● Courrier International
📅 07/05/2026 à 10:30
Vhils en quelques œuvres majeures autour du monde
Cybersécurité
Sur l’île de Madère, une œuvre de Vhils, tirée de sa série “Sea Portrait” (“Portrait marin”), représente celui de la célèbre poétesse portugaise Sophia de Mello Breyner Andresen. PHOTO EXPANDING ROOTS Courrier international Publié le 7 mai 2026 à 10h30 L’artiste urbain portugais Alexandre Farto, alias Vhils, est l’invité spécial du numéro 1853 de “Courrier international”. Tour du monde en images de quelques-unes de ses réalisations les plus marquantes, de la banlieue sud de Lisbonne aux pyramides d’Égypte. En 2018, Vhils, invité du numéro spécial de « Courrier international », grave ce qui est alors son œuvre la plus imposante : tout près de son atelier, dans un quartier industriel de Barreiro, sur la rive sud de Lisbonne, il rend hommage aux ouvriers à travers une fresque monumentale de 150 mètres.PHOTO SEBASTIÃO GOIS À Setúbal, au chantier naval Lisnave, qu’il décrit comme un « endroit bâti par des mains, le bruit et la répétition », Vhils, dont le portrait en vidéo est à retrouver ici, avait déjà gravé en 2014, à l’explosif, un autre hommage à l’histoire industrielle de la région.PHOTO Alexander Silva À Lisbonne, près du pont qui enjambe le Tage, Vhils a laissé en 2014 sa marque dans le quartier d’Alcântara.PHOTO ALEXANDER SILVA Toujours à Lisbonne, et au bord du Tage, il a représenté un personnage d’allure steampunk, tourné vers le fleuve, inventé par le street-artiste italien Pixel Pancho.PHOTO Alexander Silva Durant la pandémie de Covid-19, en juin 2020, Vhils rend hommage aux soignants avec dix portraits dessinés sur un mur de l’hôpital São João, à Porto, au Portugal.PHOTO HUGO ADELINO/EXPANDING ROOTS « Le chaos est un ordre à déchiffrer. » Très inspiré par le grand poète portugais José Saramago, dont certaines citations ornent les murs de son atelier, Vhils a gravé en 2020, dix ans après la mort du Prix Nobel de littérature, son visage sur une plage de Lourinhã, dans l’ouest du Portugal. Une œuvre éphémère pensée comme « un hommage aux mots qui ne s’érodent jamais ».PHOTO EXPANDING ROOTS Cinq ans plus tard, il poursuit sur l’île de Madère sa série intitulée « Sea Portrait » (« Portrait marin ») avec celui de la célèbre poétesse portugaise Sophia de Mello Breyner Andresen.PHOTO EXPANDING ROOTS L’artiste travaille également en trompe-l’œil. En 2016, il réalise, sur 49 panneaux de béton, la façade du Centre pour l’innovation et la compétitivité, une institution publique située à Lisbonne.PHOTO FERNANDO GUERRA Sur commande de l’Unesco, Vhils a créé en 2023 l’œuvre « Substratum » dans l’enceinte du siège parisien de l’agence de l’Organisation des Nations unies consacrée au patrimoine et à la culture.PHOTO JOSÉ PANDO LUCAS Au musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM) de Marseille, pas de burin ni de marteau-piqueur pour « Lueur » mais un trait de pastel blanc qui orne depuis 2022 une façade en cuivre de la cour de la Commande du fort Saint-Jean. Pour un inventaire de toutes les œuvres de Vhils en France.PHOTO FLORIANE DOURY/MUCEM En 2012, avant les Jeux olympiques et la Coupe du monde de football, la favela Morro da Providência, à Rio de Janeiro, au Brésil, est concernée par un vaste projet de réhabilitation comprenant la destruction de 832 habitations. Alors que les habitants du quartier se mobilisent, Vhils soutient leur combat en gravant les portraits de certains d’entre eux sur les murs de leurs logements.PHOTO JOAO PEDRO MOREIRA Auteur de fresques peintes sur tous les continents, il immortalise en 2019 