● Courrier International 📅 02/05/2026 à 08:30

Kneecap, les trublions du rap nord-irlandais

Géopolitique
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Le groupe à Belfast, en février 2026. En Irlande du Nord, le terme anglais kneecap (“rotule”) désigne le châtiment infligé par l’IRA aux fauteurs de troubles : une balle dans le genou. Photo Tom Beard The Observer Traduit de l’anglais Réservé aux abonnés Lecture 13 min. Publié le 2 mai 2026 à 08h30 Le groupe nord-irlandais a sorti le 1er mai “Fenian”, un album de la maturité conçu comme une réponse à leurs détracteurs après une année mouvementée. Lors d’une rencontre avec “The Observer”, les trois extravagants compères se confient sur leurs familles, leur fulgurante ascension, leurs démêlés judiciaires et la manière dont ils revitalisent le gaélique à travers de nouvelles formes musicales. “On était censés être bien occupés l’année dernière, raconte Móglaí Bap. Puis on s’est retrouvés désœuvrés.” En septembre 2025, Kneecap devait partir en tournée aux États-Unis. Le trio de hip-hop gaélique – composé des rappeurs Móglaí Bap et Mo Chara, auxquels se greffe DJ Próvaí, que l’on voit généralement affublé d’une cagoule – venait pourtant de connaître une année faste après la sortie, en 2024, de son album Fine Art et celle d’un film semi-autobiographique plusieurs fois primé, Kneecap [arrivé sur les écrans français en juin 2025]. Ses concerts électrisants se donnaient à guichets fermés, il avait tourné en Australie et avait été la tête d’affiche du festival Electric Picnic, dans le comté de Laois [en Irlande], et du festival Wide Awake, à Londres. La prestation du groupe au festival de Glastonbury [dans le sud-ouest de l’Angleterre, en juin 2025] avait rencontré un succès tel qu’il avait fallu boucler le site afin d’en garantir la sécurité. Une tournée annulée Seulement voilà, une plainte déposée par le gouvernement britannique contre Mo Chara et l’annulation de leurs visas de travail américains les ont obligés à faire une croix sur les dates qui étaient prévues à l’automne. Douze concerts, tous annulés. Du coup, Kneecap a repris le chemin des studios. Ils avaient toujou Offres spéciales Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale. Dès 2,99 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Offres spéciales Profitez d’un accès illimité (-57%) 2,99 € par mois au lieu de 6,99 €, résiliable à tout moment J’en profite Miranda Sawyer Traduit par Jean-Baptiste Bor Lire l’article original Rap Irlande du Nord Source de l’article The Observer (Londres) Humaniste et proeuropéen, l’hebdomadaire trouve grâce aux yeux des électeurs travaillistes, en particulier parmi la classe moyenne supérieure. Fondé en 1791, avec la promesse de n’être influencé “ni par les préjugés ni par aucun parti”, The Observer est le plus ancien journal dominical encore en circulation au Royaume-Uni. Parmi ses objectifs, définis en 1959 par son propriétaire et directeur de la rédaction David Astor : “Traiter ses adversaires avec respect, s’opposer à ceux qui promeuvent la haine, mais de manière non violente. Essayer de comprendre les gens et d’expliquer qui ils sont les uns aux autres. Pratiquer l’autocritique – en tant que progressistes, qu’internationalistes et que journalistes – sans se retenir de critiquer les autres.” De manière générale, poursuivait-il avec une note d’humour : “Faire l’inverse de ce que Hitler aurait voulu.” Intégré au même groupe que le quotidien de gauche The Guardian en 1993, l’hebdomadaire a été repris fin 2024, en dépit d’une vive contestation en interne, par le média en ligne Tortoise Media. Des craintes se sont alors fait jour quant à la pérennité de l’édition papier. Relégué au rang de simple onglet du site Internet de The Guardian, The Observer obtient sa propre plateforme numérique dans le sillage du rachat, en avril 2025. Lire la suite Sur le même sujet Italie. Dans le métro de Milan, sur la trace des derniers lecteurs Reportage. Le candombe, la musique afro-uruguayenne qui brise ses chaînes Photographie. Prix Hasselblad 2026, Zanele Muholi revient sur “son parcours, sa douleur, sa survie” Liban. À Beyrouth, des soirées poésie comme refuge collectif en temps de guerre
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