● Le Journal du Geek 📅 02/05/2026 à 15:00

La Chine muscle sérieusement ses capacités de stockage d'électricité

Géopolitique 👤 Olivier
Illustration
© Thomas Reaubourg - Unsplash C’est une performance qui n’est pas passée inaperçue. En juillet 2024, la Chine atteignait déjà les 1.200 gigawatts (GW) de capacités éoliennes et solaires, soit la cible qu’elle s’était fixée pour 2030. Autrement dit, six ans d’avance sur le calendrier. Et la dynamique ne s’est pas ralentie. À la fin de l’année dernière, ces capacités culminaient à 1.840 GW, soit près de la moitié (47,3 %) de la puissance électrique totale du pays. Un seuil symbolique a été franchi : pour la première fois, l’éolien et le solaire passent devant le charbon et le gaz en termes de capacité installée. Des objectifs atteints et largement dépassés Sur le terrain, cette montée en puissance se traduit par des paysages transformés : des champs d’éoliennes à perte de vue dans certaines régions, et des étendues de panneaux solaires dans les zones désertiques. Ce qui relevait encore récemment de la planification à long terme est désormais bien concret. Mais cette progression rapide a un effet collatéral bien connu : la production n’est pas constante. Elle grimpe lorsque les conditions sont favorables, puis redescend rapidement. Or, le réseau électrique doit rester stable en permanence. Résultat, produire beaucoup d’électricité ne suffit pas, encore faut-il pouvoir la distribuer au bon moment. C’est là que le stockage entre en jeu, devenu une priorité nationale. L’idée est de conserver l’électricité produite en surplus pour la restituer quand la demande augmente, notamment le soir. Premier levier : les batteries. Entre 2024 et 2025, les capacités de stockage ont progressé de 75 %, pour atteindre 136 GW. Ces installations sont particulièrement utiles pour lisser les variations sur une journée. Mais la Chine ne mise pas uniquement sur ces solutions. Le stockage hydraulique par pompage occupe une place majeure. Le principe consiste à utiliser l’électricité excédentaire pour remonter de l’eau dans un réservoir en hauteur, puis à la laisser redescendre pour produire de l’électricité quand c’est nécessaire. Aujourd’hui, le pays dispose d’environ 59 GW dans ce domaine et prévoit d’ajouter près de 100 GW supplémentaires en cinq ans. Les chantiers se multiplient, à un rythme plus élevée que celui observé ailleurs dans le monde. En parallèle, plusieurs technologies sont testées pour compléter cet arsenal. Parmi elles : les batteries sodium-ion, qui pourraient réduire les coûts ; le stockage par air comprimé, qui exploite des cavités souterraines ; les volants d’inertie, capables de stabiliser très rapidement le réseau ; ou encore des systèmes gravitaires. L’objectif est de combiner ces approches pour répondre à différents besoins, du stockage de quelques minutes à celui de plusieurs heures, voire davantage. 🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins. Partagez 𝕏 0 commentaire Signaler une erreur NomPrénomNomAdresse de contact *L'erreur concerne *Une / des fautes d'orthographeUne formulation erronéeLe sens même de l'articleErreur à signaler à l'équipe du JDG *NameEnvoyer Source : HydroPower Chine Un espoir pour les chats malades : le traitement japonais contre l’insuffisance rénale avance Gaz, carburant, repas à 1€ : tout ce qui change (vraiment) en mai 2026 Les dernières actualités Gaz, carburant, repas à 1€ : tout ce qui change (vraiment) en mai 2026 La Chine muscle sérieusement ses capacités de stockage d’électricité If Wishes Could Kill : 3 astuces pour survivre à la nouvelle série horrifique de Netflix Un espoir pour les chats malades : le traitement japonais contre l’insuffisance rénale avance Découvrez l’astuce simple et surprenante pour choisir des fruits et légumes au supermarché Khmarynka : le nouveau drone ukrainien pensé pour le terrain Acheter un ordinateur portable en France sans ce port n’est plus légal Bleu, rouge, jaune : le code couleur USB que tout le monde ignore (et qui change tout)
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