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📅 05/05/2026 à 12:11
Il démonte une caméra gimbal de drone Shahed-136 récupéré en Ukraine - Korben
Géopolitique
👤 Vincent Lautier
Il démonte une caméra gimbal de drone Shahed-136 récupéré en Ukraine5 mai 2026 / PAR VINCENT LAUTIER / 2 MIN DE LECTURE /Catégories connexesCe qu’il faut retenirMichel a démonté une caméra thermique montée sur gimbal motorisé récupérée d'un Shahed-136 abattu en Ukraine, révélant un assemblage de pièces commerciales plutôt que militarisées.La caméra utilise un SoC Hi3519 chinois disponible sur AliExpress (équipant les caméras IP grand public) et deux cartes FPGA Artix-7, des composants identifiables malgré les marquages laser effacés.Le gimbal contient majoritairement des composants occidentaux (Texas Instruments, Analog Devices, STMicroelectronics, Infineon), reflétant une production économe : du matériel off-the-shelf plutôt que des circuits sur mesure, probablement pour limiter les coûts d'un drone à 50 000 dollars destiné à se crasher.Résumé généré par IAUn chercheur du nom de Michel a mis la main sur une caméra de surveillance issue d'un drone Shahed-136 abattu en Ukraine, et il en a fait un démontage très complet.Le Shahed-136, ce drone iranien que la Russie a adopté massivement et qu'elle modifie au fil des mois avec des charges utiles supplémentaires, embarque ici une caméra thermique pour les missions de nuit, montée sur un gimbal motorisé, le tout dans un boîtier qui tient dans la main.Ce qui frappe quand on regarde l'intérieur, c'est l'origine des pièces. Vous avez deux cartes basées sur un FPGA Artix-7, plus un SoC Hi3519 qui s'occupe du flux vidéo. Le Hi3519, c'est un composant chinois qu'on trouve sans peine sur AliExpress et qui équipe une bonne partie des caméras IP grand public.Ajoutez à ça une carte d'alimentation commerciale, une carte relais classique, un télémètre, et vous avez un assemblage qui ressemble plus à un projet maker qu'à du matériel militaire.Côté gimbal, le constat est encore plus parlant : la majorité des composants sont occidentaux. Les marquages laser ont été soigneusement grattés ou poncés pour effacer la traçabilité, mais les pièces restent identifiables au format.C'est cohérent avec ce qu'on voit depuis le début du conflit, avec ces drones russes bourrés de puces Texas Instruments, Analog Devices, STMicroelectronics ou Infineon censées ne jamais finir dans une arme.Ce qui est fou dans cette histoire, c'est le contraste avec les missiles russes plus haut de gamme, où les ingénieurs partent de circuits sur mesure et de composants militarisés. Ici c'est plus simple. Du dev board reconverti et du off-the-shelf, sans doute parce que produire un Shahed à 50 000 dollars la pièce ça oblige à raboter partout, et que personne ne va concevoir une carte custom pour un drone qui se crashe par définition.Source : HackadayRéférenceshttps://hackaday.com/2026/05/04/teardown-of-a-shahed-136-gimbaled-camera/Cet article peut contenir des images générées à l'aide de l'IA - J'apporte le plus grand soin à chaque article, toutefois, si vous repérez une boulette, faites-moi signe !Vous avez aimé cet article ?Alors rejoignez ma communauté sur Patreon et accédez à des articles exclusifs, des tutos avancés et plein d'autres surprises que je réserve à mes soutiens. C'est grâce à vous que je peux continuer à partager ma passion depuis 20 ans !Rejoindre l'aventure Que faire après le bac quand on est passionné de cybersécurité ?Contenu partenaireEntièrement dédiée à la cybersécurité, l'école Guardia est accessible soit directement après le bac (post-bac), soit après un bac+2 ou bac+3. En rejoignant l'école Guardia, vous deviendrez développeur informatique option cybersécurité (Bac+3) ou expert en cybersécurité (Bac+5).Guardia CS forme aussi les professionnels à la cybersécurité via plusieurs formations en ligneVoir le site internet de l'école de cybersécurité Guardia CS📬 La newsletter Korben — Un concentré de tech, d'actu et de bidouille dans votre boite mail. S'inscrire
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