● Courrier International
📅 03/05/2026 à 11:00
“Agronejo” : au Brésil, l’agriculture intensive a trouvé sa bande-son
Géopolitique
DESSIN DE BRIAN STAUFFER, ETATS-UNIS. The Dial Traduit de l’anglais Réservé aux abonnés Lecture 13 min. Publié le 3 mai 2026 à 11h00 Dérivé de l’équivalent brésilien de la country, l’“agronejo” est de plus en plus populaire dans le pays. Ce courant musical n’a rien de champêtre : dans les chansons, tout n’est que monocultures, pesticides et équipements lourds, au service des grandes entreprises du secteur, nous raconte la journaliste brésilienne Carolina Abbott Galvão. Au Folks Pub de Londrina, une ville du Paraná, dans le sud du Brésil, les murs sont ornés de photos de cow-boys américains et d’une enseigne arborant le slogan “God Bless Texas” [“Que Dieu bénisse le Texas”]. Les tabourets alignés le long du bar sont surmontés de selles. Quand j’ai visité les lieux, les serveuses prenaient les commandes vêtues d’énormes chapeaux Stetson et de bandanas rouges à imprimé cachemire. Les hommes installés près du bar portaient des jeans et des chemises blanches impeccablement repassées, tandis que les femmes, chaussées de talons hauts ou de bottes de cow-boy, arboraient des hauts moulants, leurs cheveux longs et raides leur tombant en cascade dans le dos. Des haut-parleurs s’échappaient des voix rauques chantant en portugais des histoires de pick-up et de bétail sur des airs d’accordéon mêlés de rythmes électroniques entraînants. La chanson, Os Menino da Pecuária, dont le titre signifie “les mecs du bétail”, a enregistré plus de [137] millions de vues sur YouTube. Os Menino da Pecuária appartient à un sous-genre musical, l’agronejo, lui-même dérivé du sertanejo – l’équivalent de la country au Brésil. Apparu au début du XXe siècle dans les campagnes du Brésil, le sertanejo est extrêmement populaire partout dans le pays, en particulier dans les régions Offres spéciales Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale. Dès 2,99 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Offres spéciales Profitez d’un accès illimité (-57%) 2,99 € par mois au lieu de 6,99 €, résiliable à tout moment J’en profite Carolina Abbott Galvão Lire l’article original Société Industrie agro-alimentaire Amériques Source de l’article The Dial Lancé en 2023, ce magazine en ligne a emprunté son nom à une célèbre revue littéraire américaine publiée irrégulièrement de 1840 à 1929. Comme son modèle historique, The Dial entend à la fois offrir un espace d’invention littéraire et se positionner à l’avant-garde des débats politiques et culturels – en ayant toutefois comme centre de gravité “non pas Brooklyn, mais le monde entier”. Il propose des reportages originaux en anglais et des traductions dans cette langue, avec des contributions venant de plus de 80 pays. “Nous offrons à nos lecteurs une fenêtre sur le monde, au-delà des frontières de leur pays, ainsi qu’un carnet de voyage à travers notre époque tumultueuse”, annonce-t-il sur son site Internet. Sa cofondatrice et rédactrice en chef est la journaliste américaine Madeleine Schwartz, installée à Paris. Lire la suite Nos lecteurs ont lu aussi Vu de Russie. Pourquoi le Sud global préfère Pékin à Moscou E-commerce. En Inde, les “dark stores” destinés à la livraison remodèlent le visage des villes Vu du Royaume-Uni. Pour vivre la nuit aussi, allez donc à Paris plutôt qu’à Londres Art. Oriol Vilanova, le Catalan qui révèle la “voix intérieure” des cartes postales
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