● Courrier International 📅 06/05/2026 à 05:00

Au pays de Galles, les travaillistes au bord d’une débâcle historique

Géopolitique
Illustration
Le drapeau gallois flottant devant le Parlement à Cardiff, le 17 avril 2026. PHOTO Toby Melville/REUTERS Le pays de Galles a succombé aux charmes du Parti travailliste il y a un siècle et lui est resté fidèle tout ce temps. Pendant ces cent ans, les travaillistes ont remporté toutes les élections législatives. Puis, quand les Gallois ont obtenu davantage d’autonomie politique, à compter de 1999, l’idylle a continué de plus belle. Les travaillistes ont toujours été la première formation politique à l’Assemblée galloise, le Senedd, mais un divorce se profile et il sera contentieux, fracassant et lourd de conséquences. Depuis des mois, dans les sondages à l’approche des élections au Senedd prévues le 7 mai, le haut du classement est stable et les dernières places sont plus fluctuantes. Plaid Cymru (indépendantiste) et Reform UK (droite populiste) caracolent en tête, et le Parti travailliste traîne loin derrière, à 17 % des intentions de vote les bons jours et à 10 % les plus mauvais. Le dernier grand sondage estime que les travaillistes décrocheront 12 sièges sur 96, et les conservateurs trois. “La personnalité d’un chauffeur Waymo” Des réactions affectives et viscérales expliquent en partie cette situation. Les citoyens ont davantage le cœur à être gallois depuis vingt-cinq ans et plus encore depuis dix ans. Ceux qui font campagne racontent systématiquement la même histoire : la réac Article abonné Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Abonnez-vous et accédez à : tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters Dès 1 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Ceri Thomas Traduit par Leslie Talaga Lire l’article original Parti travailliste (Royaume-Uni) Europe Politique Nos lecteurs ont lu aussi États-Unis. Les élus noirs menacés par la course au redécoupage électoral dans le Sud Japon. Près de Tokyo, un projet de mosquée instrumentalisé par l’extrême droite Moyen-Orient. Physiquement diminué, Mojtaba Khamenei a laissé les rênes de l’Iran aux généraux Football. Bayern Munich-PSG : l’irrésistible Khvicha Kvaratskhelia fait la fierté de la Géorgie Source de l’article The Observer (Londres) Humaniste et proeuropéen, l’hebdomadaire trouve grâce aux yeux des électeurs travaillistes, en particulier parmi la classe moyenne supérieure. Fondé en 1791, avec la promesse de n’être influencé “ni par les préjugés ni par aucun parti”, The Observer est le plus ancien journal dominical encore en circulation au Royaume-Uni. Parmi ses objectifs, définis en 1959 par son propriétaire et directeur de la rédaction David Astor : “Traiter ses adversaires avec respect, s’opposer à ceux qui promeuvent la haine, mais de manière non violente. Essayer de comprendre les gens et d’expliquer qui ils sont les uns aux autres. Pratiquer l’autocritique – en tant que progressistes, qu’internationalistes et que journalistes – sans se retenir de critiquer les autres.” De manière générale, poursuivait-il avec une note d’humour : “Faire l’inverse de ce que Hitler aurait voulu.” Intégré au même groupe que le quotidien de gauche The Guardian en 1993, l’hebdomadaire a été repris fin 2024, en dépit d’une vive contestation en interne, par le média en ligne Tortoise Media. Des craintes se sont alors fait jour quant à la pérennité de l’édition papier. Relégué au rang de simple onglet du site Internet de The Guardian, The Observer obtient sa propre plateforme numérique dans le sillage du rachat, en avril 2025. Lire la suite Nos services Soirée de lancement Inscrivez-vous pour la soirée de lancement du jeudi 07 mai à 19h30 à l’auditorium du Groupe Le Monde. Je m’inscris → HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Slow Autriche [Contenu partenaire] Salzbourg en été : une scène à ciel ouvert Je découvre l’article → Paris Globe Festival Tentez de remporter un pass valable pour 2 spectacles au choix parmi la sélection du festival Paris Globe du 27 mai au 4 juin. Je tente ma chance →
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