au Cap-Vert le visage de deux figures majeures de l’archipel, ancienne colonie portugaise : le héros de l’indépendance Amílcar Cabral et l’incontournable chanteuse Cesária Évora.PHOTO JOSÉ PANDO LUCAS L’artiste portugais est très présent à Hong Kong, où son atelier était même autrefois situé. En 2016, il était mis à l’honneur dans la ville, notamment sur les célèbres bus à impériale, dans le cadre de l’exposition « Debris » (« Débris »).PHOTO FERNANDO GUERRA Mais aussi sur l’emblématique promenade de bord de mer de l’île de Hong Kong. Organisée par la Fondation pour l’art contemporain de Hong Kong, l’exposition « s’inspirait, tout en cherchant à les déconstruire, de certaines images et de stéréotypes devenus des symboles de la ville », d’après le site de Vhils.PHOTO BRUNO LOPES Autre exposition, autre médium : en 2022, « Prisma » (« Prisme ») montre des images en slow-motion filmées dans les rues de neuf villes : Mexico, Cincinnati, Hong Kong, Lisbonne, Los Angeles, Macao, Paris, Pékin et Shanghai. Deux adjectifs fréquemment utilisés pour décrire la scénographie de l’exposition : « monumentale » et « labyrinthique ».PHOTO DIANA TINOCO Vhils a aussi été fréquemment exposé à Paris, comme ici en 2018, au Centquatre, avec « Fragments urbains ». PHOTO JOSÉ PANDO LUCAS Plus récemment, en 2025, c’est en Égypte, un autre pays qui lui est cher, que l’artiste a temporairement installé ses « Doors of Cairo » (« Les Portes du Caire »). Et pas n’importe où : face aux pyramides de Gizeh. Monumental, toujours.PHOTO JOSÉ PANDO LUCAS Inaugurée en 2024, c’est la création la plus récente de Vhils en région parisienne : une fresque géante située au terminus de la ligne 14 du métro parisien, à l’aéroport d’Orly, « composée de 11 000 azulejos, les carreaux de céramique traditionnels portugais », explique « Forbes ». Elle représente des « visages d’habitants, entremêlés dans le tissu urbain » de Paris, comme si « chacun des deux faisait partie de l’identité de l’autre », décrit le magazine.PHOTO FRANCISCO NOGUEIRA Vhils au travail à Bruxelles, en Belgique.PHOTO JOSÉ PANDO LUCAS En 2018, Vhils, invité du numéro spécial de « Courrier international », grave ce qui est alors son œuvre la plus imposante : tout près de son atelier, dans un quartier industriel de Barreiro, sur la rive sud de Lisbonne, il rend hommage aux ouvriers à travers une fresque monumentale de 150 mètres. À Setúbal, au chantier naval Lisnave, qu’il décrit comme un « endroit bâti par des mains, le bruit et la répétition », Vhils, dont le portrait en vidéo est à retrouver ici, avait déjà gravé en 2014, à l’explosif, un autre hommage à l’histoire industrielle de la région. À Lisbonne, près du pont qui enjambe le Tage, Vhils a laissé en 2014 sa marque dans le quartier d’Alcântara. Toujours à Lisbonne, et au bord du Tage, il a représenté un personnage d’allure steampunk, tourné vers le fleuve, inventé par le street-artiste italien Pixel Pancho. Durant la pandémie de Covid-19, en juin 2020, Vhils rend hommage aux soignants avec dix portraits dessinés sur un mur de l’hôpital São João, à Porto, au Portugal. « Le chaos est un ordre à déchiffrer. » Très inspiré par le grand poète portugais José Saramago, dont certaines citations ornent les murs de son atelier, Vhils a gravé en 2020, dix ans après la mort du Prix Nobel de littérature, son visage sur une plage de Lourinhã, dans l’ouest du Portugal. Une œuvre éphémère pensée comme « un hommage aux mots qui ne s’érodent jamais ». Cinq ans plus tard, il poursuit sur l’île de Madère sa série intitulée « Sea Portrait » (« Portrait marin ») avec celui de la