● Le Journal du Geek
📅 30/04/2026 à 20:02
Ce bricoleur a transformé des vélos électriques en voiture solaire : elle file à 50 km/h
Géopolitique
👤 Camille Coirault
© RCLifeOn Notre inventeur du jour, c’est Simon Sörensen, vidéaste suédois derrière la chaîne YouTube RCLifeOn, qui cumule plus de 900 000 abonnés et plus de 300 vidéos où il présente ses idées de bricolages, toutes plus originales les unes que les autres. Drone de levage fait maison, engin volant à une aile, bateau électrique artisanal, hoverboard… Bref, Simon est un véritable expert débordant d’imagination, et il y a neuf mois, il a finalisé l’un de ses projets les aboutis. En récupérant deux vélos électriques, il a réussi à créer une petite voiture électrique fonctionnant à l’énergie solaire qui bombarde suffisamment fort pour ne pas rougir face à une Citroën Ami. Alors, certes, elle n’a pas la belle gueule d’une Tesla Model 3, mais ce n’était pas le but et sa bouille reste absolument adorable. Mais ne vous laissez pas tromper par son apparence de jouet pour enfant : sa fabrication a nécessité d’excellentes connaissances en ingénierie, et Simon s’est même inspiré d’une technologie du XIXe siècle que l’on retrouve dans les Formule 1 modernes. Deux vélos électriques sacrifiés pour la bonne cause Simon a récupéré deux VAE puissants à deux roues motrices, équipés de moteurs-moyeux de 1 000 W par roue, soit quatre fois la limite légale européenne pour un vélo électrique (250 W). Comme chaque vélo embarque un moteur de moyeu à l’avant et un à l’arrière, il a pu ainsi en extraire quatre. En récupérant l’intégralité des chaînes de traction, les contrôleurs et les guidons, il s’est retrouvé avec quatre unités motrices prêtes à être greffées sur un châssis. « Ce qui est cool avec ce setup, c’est que je peux avoir 1 000 W dans chaque roue », résume-t-il dans sa vidéo. Les moteurs disposant tous de leurs propres contrôleurs de vitesse électroniques, cela permet de gérer indépendamment chacune des roues du véhicule et de basculer à volonté entre traction avant, propulsion arrière et transmission intégrale. Une architecture que Sörensen considère comme l’un des vrais points forts de son projet. Le plus fort, c’est que Simon n’était pas formé à la soudure, comme il l’admet lui-même dans sa vidéo : « C’est la première fois que je prends un poste à souder. Je n’ai aucune formation officielle, et j’ai improvisé au fur et à mesure ». Il a tout de même construit son châssis tout seul, à base de tubes d’acier de 25 mm. Il a découpé les supports des moteurs de 8 mm d’épaisseur, peut-être un peu surdimensionnés par rapport à leur application, mais Simon a joué la carte de la sûreté. « Mon choix était peut-être un peu excessif, mais ces moteurs ne sont pas des jouets, et je préfère ça plutôt que risquer une casse en roulant », explique-t-il. Le plancher de sa voiturette est en contreplaqué de bouleau de 8 mm, choisi pour sa légèreté, et les parois intérieures habillées de panneaux peints. Des portes à charnières imprimées en 3D et maintenues fermées par des aimants complètent l’habitacle. Côté direction, il a opté pour une épure d’Ackermann, un principe formulé en 1816 par le carrossier allemand Georg Lankensperger, initialement pour les calèches à chevaux, et qu’on retrouve aujourd’hui sur les monoplaces de Formule 1. Dans un véhicule en plein virage, la roue intérieure décrit un arc plus court que la roue extérieure : si les deux braquent au même angle, l’une des deux risque de frotter le sol au lieu de rouler. L’épure d’Ackermann règle le problème en inclinant les pivots de direction de façon à ce que chaque roue braque selon un angle différent, précisément calculé pour que les deux suivent leur propre trajectoire. « Cela ressemble à de la magie noire, mais si ça marche, ça marche », explique-t-il. S'abonner à Journal du Geek Une puissance de recharge de 300 W et 100 km d’autonomie Le toit de la voiture abrite trois panneaux solaires souples de 100 W chacun, soit 300 W au total, pesant seulement 2 kg pièce, choisis expressément pour ne pas alourdir le châssis. Mis bout à bout, ils délivrent 300 W de puissance en crête pour recharger les deux batteries de 48 V du véhicule lorsqu’il est en mouvement. Gérées par un contrôleur de charge, elles peuvent encaisser jusqu’à 100 V d’énergie solaire. La charge complète depuis les panneaux seuls prend une dizaine d’heures, mais c’est une valeur théorique, calculée lorsque le véhicule est à l’arrêt. En usage réel, les panneaux rechargent en continu pendant que la voiture roule. Sörensen l’a constaté dès sa première sortie : avant même d’avoir quitté son allée, le temps de préparer le véhicule et de filmer, les panneaux avaient déjà généré l’équivalent d’un quart de la capacité totale nécessaire pour une charge. Lors de ce même essai, il a parcouru 30 km sans que l’indicateur de batterie ne bouge d’un cran, les panneaux solaires compensant la consommation électrique instantanée. L’autonomie annoncée sur batterie seule est de 50 km et « probablement 100 km par une journée ensoleillée », selon ses propres estimations. Vitesse de pointe : 30 mph, soit très exactement 48,28 km/h ; plus que correct pour un projet D.I.Y.. « À 48 volts, on ne va pas chercher des chiffres bien plus hauts que ça », reconnaît-il. Là où le véhicule surprend vraiment, en revanche, c’est en côte : il a un couple suffisant pour grimper des côtes assez raides (voir vidéo ci-dessus). « Ce truc brille vraiment par sa puissance brute. Grimper pratiquement n’importe quelle côte avec les quatre roues accrochées au sol, ça le rend quasi imbattable », souligne-t-il, enthousiaste. On espère sincèrement que Simon continuera à nous faire profiter de ses projets, bien plus rares dans le YouTube game français, moins inspiré par le côté garage shop, très ancré aux USA, au Canada, en Australie et en Scandinavie. Vu l’ampleur que sa chaîne a pris ces dernières années, ce serait étonnant qu’il arrête ; il publie du contenu très régulièrement, sa dernière vidéo étant consacrée à une voiture amphibie… On n’arrête pas un génie qui n’a pas encore épuisé toutes ses idées ! 🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins. 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