● Journal du Net
📅 03/05/2026 à 06:45
Il met ses warnings pour ne pas qu'on lui rentre dedans et prend 150 euros d'amende
Cybersécurité
👤 La Rédaction
Peu semblent connaître cette règle du code de la route pourtant, une mauvaise habitude peut vous coûter 150 euros d'amende. Jean-Baptiste Le Dall, avocat en droit routier, nous explique pourquoi. L'étonnement. À la lecture de dizaines de témoignages en ligne, c'est ce sentiment qui prime. Tous partagent la même histoire : des automobilistes s'arrêtent sur le bas-côté, activent leurs feux de détresse et s'occupent brièvement de leurs affaires (décharger un véhicule, faire monter un passager). Pour ce geste, ils finiront avec une amende pour stationnement gênant ou dangereux. Ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'ils sont chanceux. Parce que pour ce comportement, ils auraient pu écoper d'une seconde amende de 35, voire 150 euros. La faute à leurs feux de détresse (plus communément appelés les warning). "D'abord, les feux de détresse ne sont pas un totem d'immunité permettant de se dédouaner des règles du code de la route, ironise Jean-Baptiste Le Dall. L'avocat en droit routier ajoute même qu'une mauvaise utilisation des feux de détresse peut conduire à une verbalisation. Mais à quoi servent-ils réellement ? "Ils servent à avertir les automobilistes d'une situation dangereuse, résume Jean-Baptiste Le Dall. Si l'on a un véhicule en panne, on actionne les feux de détresse pour avertir les autres usagers et prévenir du danger ; sur l'autoroute, en cas de bouchon ou de fort ralentissement, ils servent aussi à prévenir les autres conducteurs." Les employer de manière abusive est une infraction punie par une contravention de deuxième classe. Dans le détail, les automobilistes risquent une amende forfaitaire de 35 euros, minorée à 22 euros, mais majorée à 75 euros en cas de retard de paiement. Le montant de l'amende peut aller jusqu'à 150 euros au maximum devant le juge. Cela arrive notamment en cas de récidive, peut-on lire sur le site de Franck Cohen, avocat en droit routier. Reste que ces amendes sont rarement délivrées. "Cela peut arriver une fois sur un océan de contrôles, les forces de l'ordre ayant autre chose à faire que de sanctionner une infraction de deuxième classe ; on est surtout dans une logique de pédagogie, où l'on préfère signaler gentiment l'erreur plutôt que verbaliser", précise l'avocat. Ces amendes liées aux feux de détresse s'inscrivent dans un ensemble beaucoup plus large de règles encadrant l'usage des feux sur la route. En cas de non-respect, les sanctions encourues varient en fonction de l'infraction. Par exemple, éblouir un autre automobiliste sur la route peut donner lieu à une amende de 135 euros, soit une contravention de quatrième classe. Plus largement, le non-respect des règles d'usage des feux de route (pleins phares) est aussi sanctionné par une contravention de quatrième classe, fait savoir Franck Cohen. Et pour cause, les feux de route peuvent être très puissants et donc "dangereux si vous ne les utilisez pas correctement. Dans certains cas, cela peut causer un accident, notamment si un usager est ébloui par ces derniers ou s'ils ne permettent pas une bonne visibilité", ajoute-t-il.
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