● BFM Tech 📅 05/05/2026 à 10:37

Entre volonté de transparence et guerre de l’attention, Instagram tente un entre-deux: identifier les "créateurs IA" et leurs contenus mais sans les y contraindre

Cybersécurité
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Accusé de laisser des faux profils générés par intelligence artificielle pulluler sur sa plateforme, Instagram chercherait à mieux les labelliser. Mais pour ménager ces comptes qui retiennent malgré tout les utilisateurs sur le plateforme, ce label est optionnel...Si vous utilisez quotidiennement Instagram, vous êtes sans doute déjà tombé sur des profils parfaits d'influenceurs tout aussi parfaits, vivant une vie de rêve. Une réalité qui est tout sauf réelle, puisqu'il s'agit de plus en plus de personnalités entièrement générées par intelligence artificielle. De nombreux "vrais" utilisateurs s'en plaignent, si bien qu'Instagram pourrait finalement enfin prendre des mesures.Le réseau social teste actuellement une manière de labelliser ces profils très particuliers. Dans les options du profil, leurs gestionnaires vont être en mesure de les identifier comme des "créateurs IA".Un label non contraignantCe label apparaîtra à tous les niveaux du compte, et sera donc bien visible d'un utilisateur lambda, précise Engadget. Une phrase indiquant que "ce profil publie du contenu généré ou modifié par IA" pourra être vue.Les "profils IA" arrivent sur Instagram © InstagramL'objectif de Meta est de faire preuve "d'une plus grande transparence", et d'ainsi renforcer le système d'étiquette déjà disponible, et qui vient "marquer" une photo qui aurait été générée par intelligence artificielle.Mais ce système cumule les problèmes: il repose sur la bonne volonté des personnes derrière ces profils IA et s'avère complètement optionnel. Il faut dire que Meta ne peut rien imposer tant son système de détection de contenus IA s'avère inopérant. Le conseil de surveillance de l'entreprise, qui n'a qu'un avis consultatif, avait déjà signalé une détection peu fiable au sein des différents réseaux sociaux du groupe, dont Facebook et Instagram font partie.Meta s'en défend et explique son label est avant tout là pour "instaurer la confiance" entre le créateur du profil IA et les utilisateurs qui le visite.Le groupe américain connaît néanmoins l'avis des utilisateurs sur les contenus générés par intelligence artificielle, et le risque est grand de voir certains profils, à qui on aurait imposé le label, être déserté. Une nouvelle fois, la culture de l'attention est au centre de la politique globale de Meta.A ce stade, seule une législation adaptée pourrait pousser les plateformes sociales à rendre un tel label obligatoire. C'est ce que dénonce d'ailleurs trois plaignantes dans un procès pour deepfake pornographique aux Etats-Unis. En janvier, elles ont ainsi évoqué des profils de femmes sexualisées, créés à leur insu et reprenant leur visage, et une grande difficulté à faire supprimer ces contenus par Instagram.Les plus lusPrésidentielle 2027: le RN toujours en tête des intentions de vote selon un nouveau sondage, Édouard Philippe bien placéL'avion du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez contraint d'atterir en urgence en Turquie en raison d'un "imprévu technique"Audiovisuel public: une plainte contre X pour prise illégale d'intérêts déposée, le rapporteur Charles Alloncle ciblé par l'association AC!! Anti-CorruptionReal Madrid: "Chacun fait ce qu'il juge bon pendant son temps libre", la réponse d'Arbeloa sur la virée de Mbappé en Sardaigne38 millions de visiteurs accueillis pour 10 millions d'habitants: face au surtourisme dont son économie dépend largement, la Grèce augmente son nombre de plages protégées (sans transats, ni bars, ni parasols)
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