● BFM Tech 📅 05/05/2026 à 19:28

Victime de deepfakes sexualisés, Giorga Meloni, présidente du conseil italien, dénonce ces pratiques et images, "présentées comme authentiques par quelques opposants zélés"

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La dirigeante italienne Giorgia Meloni a dénoncé sur X, ex-Twitter, la diffusion sur les réseaux sociaux de fausses photographies la présentant en sous-vêtements."Ces derniers jours, plusieurs photos truquées de ma personne circulent," annonce Giorgia Meloni sur son compte X. La présidente du conseil italien et du parti d'extrême droite, Fratelli d'Italia, explique faire l'objet d'une campagne de désinformation depuis quelques jours, de la part, dit-elle, de ses opposants."(Elles) sont présentées comme authentiques par quelques opposants zélés," dénonce-t-elle.Un cliché sexiste qui "peut concerner n'importe qui"Ce n'est pas la première dirigeante à faire l'objet de deepfakes, mais les clichés la représentent en sous-vêtements: "Je dois reconnaître que celui qui a réalisé ces photos truquées, du moins, dans le cas de celle que je vous partage, m'a même considérablement embellie," souligne avec malice Giorgia Meloni. "Mais reste le fait que, pour attaquer et inventer des faussetés, on utilise désormais vraiment n’importe quoi."Une publication, qui présente les faux clichés comme vrais, indique ainsi: "Qu'une Première ministre se présente dans un tel état est véritablement honteux et indigne de la fonction institutionnelle qu'elle occupe. Mais elle ignore ce qu'est la honte."A aucun moment, la publication ne précise qu'il s'agit d'images créées par une intelligence artificielle. L'auteur du message n'en est peut-être d'ailleurs pas conscient. Pourtant, plusieurs indices permettent de s'en apercevoir. La jambe droite (à gauche de la photo) de la dirigeante est assez bizarrement placée, le collier n'est pas non plus complet et la couleur du visage n'est pas non plus raccord avec celle du corps. Le décor comporte aussi quelques bugs, notamment la lampe et son ampoule qui ressort du cadre.Pour Giorgia Meloni, qui a fait de la lutte contre les violences faites aux femmes - notamment en ligne - son cheval de bataille, les deepfakes sont "un outil dangereux": "Ils peuvent tromper, manipuler et concerner n'importe qui. Moi, je peux me défendre. Beaucoup d'autres ne le peuvent pas."Elle appelle les Italiens à "vérifier avant de croire, et croire avant de partager", précisant que si une telle affaire lui arrive à elle aujourd'hui, "ça peut concerner n'importe qui".En 2024, la dirigeante italienne avait intenté une action en justice contre un habitant de Sardaigne qui avait utilisé son visage pour créer des images pornographiques grâce à l'IA puis les avait mise en ligne.Les plus lusPrésidentielle 2027: le RN toujours en tête des intentions de vote selon un nouveau sondage, Édouard Philippe bien placéL'avion du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez contraint d'atterir en urgence en Turquie en raison d'un "imprévu technique"Audiovisuel public: une plainte contre X pour prise illégale d'intérêts déposée, le rapporteur Charles Alloncle ciblé par l'association AC!! Anti-CorruptionReal Madrid: "Chacun fait ce qu'il juge bon pendant son temps libre", la réponse d'Arbeloa sur la virée de Mbappé en Sardaigne38 millions de visiteurs accueillis pour 10 millions d'habitants: face au surtourisme dont son économie dépend largement, la Grèce augmente son nombre de plages protégées (sans transats, ni bars, ni parasols)
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