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Messageries chiffrées : la Délégation parlementaire au renseignement relance la polémique

Cybersécurité 👤 Martin Clavey
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Messageries chiffrées : la Délégation parlementaire au renseignement relance la polémique C'est encore nous ! Illustration : Flock Martin Clavey Le 06 mai à 10h15 Plus d’un an après avoir essayé de l’introduire dans la proposition de loi Narcotrafic, la délégation parlementaire au renseignement relance le débat sur l’introduction de portes dérobées dans les messageries chiffrées. Les parlementaires évoquent « un accès ciblé à certains contenus chiffrés » en passant par l’échelle européenne mais sans exclure une initiative législative nationale. Une erreur ? La délégation parlementaire au renseignement insiste : « l’impossibilité d’accéder au contenu des communications chiffrées constitue un obstacle majeur pour l’activité de la justice et des services de renseignement ». Pourtant, l’année dernière l’article 8 ter de la proposition de loi Narcotrafic, qui était critiquée pour l’introduction d’une porte dérobée obligatoire dans les messageries chiffrées, avait été finalement été retiré. Mais les membres de la délégation parlementaire au renseignement n’ont pas renoncé. D’ailleurs, interrogé par Public Sénat, Cédric Perrin, sénateur LR et membre de la délégation, défend toujours l’article en question : « L’article 8 ter que j’avais fait adopter ne visait pas du tout à obtenir des clés de chiffrement mais à introduire dans une conversation un tiers fantôme avant le chiffrement ». La délégation parlementaire au renseignement (DPR) continue de plaider pour ce qu’elle appelle maintenant « un accès ciblé au contenu des messageries chiffrées » dans une communication [PDF] publiée ce lundi 4 mai en marge de la publication de son rapport annuel. Pour rappel, la DPR regroupe 8 membres du parlement : les sénatrices et sénateurs Muriel Jourda (LR), Agnès Canayer (LR), Gisèle Jourda (PS) et Cédric Perrin (LR) ainsi que les députés et députées Florent Boudié (Ensemble), Jean-Michel Jacques (Ensemble), Caroline Colombier (RN) et Aurélien Rousseau (PS). Le dispositif de recueil des données informatiques, trop coûteux et complexe Elle y déplore que « l’impossibilité d’accéder au contenu des communications chiffrées » dans les messageries chiffrées comme Signal ou Whatsapp « constitue un obstacle majeur pour l’activité de la justice et des services de renseignement ». Soutenez un journalisme indépendant, libre de ton, sans pub et sans reproche. Accédez en illimité aux articles Profitez d'un média expert et unique Intégrez la communauté et prenez part aux débats Partagez des articles premium à vos contacts Abonnez-vous La suite de cet article est réservée à nos abonnés Soutenez un journalisme indépendant, expert et sans pub. Abonnez-vous sur next.ink/subs dylem29 Premium Il y a 39 minutes Voir les réponses Message 1 Aller au commentaire enfant Signaler Bloquer cet utilisateur Des vieux croutons qui n'y connaissent rien. fred42 Premium Il y a 32 minutes Voir les réponses En réponse à Message 1.1 Aller au commentaire enfant Signaler Bloquer cet utilisateur C'est quoi un vieux crouton pour toi ? dylem29 Premium Il y a 24 minutes En réponse à Message 1.1.1 Signaler Bloquer cet utilisateur Noooon pas une question de fred42, pas à 10h30, pitié OB Premium Il y a 1 minute Message 2 Signaler Bloquer cet utilisateur Intéressant article, merci.Je trouve quand même perturbant que les services de renseignement se considèrent comme garant d'une sorte de "morale": Eux , et eux seuls, veulent pouvoir accéder aux conversations privées de tout-un-chacun tout en arguant du secret défense quant à la publication de leurs magouilles.Le moins qu'on puisse dire est qu'ils n'ont pas l'intérêt général & la démocratie chevillée au corps ces gens là.Le prétexte est toujours le même : La "sécurité" notamment le terrorisme. Et la raison reste la surveillance sociale de masse (sans s'en cacher, au moment des gilets jaunes les groupes privés, facebook notamment, étaient infiltrés , ça avait été dit lors d'interviews).Le fait qu'ils poussent ce type de régulation montre au moins que la partie technique leur pose un problème: Si c'était pas le cas ils auraient simplement continué à espionner sans rien dire, illégalement. Là ils veulent la coopération des apps et/ou du fabriquant de l'OS.Mais l'une des failles à mon avis de notre système politique est que ces régulations / projets de lois sont proposé & soutenus, encore et encore, par des gens non élus mais payés avec nos impôts (+/- directement) là où la lutte contre ces mêmes projets de lois passent par la société civile (ex: LQDN et autres).Ca donne l'impression qu'ils vont tenter tout ce qu'ils peuvent pour faire passer LA ligne qu'ils veulent, via un cavalier législatif d'un article sur la chasse & la pêche, un samedi soir du mois d’août avec 12 députés macronistes dans la place et qu'il faudra ramer des mois après pour faire des QPC et autres... et devoir recommencer ce cirque 3x par an - ils misent en fait sur l’épuisement et le manque de vigilance pour faire passer leur truc anti-démocratique , avec le RN aux portes c'est vrai que c'est le moment... Signaler un commentaire Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ? Non Oui
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