● Courrier International
📅 06/05/2026 à 05:00
“Je veux qu’on vive tous ensemble, bien, heureux” : six Iraniens racontent comment la guerre les a changés
Géopolitique
DESSIN D’AJUBEL PARU DANS EL MUNDO, MADRID. The Guardian Traduit de l’anglais Réservé aux abonnés Lecture 8 min. Publié le 6 mai 2026 à 05h00 Ils sont fonctionnaire, étudiant, chauffeur de taxi, serveur, appelé sous les drapeaux. Depuis Londres, “The Guardian” leur a demandé leurs sentiments après deux mois d’un conflit meurtrier. Beaucoup rêvent de la chute du régime, mais n’y croient plus. Et dénoncent la violence des bombardements et la navigation à vue de Donald Trump. Behzad, 31 ans, au service militaire“On va se retrouver avec une dictature militaire” Titulaire d’une maîtrise en lettres, Behzad, 31 ans, vit avec sa compagne dans un appartement qu’il loue dans le centre de Téhéran. Il dit ne pas avoir participé aux manifestations de janvier contre le gouvernement, mais uniquement parce que l’appel à la contestation venait de Reza Pahlavi [le fils en exil de l’ancien chah d’Iran] et qu’il ne tenait pas à ce que leurs manifestations soient récupérées en son nom. Il précise qu’il connaît des gens qui ont été abattus par le régime. Contre son gré, il est désormais dans l’armée. En Iran, le service militaire obligatoire prive les hommes de leurs droits fondamentaux jusqu’à ce qu’il soit terminé : ils ne peuvent pas travailler officiellement ni quitter le pays. Il espérait occuper un poste administratif, mais il explique que depuis le début de la guerre il a été affecté à des gardes, à des patrouilles et qu’il a dû servir en tant que sentinelle sur des sites militaires, où il a vécu des bombardements. Ce n’est pas la peur de mourir qui le hante le plus, dit-il, mais l’absurdité de la situation dans laquelle il se retrouve malgré lui. “Je ne suis absolument pas attaché au système. Non seulement il ne m’intéresse pas, mais je le hais, en fait. On se Article abonné Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Abonnez-vous et accédez à : tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters Dès 1 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Traduit par Raymond Clarinard et Propos recueillis par The Guardian Lire l’article original Moyen-Orient Guerre en Iran Source de l’article The Guardian (Londres) L’indépendance et la qualité caractérisent ce titre né en 1821, qui compte dans ses rangs certains des chroniqueurs les plus respectés du pays. De centre gauche, proeuropéen, The Guardian est le journal de référence de l’intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes. Contrairement aux autres quotidiens de référence britanniques, le journal a fait le choix d’un site en accès libre. Il est passé au format tabloïd en 2018. Cette décision s’inscrivait dans une logique de réduction des coûts, alors que The Guardian perdait de l’argent sans discontinuer depuis vingt ans. Une stratégie payante : en mai 2019, la directrice de la rédaction, Katharine Viner, a annoncé que le journal était bénéficiaire, une première depuis 1998. Lire la suite Nos lecteurs ont lu aussi Vu des États-Unis. Avec “French Response”, le Quai d’Orsay trolle les comptes qui ciblent la France sur X Football. Bayern Munich-PSG : l’irrésistible Khvicha Kvaratskhelia fait la fierté de la Géorgie Moyen-Orient. Physiquement diminué, Mojtaba Khamenei a laissé les rênes de l’Iran aux généraux Litige. Dans le détroit d’Ormuz, le jusqu’au-boutisme de l’Iran pour s’approprier un archipel disputé
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