "La France respecte la législation étrangère et souhaite que les règles établies en France, comme en Europe, par un processus démocratique, s'appliquent ici. Ni plus, ni moins", poursuit Eric Bothorel."Nous croyons en la loi, en le droit international, et la raison du plus fort n'est pas toujours la meilleure. Et si les plateformes ne veulent pas appliquer nos règles sur notre territoire, elles courent le risque d'être sanctionnées puis bannies", conclut le député macroniste.Les plus lusSuspect arrêté, enquête pour "assassinat"... Ce que l'on sait sur la mort d'une collégienne de 14 ans tuée à l'arme blanche dans l'Aisne"En désaccord avec Gabriel Attal sur l'essentiel": pourquoi Élisabeth Borne a claqué la porte de la direction de RenaissanceHantavirus: que sait-on des huit cas recensés, suspects comme confirmés?"C’est une aberration": un violoniste dénonce les compagnies aériennes qui obligent les musiciens à monter à bord avec leurs instruments mais sans leurs étuis qui doivent aller en soute"Il faudrait un exploit pour arrêter cette machine de guerre construite par Luis Enrique": la presse internationale admirative après Bayern-PSG
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