● Numerama 📅 03/05/2026 à 14:02

Tesla FSD vs. les vélos : on a essayé le FSD supervisé qui conduit tout seul à Amsterdam, en attendant l'arrivée en France

Énergie & Environnement 👤 Nicolas Lellouche
🏷️ Tags : rte
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Lecture Zen Résumer l'article Les Pays-Bas deviennent le premier pays européen à autoriser la « conduite entièrement automatique supervisée » de Tesla. En version européenne, le FSD impose une supervision stricte du conducteur, contrôlée en continu par la caméra intérieure. Une reconnaissance à l’échelle de l’Union européenne pourrait être entérinée dès l’été 2026, sous réserve d’un vote favorable des États membres. Les Pays-Bas deviennent le premier pays européen à autoriser la « conduite entièrement automatique supervisée » de Tesla. En version européenne, le FSD impose une supervision stricte du conducteur, contrôlée en continu par la caméra intérieure. Une reconnaissance à l’échelle de l’Union européenne pourrait être entérinée dès l’été 2026, sous réserve d’un vote favorable des États membres. Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’ La technologie FSD (Full Self Driving) de Tesla est autorisée aux Pays-Bas depuis le 10 avril 2026 : une première en Europe. L’expérience est-elle aussi futuriste qu’aux États-Unis ? Pour le savoir, Numerama a pris le volant d’un Model Y équipé de la « conduite entièrement automatique supervisée » à Amsterdam. Depuis le 10 avril 2026, un pays de l’Union européenne a fait un pas de géant vers la conduite autonome : les Pays-Bas. Les propriétaires de Tesla peuvent désormais s’abonner à la « conduite entièrement automatique supervisée » (CEA), ou Full Self-Driving (FSD) supervisé en anglais, le nom donné par le constructeur automobile américain à sa technologie capable de gérer la direction, l’accélération, le freinage, les changements de voie et même des manœuvres de stationnement. Attention toutefois : malgré son nom très ambitieux, le FSD européen ne rend pas une Tesla autonome. Il s’agit d’un système de niveau 2 avancé qui impose au conducteur de regarder la route et de rester prêt à reprendre le contrôle à tout moment. Rien à voir avec les robotaxis Waymo ou Zoox aux États-Unis qui peuvent circuler sans conducteur humain à bord. Mais pour l’Europe, où la conduite autonome est longtemps restée bloquée par la réglementation, ce premier feu vert marque un tournant majeur. Est-ce que le FSD européen est aussi bluffant qu’aux États-Unis ? Est-ce le futur de la voiture ? Pour le savoir, Numerama a passé une journée à Amsterdam avec un Model Y équipé de la technologie. Notre expérience est à découvrir en vidéo : Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par YouTube. Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l’usage étant opéré par YouTube avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l’amélioration des produits d’Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l’audience de ce site (en savoir plus) En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et ses partenaires. Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies. J’accepte tout Gérer mes choix 106 km avec le Tesla FSD supervisé : voici nos découvertes Premier changement : en Europe, Tesla prend le mot « supervisé » au sérieux. Avant d’activer le FSD, le conducteur doit regarder une vidéo d’introduction et répondre à un quiz (deux questions). Une fois sur la route, la caméra intérieure surveille son regard en permanence. Regarder l’écran central trop longtemps, tourner la tête au mauvais moment ou regarder son passager déclenche un rappel à l’ordre, voire une désactivation totale du système (il y a un délai pour reprendre le volant et les pédales). Un système comparable existe aux États-Unis mais est beaucoup moins restrictif. Le moment le plus impressionnant de notre essai a eu lieu lors de l’arrivée sur le parking d’un IKEA. Nous avions sélectionné le magasin sur le GPS et cliqué sur « Démarrer la conduite automatique », puis laissé la voiture tout faire. Après un trajet sur autoroute, nous pensions que la Tesla allait simplement nous déposer à l’entrée du parking. Elle a fait mieux : elle a continué à chercher une place, a analysé l’environnement et s’est garée toute seule. Ce genre de séquence donne immédiatement l’impression de voir le régulateur de vitesse du futur : la conduite automatique/autonome va changer des vies. La conduite entièrement automatique de Tesla et les vélos d’Amsterdam : un petit enfer de stress. // Source : Numerama L’expérience la plus stressante a eu lieu dans le centre-ville d’Amsterdam où les piétons, les vélos et les poussettes n’ont pas envie de partager la route avec les voitures. Dans ces conditions, le FSD ne cherche pas à faire des exploits : le système avance lentement, laisse passer beaucoup de monde et privilégie la prudence, quitte à devenir parfois trop hésitant. L’essentiel est que la sécurité de tout le monde est respectée. Reste un vrai défaut : l’ultra-sensibilité du système. Sur une journée, nous avons connu trois désactivations forcées, parfois pour un regard à peine de travers ou un capteur brièvement brouillé. Le FSD n’est pas encore de la vraie conduite autonome mais, en tant qu’aide à la conduite, marque une vraie rupture. Quand est-ce que le Tesla FSD arrivera en France et dans le reste de l’UE ? Pour l’instant, le FSD supervisé n’est autorisé qu’aux Pays-Bas. Cela étant, l’homologation néerlandaise peut servir de base à une reconnaissance mutuelle dans d’autres pays européens. Le RDW, l’autorité néerlandaise, doit transmettre le dossier à la Commission européenne le 5 mai 2026, avant un vote des États membres a priori prévu autour du 30 juin 2026. En cas de majorité favorable, le système pourrait être reconnu dans toute l’Union européenne. Rien ne garantit encore une arrivée en France à une date précise, mais un lancement dans plusieurs pays européens dès l’été 2026 n’est plus impossible. Pour les propriétaires de Tesla, l’attente paraît enfin toucher à sa fin. Toute l'actu tech en un clin d'œil Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur ! Installer Numerama Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer ! Tout savoir sur Tesla On a essayé le Tesla FSD pendant 106 km à Amsterdam : notre avis sur la conduite automatique supervisée en Europe Vous avez reçu ce SMS après l’achat d’une voiture électrique ? Ce n’est pas une arnaque Renault devance très largement ses concurrents sur la voiture électrique en avril Tesla Semi : le camion électrique sort enfin après 9 ans d’attente Ces chiffres qui prouvent le désintérêt croissant d’Elon Musk et Tesla pour les voitures électriques Crédit photo de la une : Numerama Signaler une erreur dans le texte Numerama Plus Tesla Autopilot Tesla FSD Ne plus voir cette pub Ne plus voir cette pub
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