● BFM Tech 📅 07/05/2026 à 16:35

Contre les narcotrafiquants, les groupes islamistes, l’Iran ou les "extrémistes violents de gauche", les Etats-Unis s’autoriseront désormais des cyberattaques offensives antiterroristes

Géopolitique
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Les États-Unis élargissent leur "arsenal antiterroriste" aux cyberattaques offensives pour cibler les terroristes, les gangs transnationaux et les adversaires étatiques (illustration) - BFM TechDans un document publié par la Maison Blanche, les États-Unis intègrent les cyberattaques offensives à leur stratégie antiterroriste, visant notamment les réseaux narcotrafiquants et les groupes terroristes islamistes, tout en restant flous sur certains autres acteurs étatiques et sur les moyens réellement impliqués.Les États-Unis ajustent leur éventail de réponses en cas d’attaque. Dans une note de la Maison-Blanche détaillant sa stratégie antiterroriste, "les cyberopérations offensives" sont désormais intégrées à une palette de mesures visant les groupes considérés comme une menace pour les intérêts américains. Les activités antiterroristes menées contre des acteurs étatiques incluent ainsi "des cyberopérations offensives contre ceux qui planifient de tuer des Américains ou soutiennent de telles actions", précise le document.Mais que (ou plutôt qui) vise précisément le pouvoir américain? Le document reste relativement flou sur ce point. Il mentionne toutefois de manière explicite les narcoterroristes et gangs transnationaux, les groupes terroristes islamistes traditionnels, ainsi que les "extrémistes violents de gauche, y compris les anarchistes et les antifascistes", comme principales entités considérées comme menaçant la nation. Il précise également que des cyberopérations offensives continueront à viser les groupes supplétifs soutenus par l’Iran.Une stratégie nouvelle?La stratégie prévoit le recours à un ensemble d’outils diplomatiques, financiers, cybernétiques et clandestins pour affaiblir ou dissuader les acteurs étatiques soutenant des organisations terroristes étrangères. Cette mention de capacités offensives montre la volonté récente de la Maison Blanche d’agir dans ce domaine, dans la continuité du rôle déjà reconnu des cyberopérateurs américains dans des opérations militaires récentes.En mars dernier, un autre document, sobrement intitulé “President Trump’s Cyber Strategy for America”, avait déjà posé les bases de cette doctrine. Dans une introduction signée, Donald Trump y affirmait que la stratégie "exige une coordination sans précédent entre le gouvernement et le secteur privé afin d’investir dans les meilleures technologies et de poursuivre une innovation de classe mondiale, et de tirer le meilleur parti des capacités cybernétiques de l’Amérique pour les missions offensives et défensives".Donald Trump sait-il vraiment ce qu'il fait? 24:36Cependant, les États-Unis n’ont pas attendu les récentes notes de l’administration Trump pour mener des cyberopérations. Par exemple, l’opération Glowing Symphony, conduite par l'US Cyber Command en 2016, a ciblé les serveurs et les réseaux de propagande de l'État islamique, illustrant une action offensive directe dans le cyberespace. Autre exemple plus récent, mais plus centré sur un Etat, la Chine accuse également Washington d’opérations offensives, notamment entre 2022–2024, avec des intrusions présumées de la NSA contre le Centre national d’horaires chinois, visant la collecte d’identifiants et la surveillance de personnels.Les plus lusSuspect arrêté, enquête pour "assassinat"... Ce que l'on sait sur la mort d'une collégienne de 14 ans tuée à l'arme blanche dans l'Aisne"En désaccord avec Gabriel Attal sur l'essentiel": pourquoi Élisabeth Borne a claqué la porte de la direction de RenaissanceHantavirus: que sait-on des huit cas recensés, suspects comme confirmés?"C’est une aberration": un violoniste dénonce les compagnies aériennes qui obligent les musiciens à monter à bord avec leurs instruments mais sans leurs étuis qui doivent aller en soute"Il faudrait un exploit pour arrêter cette machine de guerre construite par Luis Enrique": la presse internationale admirative après Bayern-PSG
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