● Presse-Citron 📅 02/05/2026 à 11:00

J’ai testé le Corsair Vanguard Air 99 Wireless, le clavier qui embarque un Stream Deck

Géopolitique 👤 Manuel Castejon
Illustration
© Manuel Castejon / Presse-citron 0 Si vous êtes un habitué de Twitch, vous avez déjà certainement entendu parler du Stream Deck, ce petit boîtier utilisé par un grand nombre de créateurs et créatrices de contenu afin d’avoir toujours à portée de main des raccourcis vers leurs réglages préférés. Changement de scène, envoi de générique, effet sonore… un simple clic suffit à lancer n’importe quelle action prédéfinie. Eh bien, sachez que cet appareil s’utilise également dans bien d’autres situations et ne nécessite pas forcément de travailler devant une caméra pour en tirer parti. Si je vous en parle, c’est que le célèbre accessoiriste Corsair a racheté Elgato en 2018 et intègre certaines de ces fonctionnalités dans une sélection de ses produits, dont notre star du jour, le clavier Vanguard Air 99 Wireless. Élégant et polyvalent, il se veut performant à la fois pour le gaming et pour la productivité. Arrive-t-il réellement à briller dans ces deux domaines ? La réponse dans ce test. Je découvre le produit Sommaire Prix du Corsair Vanguard Air 99 Wireless Le Corsair Vanguard Air 99 Wireless est un clavier premium disponible à 280 euros sur le site officiel et les revendeurs partenaires. Deux coloris sont proposés : noir ou blanc. Les touches macro sur le côté gauche restent bleues dans un cas comme dans l’autre afin de créer un contraste. Leur revêtement est d’ailleurs légèrement rugueux, ce qui permet de les repérer au toucher. Un design complet, mais “compact” Vous connaissez certainement les claviers 75-80 % (sans pavé numérique), 65 % (sans touches Fn) et 60 % (sans touches directionnelles), mais connaissez-vous le format 99 % ? Ici, pas de touche manquante notable, mais avec un agencement plus resserré pour réduire les dimensions globales. Ainsi, malgré ses six touches de macro sur le côté, son gabarit de 425,63 mm x 137,63 mm est plus contenu qu’un clavier traditionnel (plus que mon Logitech G915 en tout cas). Quelques touches passent néanmoins en combo, notamment Insert et Impr. Écran, le rapprochant davantage d’un 96 %. Notez que la capture d’écran de base nécessite donc d’appuyer sur deux touches au lieu d’une seule. © Manuel Castejon / presse-citron On retrouve en revanche des éléments supplémentaires. Sur le côté se trouvent six touches macro (S1 à S6), tandis qu’en haut à droite se trouvent un bouton Stream Deck, un raccourci vers le mode jeu, un écran et une molette crantée extrêmement qualitative. Ce sont là les principales particularités de ce clavie, sur lesquelles je reviendrai plus longuement plus bas. © Manuel Castejon / Presse-citron Le rétroéclairage est également très réussi. Ses lentilles incurvées dégagent une luminosité diffuse et homogène du plus bel effet, perçant aussi bien entre les touches qu’au niveau du lettrage afin de le percevoir correctement de nuit. Seule l’indication du 3ᵉ niveau des touches (en combinaison avec Fn) reste bien moins visible. À l’arrière, on découvre un emplacement pour ranger le dongle 2,4 GHz USB, un commutateur Windows / Mac, ainsi qu’un second switch permettant de passer de la connexion propriétaire au Bluetooth afin de l’utiliser n’importe où. Trois profils Bluetooth sont d’ailleurs présents pour ne pas avoir à tout réappairer à chaque reconnexion. Enfin, deux béquilles à deux niveaux sur le dessous permettent d’incliner le clavier selon votre préférence. © Manuel Castejon / Presse-citron Le Vanguard Air 99 est low profile, avec des touches à courte course pour réduire son épaisseur. C’est sûrement pour cela que Corsair n’a pas jugé bon d’intégrer de repose-poignets. En ce qui me concerne, je n’ai pas été dérangé par cette absence, mais selon votre sensibilité et votre installation, cela pourrait s’avérer gênant. Une fabrication de