● Le Journal du Geek 📅 07/05/2026 à 17:37

Faut-il vraiment poser le pied à terre à un stop quand on est en vélo ?

Cybersécurité 👤 Gregori Pujol
🏷️ Tags : cert rte stoc
Illustration
© Adobe Stock À Toulouse, des panneaux “cyclistes, pied à terre” avaient été installés sur une piste cyclable début 2025. Rapidement jugés ambigus et non conformes, ils ont été retirés. Cette polémique illustre une croyance bien ancrée : pour respecter un Stop, le vélo devrait obligatoirement poser un pied. Pourtant, cette idée ne repose sur aucun texte officiel. Ce que dit le Code de la route L’article R415-6 du Code de la route est clair : “À certaines intersections indiquées par une signalisation dite stop, tout conducteur doit marquer un temps d’arrêt à la limite de la chaussée abordée. Il doit ensuite céder le passage…” Un cycliste étant juridiquement un conducteur, il est soumis à cette obligation. Mais la loi parle d’immobilisation complète, pas d’appui au sol. Le “pied à terre” n’apparaît nulle part dans le Code. L’arrêt, pas l’équilibre Concrètement, le cycliste doit marquer un arrêt net. Peu importe qu’il reste en équilibre en pratiquant un “track stand” (arrêt sur place en balançant légèrement le guidon) ou qu’il mette un pied au sol. Ce qui compte, c’est qu’il cesse d’avancer avant de repartir. En revanche, franchir le Stop au ralenti, sans immobilisation totale, constitue bien une infraction. Certains panneaux locaux recommandant le pied à terre relèvent davantage de l’initiative pédagogique que de la réglementation. Ils peuvent avoir une valeur de conseil de prudence, mais pas de caractère légal. À ce titre, leur installation est souvent contestée et parfois retirée, comme ce fut le cas à Toulouse. Mais en pratique, le malentendu persiste, car pour beaucoup, poser le pied serait la seule preuve visible d’un arrêt. Pourtant, un cycliste qui s’immobilise brièvement sans le faire respecte la loi. En cas de verbalisation, seule l’absence d’arrêt réel peut être sanctionnée, pas le fait de garder les deux pieds sur les pédales. Une amende salée En cas de non-respect d’un Stop, la sanction est clairement prévue par l’article R415-6 du Code de la route. Le franchissement sans arrêt constitue une contravention de 4ᵉ classe, passible d’une amende forfaitaire de 135 euros (réduite à 90 euros si elle est réglée rapidement, et pouvant être portée à 375 euros en cas de majoration). Pour les automobilistes, cette infraction entraîne également un retrait de 4 points sur le permis de conduire, ainsi qu’une éventuelle suspension pouvant aller jusqu’à trois ans. Pour les cyclistes, le principe reste le même : l’amende s’applique, même si aucune perte de points n’entre en jeu, puisque le vélo ne requiert pas de permis. 🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins. Partagez 𝕏 7 commentaires Signaler une erreur NomPrénomNomAdresse de contact *L'erreur concerne *Une / des fautes d'orthographeUne formulation erronéeLe sens même de l'articleErreur à signaler à l'équipe du JDG *WebsiteEnvoyer code de la routevélo Le patron de Ryanair veut prendre une mesure radicale pour ses vols Les dernières actualités Faut-il vraiment poser le pied à terre à un stop quand on est en vélo ? Le patron de Ryanair veut prendre une mesure radicale pour ses vols Marges d’erreur des radars en 2026, voici les vrais chiffres et le changement que personne ne mentionne Le remake d’Ocarina of Time sur Switch 2 serait le hit de cette année pour fêter les 40 ans de Zelda Claude Code, Chat, Design ou Cowork : comment choisir le bon mode selon votre usage de l’IA ? Un airfryer est-il (vraiment) plus économique qu’un four traditionnel ? 99 diamants et 3 800 euros, Huawei se lâche sur ses dernières montres Watch Fit 5 et la Watch Ultimate Design Un gigantesque glissement de terrain en Alaska a déclenché un tsunami plus haut que la tour Eiffel
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