● Courrier International 📅 02/05/2026 à 10:47

À Paris, la librairie centenaire Shakespeare and Company plus moderne que jamais

Géopolitique
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La librairie Shakespeare and Company à Paris, le 14 septembre 2018. Photo Charles Platiau La fondatrice de la librairie parisienne Shakespeare and Company avait des airs de visionnaire. Dixit le magazine américain Forbes. Ce dernier affirme que “ce que Sylvia Beach avait compris en 1919 paraît étonnamment moderne en 2026”. Juste après la Première Guerre mondiale, lorsqu’elle ouvre cet espace consacré à la littérature anglophone, elle ne crée pas simplement une librairie mais “une bibliothèque qui prête des livres et qui fait office de lieu de rencontre, un espace physique où la culture peut être partagée, débattue et rapportée chez soi”. À lire aussi : Destination. Buenos Aires : “Cette ville est un paradis pour les amoureux des livres” Un endroit qui s’impose comme une “infrastructure culturelle” imprégnée d’“influence intellectuelle” et d’“énergie sociale”, et qui attire des auteurs tels qu’Ernest Hemingway, Francis Scott Fitzgerald ou encore Ezra Pound. L’actuel Shakespeare and Company, ouvert en 1951, se présente comme “l’héritier spirituel” de celui de Sylvia Beach – fermé en 1941 lors de l’occupation allemande, poursuit le média d’outre-Atlantique. Densité et désordre Selon la journaliste de Forbes Kate Hardcastle, la société opère actuellement un retour vers les “valeurs” que portait Sylvia Beach : la librairie comme lieu de rencontre, le livre comme objet. Ce qui explique en partie pourquoi, à l’heure du numérique, “les librairies physiques ont regagné une force symbolique”. Les livres sont devenus “des objets de goût, des marqueurs identitaires et des symboles sociaux”, explique la journaliste, qui précise que sa “fille de 16 ans s’installe fièrement dans une pièce qui rend hommage à sa collection de livres du sol au plafond”. À lire aussi : Idées. Lire ne sert à rien et c’est pour ça qu’il faut s’y mettre ! Alors que la culture est façonnée par les systèmes de recommandation et les flux algorithmiques répétitifs, Shakespeare and Company offre “des étagères à explorer, des salles à parcourir, des livres à manipuler et des découvertes qui sont le fruit du hasard”, poursuit-elle. La librairie “privilégie la densité” et le “désordre”. Ce qui, ailleurs, serait perçu comme des faiblesses fait partie intégrante de sa valeur. Et même si certains se souviennent avec regret “d’une époque moins commerciale” où les files d’attente ne s’étendaient pas jusqu’à la rue, “dans un monde si obsédé par les écrans, ne devrions-nous pas nous réjouir de constater un tel engouement pour la visite d’une librairie ?” s’interroge Forbes. Courrier international Europe Paris Sur le même sujet Vu d’Italie. Nous aurons toujours Paris Reportage. Livres sous surveillance : quand les librairies russes résistent à la censure du quotidien États-Unis. À Brooklyn, une librairie bar réunit les Africaines-Américaines queers Enquête. En Colombie, entre les étals des libraires, sévit le voleur de livres de Bogota Nos services Soirée de lancement Inscrivez-vous pour la soirée de lancement du jeudi 07 mai à 19h30 à l’auditorium du Groupe Le Monde. Je m’inscris → HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Paris Globe Festival Tentez de remporter un pass valable pour 2 spectacles au choix parmi la sélection du festival Paris Globe du 27 mai au 4 juin. Je tente ma chance → Festival Europavox Tentez de remporter un pass VIP 3 jours pour le festival de musique Euparovox du 26 au 28 juin à Clermont-Ferrand. Je participe →
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