qualité pour une frappe légère La structure du Vanguard Air 99 WL est composée d’un capot en aluminium sur le dessus pour une sensation premium, d’une coque en plastique en dessous pour un poids plus réduit (928 g tout de même) et de cinq couches d’insonorisation entre les deux. Il est en outre équipé d’un montage par joint au niveau des switchs pour amortir la frappe. Puisque l’on parle d’eux, les switchs (ou “commutateurs” en français) sont une création maison : les Corsair OPX. Il s’agit d’activateurs optiques, plus réactifs que les traditionnels switchs mécaniques, justifiant ainsi le positionnement haut de gamme du clavier. Enfin, le FlashTap SOCD (pour Simultaneous Opposite Cardinal Directions) permet de gérer les conflits lorsque deux touches opposées sont appuyées en même temps, afin de donner une meilleure réactivité à vos déplacements, notamment pour jeter un coup d’œil à un angle avant de se remettre à couvert. Les joueurs de FPS apprécieront. Bref, sans vous inonder de spécifications techniques rébarbatives et d’arguments marketing parfois douteux (comme l’intérêt du polling rate à 8000 Hz en dehors des scènes e-sport), mon avis personnel est excellent. Que ce soit au quotidien pour rédiger des articles ou lors de sessions gaming plus exigeantes, le Corsair Vanguard Air 99 Wireless est un véritable bonheur à utiliser. La frappe est légère, le son est doux même en tapotant comme une brute, le rebond réactif et les performances en jeu sont excellentes, sans pour autant me faire gagner en niveau, il ne faut pas trop en demander tout de même. Corsair Web Hub, le remplaçant d’iCue Pour configurer ses périphériques, Corsair remplace progressivement son logiciel propriétaire iCue par une version web : le Web Hub. Après tout, on a tous envie de devoir être connecté à internet pour changer le rétro-éclairage de son clavier… non ? Heureusement qu’on peut l’installer en tant que web app. © Manuel Castejon / PResse-citron Corsair précise que pour le faire fonctionner, il faut utiliser Chrome, Edge ou Opera. J’ai bien évidemment testé avec Firefox (mon navigateur principal) par esprit de contradiction et je peux vous confirmer que cela ne fonctionne pas. J’ai donc installé Vivaldi, pensant que n’importe quel navigateur Chromium ferait l’affaire, avant d’être à nouveau déçu. Bref, installez Google Chrome. Et même comme ça, je dois avouer que je n’ai pas réussi à le faire fonctionner sur Linux. Une fois connecté, on peut modifier le comportement du rétroéclairage, le polling rate, les paramètres du mode Jeu ou encore l’attribution des touches. Pratique notamment pour remplacer la touche Copilot et remettre un CTRL D. Des keycaps sont d’ailleurs disponibles dans la boîte pour adapter le layout, mais il faudra les remplacer à la main en l’absence de pince dédiée. © Manuel Castejon / Presse-citron Si le clavier est connecté en filaire et uniquement dans ce cas, ce que Corsair ne précise pas, vous pouvez également y modifier l’affichage du petit écran LCD afin par exemple de faire tourner en boucle le GIF de votre choix, à condition qu’il ne soit ni trop grand ni trop lourd. C’est gadget et des informations plus précises sur l’état de la batterie (le pourcentage précis) aurait été bien plus pratiques. Les vrais arguments du Corsair Vanguard Air 99 Wireless Maintenant, attaquons réellement le vif du sujet : ces petits trucs en plus qui rendent le Vanguard Air 99 WL si intéressant. Ils sont selon moi au nombre de trois : la molette, le mode gaming et le mode Stream Deck. © Manuel Castejon / Presse-citron J’ai évoqué plus tôt la qualité de fabrication de la molette, mais je n’ai pas détaillé son usage, et c’est là tout le génie de Corsair. Au premier coup d’œil, on imagine qu’elle sert à régler le son, ce qui est déjà bien, mais en y regardant de plus près, on constate qu’il est possible de choisir parmi quatre modes accessibles d’un simple raccourci clavier : la