● Courrier International
📅 04/05/2026 à 05:00
Grâce à la guerre en Iran, une pluie de pétrole et de dollars s’abat sur le Guyana
Géopolitique
Sur le char : guerre. Sur le fût : pétrole. Dessin de Ahmad Qaddura, Suède/Cartoon Movement Les missiles et les drones semblent appartenir à un autre monde vu du Guyana, ce petit pays tropical de moins d’un million d’habitants situé sur la côte nord-atlantique du continent sud-américain. Pourtant, grâce à des exportations de brut augmentant plus vite que nulle part ailleurs au monde, le pays tire aujourd’hui profit du chaos qui règne dans le détroit d’Ormuz. Depuis le début de l’exploitation d’un énorme gisement offshore en 2019, la taille de l’économie du Guyana a été multipliée par cinq, une croissance insolente sans équivalent dans le reste du monde. Cette prouesse a été accomplie malgré la relative stabilité des cours du pétrole, qui s’établissaient en moyenne à 69 dollars [58,75 euros] le baril en 2025. Aujourd’hui, même après la signature d’un cessez-le-feu, les prix avoisinent les 100 dollars [85 euros]. La flambée des cours du pétrole est la dernière d’une longue liste de bonnes nouvelles pour le Guyana. En septembre dernier, la réélection du président centriste Irfaan Ali a rassuré les investisseurs, qui redoutaient un basculement vers l’extrême droite. Deux mois plus tard, lors de la COP30 à Belém, au Brésil, le chef de l’État a présenté ce pays forestier comme le fer de lance de la lutte écologique, et s’est vaguement engagé à consacrer la manne pétrolière Offres spéciales Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale. Dès 2,99 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Offres spéciales Profitez d’un accès illimité (-57%) 2,99 € par mois au lieu de 6,99 €, résiliable à tout moment J’en profite Traduit par Mélanie Liffschitz Lire l’article original Guerre en Iran Venezuela Pétrole Amériques Nos lecteurs ont lu aussi Politique. À six mois des Midterms, Trump bat des records d’impopularité Guerre. Africains envoyés sur le front en Ukraine : une enquête révèle l’ampleur du système Analyse. Portée par la crise, l’Algérie développe une “diplomatie énergétique” en Afrique Énergie. Les grands groupes pétroliers abandonnent leurs projets liés à l’hydrogène Source de l’article The Economist (Londres) Grande institution de la presse britannique, The Economist, fondé en 1843 par un chapelier écossais, est la bible de tous ceux qui s’intéressent à l’actualité internationale. Ouvertement libéral, il défend généralement le libre-échange, la mondialisation, l’immigration et le libéralisme culturel. Il est imprimé dans six pays, et 85 % de ses ventes se font à l’extérieur du Royaume-Uni. Aucun des articles n’est signé : une tradition de longue date que l’hebdomadaire soutient par l’idée que “la personnalité et la voix collective comptent plus que l’identité individuelle des journalistes”. Sur le site de The Economist, outre les principaux articles du journal, on trouve d’excellents dossiers thématiques et géographiques faits par The Economist Intelligence Unit, ainsi que des contenus multimédias, des blogs et le calendrier des conférences organisées par le journal à travers le monde. En prime : la mise à jour régulière des principaux cours de la Bourse. La couverture du magazine peut varier selon les éditions (Royaume-Uni, Europe, Amérique du Nord, Asie), mais le contenu est le même ; au Royaume-Uni, cependant, quelques pages supplémentaires traitent de l’actualité nationale.The Economist appartient pour 43,4 % à la famille italienne Agnelli, le reste du capital étant réparti entre de grandes familles britanniques (Cadbury, Rothschild, Schroders…) et des membres de la rédaction. Lire la suite Nos services Soirée de lancement Inscrivez-vous pour la soirée de lancement du jeudi 07 mai à 19h30 à l’auditorium du Groupe Le Monde. Je m’inscris → HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Paris Globe Festival Tentez de remporter un pass valable pour 2 spectacles au choix parmi la sélection du festival Paris Globe du 27 mai au 4 juin. Je tente ma chance → Festival Europavox Tentez de remporter un pass VIP 3 jours pour le festival de musique Euparovox du 26 au 28 juin à Clermont-Ferrand. Je participe →
🔗 Lire l'article original
👁️ 1 lecture