● Courrier International 📅 02/05/2026 à 08:30

Atis Rezistans, ces artistes haïtiens qui tiennent tête au chaos et aux injustices

Géopolitique
Illustration
André Eugène, dans son atelier de la Grand-Rue, à Port-au-Prince. En 2025, le sculpteur a dû quitter la capitale haïtienne. Photo Leah Gordon Nichée au fond d’un dédale de ruelles situées juste derrière la Grand-Rue, l’avenue principale de Port-au-Prince, se trouve l’une des galeries d’art les plus singulières d’Haïti, ou ce qu’il en reste. L’entrée est surplombée d’une grande arche noire ornée de lettres en ferraille indiquant : “Atis Rezistans”, “artistes en résistance”, en créole haïtien. Ici, pendant près de trente ans, des détritus ont été transformés en sculptures, une pratique ancrée dans la croyance culturelle selon laquelle les matériaux, tout comme les êtres humains, peuvent avoir plusieurs fonctions. Depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, la société haïtienne est plongée dans une vague de violence qui a effrité et restructuré toute sa vie culturelle. L’expérience des artistes de la Grand-Rue vient d’ailleurs illustrer ce bouleversement. Ceux qui, autrefois, aidaient les artistes de la ville à se faire connaître d’un public international sont aujourd’hui dispersés dans tout le pays. Pendant ce temps, leur galerie est abandonnée aux violents affrontements entre les gangs, la police, les missions de sécurité internationale et le gouvernement. “Nous récupérons ce qui est cassé, abandonné ou sans valeur, et nous le transformons en œuvres puissantes pour dénoncer les injustices”, explique André E Offres spéciales Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale. Dès 2,99 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Offres spéciales Profitez d’un accès illimité (-57%) 2,99 € par mois au lieu de 6,99 €, résiliable à tout moment J’en profite Linna Fehrm Traduit par Anna Kerautret Lire l’article original Amériques Nos lecteurs ont lu aussi Sport. La voix avant le poing : la lutte sénégalaise est aussi une arène d’expression poétique Reportage. Aux Pays-Bas, une bibliothèque de livres inédits où des histoires trouvent enfin des lecteurs Portrait. Kneecap, les trublions du rap nord-irlandais Analyse. Trump lâché par ses alliés : la panique gagne l’extrême droite européenne Source de l’article The Christian Science Monitor (Boston) Cet élégant journal a été lancé en 1908 à Boston par Mary Baker Eddy, fondatrice de l’Église First Church of Christ, Scientist, qui finance la publication. Il ne se veut pas pour autant un titre religieux, mais revendique des valeurs humanistes, un traitement mesuré et pédagogique des sujets, afin de lutter contre les divisions et de favoriser l’unité. Il a cessé d’être imprimé quotidiennement en 2009 pour concentrer ses efforts sur son site Internet, même si une version papier hebdomadaire existe toujours. Lire la suite Nos services Soirée de lancement Inscrivez-vous pour la soirée de lancement du jeudi 07 mai à 19h30 à l’auditorium du Groupe Le Monde. Je m’inscris → HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Paris Globe Festival Tentez de remporter un pass valable pour 2 spectacles au choix parmi la sélection du festival Paris Globe du 27 mai au 4 juin. Je tente ma chance → Festival Europavox Tentez de remporter un pass VIP 3 jours pour le festival de musique Euparovox du 26 au 28 juin à Clermont-Ferrand. Je participe →
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