gestion du volume, celle du rétroéclairage, pour zoomer ou pour faire défiler la page en cours. C’est brillant. © Manuel Castejon / Presse-citron Le mode gaming quant à lui est assez simple à comprendre. Un clic et vous passez en mode sérieux : polling rate précis, rétroéclairage fixe et réduit, et les touches systèmes désactivées pour éviter le retour au bureau inopportun en plein accès de panique lorsque d’un combat trop stressant. Et bien sûr, un petit tour sur le Web Hub vous permet de personnaliser tous ces comportements. Enfin, arrive le côté Stream Deck. En plus des six touches macro présentes sur le côté gauche, une touche dédiée permet (après installation du soft) de faire apparaître sur votre écran un Stream Deck virtuel de la taille de votre choix. Intéressant pour les créateurs de contenu, mais aussi pour n’importe qui d’autre. La puissance et la polyvalence du Stream Deck est impressionnante. Vous pouvez ainsi avoir à portée de main des raccourcis vers vos applications préférées, vers les sites que vous consultez le plus, des fonctions dans vos logiciels les plus utilisés, des macros, etc. Soyons honnêtes : tout le monde n’en aura pas l’utilité, mais gérer vos éclairages Philips Hue et votre conversation Discord au même endroit est un confort non négligeable. Une autonomie dans la moyenne Côté autonomie, Corsair annonce « jusqu’à 57 heures sans RGB », mais qui utilise son clavier ainsi ? Sans tirer sur les performances, après tout un polling rate de 8 kHz est peut-être un peu excessif pour discuter sur WhatsApp ou Signal, vous pouvez tabler sur 25 à 30 heures. C’est correct, sans plus. Vous aurez toujours à sortir un câble une fois par semaine environ. © Manuel Castejon / Presse-citron Notre avis sur le Corsair Vanguard Air 99 Wireless Le test est fini et il va falloir désormais rendre ce clavier à Corsair. Je dois bien l’avouer, ça me crève le cœur. Que ce soit le confort de frappe, les performances en jeu, la précision de la molette ou le bonus des raccourcis Stream Deck, le Vanguard Air 99 Wireless a réussi à combler mes attentes et même à me surprendre. C’est un excellent clavier au quotidien qui se paye le luxe d’être en prime très joli sur un bureau. © Manuel Castejon / Presse-citron Il affiche néanmoins un défaut de taille : son prix. Pour 280 euros aujourd’hui, on trouve des claviers magnétiques comme le Keychron Q6 HE Wireless pour ne citer que lui. Alors oui, il ne monte pas à 8000 Hz, mais à moins d’être un compétiteur professionnel ou un véritable virtuose de la dactylographie, vous ne devriez pas voir la différence. Est-ce que je l’achèterais avec mes pauvres deniers de pigiste précaire ? Pas sûr. En revanche, il m’a grandement donné envie de rajouter un Stream Deck sur mon bureau pour profiter de toutes les fonctionnalités que cela peut ajouter au quotidien une fois bien configuré, et s’il est décliné dans une version moins chère sans écran, je pourrais bien craquer. Je découvre le produit 📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp. Corsair Vanguard Air 99 Wireless 280 € 8.5 Note globale 8.5/10 On aime Confort de frappe et performances en jeu Molette d'excellente facture Les options Stream Deck intégrées 2,4 GHz + 3 connexions Bluetooths possibles Format contenu pour le nombre de touches On aime moins Le Web Hub réservé à Chrome, Edge et Opera L'écran pourrait être mieux utilisé Le prix élevé Je découvre le produit À la uneClavierJ'ai testéTest Sur le même sujet On a visité le musée du futur : comment le MuséoParc Alésia utilise la technologie pour rendre l’Histoire accessible à tous Depuis que j’ai testé cet écran OLED ultra-large de Philips, il m’est impossible de revenir en arrière J’ai testé l’aspirateur indispensable pour les propriétaires de chats : le Shark PowerDetect Speed Clean Empty Pet Pro J’ai testé le vélo pliant ZIP de ENGWE : urbain par excellence ! 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