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Meta veut devenir l’Android des robots humanoïdes

Géopolitique 👤 Mickael Bazoge
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Meta veut devenir l’Android des robots humanoïdes Première règle de la robotique : acceptez les publicités ciblées. 1X Mickael Bazoge Le 04 mai à 08h57 S’il est encore bien difficile d’assurer à 100 % que le grand public va s’arracher les robots humanoïdes, l’industrie s’est lancée dans ce chantier tête baissée. Meta fait un pas de plus, dans l’espoir de fournir la base technologique pour l’ensemble du marché. Une erreur ? Il est au moins un domaine dans lequel l’IA générative a un certain avenir : celui des robots humanoïdes. C’est qu’il en faut de l’intelligence pour comprendre des consignes en langage naturel comme « va chercher la tasse rouge sur la table », pour décomposer une tâche complexe en une suite d’actions, ou pour s’adapter à des situations nouvelles qui n’étaient pas prévues par le logiciel interne. Meta s’offre une startup robotique Seuls, les modèles génératifs ne peuvent pas piloter de corps, ils ne gèrent pas l’équilibre, la coordination des mouvements ou les contraintes physiques du monde réel. Des fonctions qui restent assurées par des systèmes spécialisés, souvent développés depuis des années par la robotique classique. Au-delà des acteurs « traditionnels » de la robotique – dont les clients ont besoin de modèles dédiés à des tâches spécifiques (dans l’industrie traditionnelle, par exemple) –, l’explosion du secteur de l’IA générative a donné des idées à de nombreuses entreprises qui voudraient bien créer un tout nouveau marché potentiellement très lucratif : celui des robots humanoïdes pour le grand public. Économie Amazon US estime que les robots lui éviteront 600 000 embauches d’ici 2033 Économie Mercredi 22 octobre 2025 à 17h06 22/10/2025 17h06 14 Meta n’a pas l’intention de laisser passer son tour et a confirmé à Bloomberg l’acquisition d’Assured Robot Intelligence (ARI), une startup qui développe des modèles IA pour robots. La jeune pousse est située « à la pointe de l’intelligence robotique, conçue pour permettre aux robots de comprendre, prévoir et s’adapter aux comportements humains dans des environnements complexes et dynamiques », a expliqué le géant des réseaux sociaux. L’équipe d’ARI va rejoindre le Meta Superintelligence Labs, ce labo rempli de têtes bien faites chargées de plancher sur les modèles Muse du groupe. Elle va travailler de près avec le Meta Robotics Studio, un groupe créé en février 2025 pour travailler sur les technologies de base pour des robots humanoïdes. À droite, le Digit 360 de Meta. À gauche, la première génération. Le Digit Plexus de Meta. En octobre dernier, Meta avait dévoilé des travaux sur la robotique menés par FAIR, son labo d’IA fondamentale — c’était avant le départ de Yann LeCun qui était à la tête de ce pôle dont la voilure a fondu au profit du Superintelligence Labs. Parmi ces travaux de recherche, la plateforme Meta Digit Plexus, une solution matérielle et logicielle pour intégrer des capteurs tactiles dans une main robotique. Ou encore Digit 360, un capteur tactile artificiel en forme de doigt pour fournir les données les plus détaillées possibles. Droit Le WorldModel : comment Yann LeCun et son équipe veulent révolutionner l’IA Droit Jeudi 26 mars 2026 à 14h29 26/03/2026 14h29 8 Au cœur du réacteur Le Meta Robotics Studio va sans aucun doute exploiter quelques-unes des technologies mises au point par ARI pour la conception de nouveaux capteurs, de logiciels et de tout ce qui est nécessaire à un robot humanoïde. Meta aurait l’intention de mettre ces travaux à disposition du reste de l’industrie afin de jouer un rôle central sur ce futur marché. Comme Android et les puces de Qualcomm le sont pour les smartphones. L’entreprise de Mark Zuckerberg aurait déjà pris langue avec Unitree Robotics, dont les robots humanoïdes font les clowns acrobates dans des galas en Chine, ou avec Figure AI. Si Meta n’exclurait pas de concevoir un robot de A à Z, l’entreprise chercherait donc d’abord à jouer un rôle transversal. D’autres veulent tout maîtriser, comme Tesla avec Optimus. Sans surprise, Elon Musk a promis monts et merveilles : Optimus pourrait (le conditionnel est indispensable ici) être commercialisé dès la fin de l’année prochaine, comme il l’a annoncé durant le dernier forum de Davos. Il s’est ménagé une porte de sortie, en précisant qu’il faudra au préalable que les robots fassent preuve d’« une très grande fiabilité, un très haut niveau de sécurité et un éventail de fonctionnalités également très élevé ». Le Neo de 1X. 1X va encore plus vite, puisque le lancement du modèle Neo doit débuter dès cette année… même si ce robot ressemble davantage à une version 0.1, avec ses mouvements lents et malhabiles. Et tout comme l’Optimus, il a parfois besoin d’un contrôle à distance par un téléopérateur humain, ce qui va lui permettre d’apprendre les bons gestes (et de jeter un œil chez les clients…). Meta discuterait également avec la startup pour lui fournir des technologies. Cet article est en accès libre, mais il est le produit d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant. 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