célèbre poétesse portugaise Sophia de Mello Breyner Andresen. L’artiste travaille également en trompe-l’œil. En 2016, il réalise, sur 49 panneaux de béton, la façade du Centre pour l’innovation et la compétitivité, une institution publique située à Lisbonne. Sur commande de l’Unesco, Vhils a créé en 2023 l’œuvre « Substratum » dans l’enceinte du siège parisien de l’agence de l’Organisation des Nations unies consacrée au patrimoine et à la culture. Au musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM) de Marseille, pas de burin ni de marteau-piqueur pour « Lueur » mais un trait de pastel blanc qui orne depuis 2022 une façade en cuivre de la cour de la Commande du fort Saint-Jean. Pour un inventaire de toutes les œuvres de Vhils en France. En 2012, avant les Jeux olympiques et la Coupe du monde de football, la favela Morro da Providência, à Rio de Janeiro, au Brésil, est concernée par un vaste projet de réhabilitation comprenant la destruction de 832 habitations. Alors que les habitants du quartier se mobilisent, Vhils soutient leur combat en gravant les portraits de certains d’entre eux sur les murs de leurs logements. Auteur de fresques peintes sur tous les continents, il immortalise en 2019 au Cap-Vert le visage de deux figures majeures de l’archipel, ancienne colonie portugaise : le héros de l’indépendance Amílcar Cabral et l’incontournable chanteuse Cesária Évora. L’artiste portugais est très présent à Hong Kong, où son atelier était même autrefois situé. En 2016, il était mis à l’honneur dans la ville, notamment sur les célèbres bus à impériale, dans le cadre de l’exposition « Debris » (« Débris »). Mais aussi sur l’emblématique promenade de bord de mer de l’île de Hong Kong. Organisée par la Fondation pour l’art contemporain de Hong Kong, l’exposition « s’inspirait, tout en cherchant à les déconstruire, de certaines images et de stéréotypes devenus des symboles de la ville », d’après le site de Vhils. Autre exposition, autre médium : en 2022, « Prisma » (« Prisme ») montre des images en slow-motion filmées dans les rues de neuf villes : Mexico, Cincinnati, Hong Kong, Lisbonne, Los Angeles, Macao, Paris, Pékin et Shanghai. Deux adjectifs fréquemment utilisés pour décrire la scénographie de l’exposition : « monumentale » et « labyrinthique ». Vhils a aussi été fréquemment exposé à Paris, comme ici en 2018, au Centquatre, avec « Fragments urbains ». Plus récemment, en 2025, c’est en Égypte, un autre pays qui lui est cher, que l’artiste a temporairement installé ses « Doors of Cairo » (« Les Portes du Caire »). Et pas n’importe où : face aux pyramides de Gizeh. Monumental, toujours. Inaugurée en 2024, c’est la création la plus récente de Vhils en région parisienne : une fresque géante située au terminus de la ligne 14 du métro parisien, à l’aéroport d’Orly, « composée de 11 000 azulejos, les carreaux de céramique traditionnels portugais », explique « Forbes ». Elle représente des « visages d’habitants, entremêlés dans le tissu urbain » de Paris, comme si « chacun des deux faisait partie de l’identité de l’autre », décrit le magazine. Vhils au travail à Bruxelles, en Belgique. Courrier international Art Europe Street art Nos lecteurs ont lu aussi À la une du magazine. L’artiste Vhils, invité de “Courrier international” : les coulisses d’un numéro spécial France. “Strates urbaines”, la fresque monumentale de Vhils à l’aéroport d’Orly Vidéo. Vhils, l’artiste portugais qui change notre regard sur les murs Art. La Biennale de Venise ouvre ses portes dans une ambiance électrique
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