● Siècle Digital
📅 30/04/2026 à 14:03
Le ministère de l'Économie veut reprendre la main face aux dérives du e-commerce low cost
Cybersécurité
👤 Jennifer Larcher
Économie Le ministère de l’Économie veut reprendre la main face aux dérives du e-commerce low cost Bercy crée VigE-Commerce, une cellule interministérielle chargée de traquer les produits dangereux vendus sur les grandes marketplaces. Par Jennifer Larcher Publié le 30 avril 2026 à 14h03 - Mis à jour le 30 avril 2026 à 14h08 Chargeurs qui prennent feu, jouets qui étouffent, insecticides bourrés de substances interdites. Tout cela se vend en quelques clics, livré chez vous en cinq jours, pour une poignée d’euros. Bercy vient de décider que la situation avait assez duré. VigE-Commerce, un chef de file pour coordonner la riposte Le problème n’était pas que les services de l’État ne faisaient rien. Douanes d’un côté, Répression des fraudes de l’autre, ARCOM ailleurs, ANSM encore à part. VigE-Commerce réunit une trentaine de référents issus d’une vingtaine d’administrations. Il y a aussi la Direction de l’aviation civile, parce qu’on vend aussi des drones non homologués sur ces plateformes. 📩 L’actu digitale évolue vite. Restez à jour.Recevez la newsletter quotidienne, gratuitement. En vous inscrivant vous acceptez notre politique de protection des données personnelles. Le rôle de la cellule consiste à capter les alertes remontées par les particuliers ou les associations de consommateurs. Il faut ensuite les orienter vers le bon interlocuteur administratif sans les semaines de latence qui rendaient le système précédent inefficace. Le ministère de l’Économie le reconnaît sans détour, car face à des acteurs qui jouent avec le droit ou l’ignorent délibérément, l’État devait changer de méthode. 75 % de produits non conformes sur les plateformes contrôlées En 2025, 30 plateformes ont été passées au crible, dont 16 basées hors de France. Sur 650 produits analysés (jouets, électronique, articles de puériculture), les trois quarts ne respectaient pas la réglementation. Près de la moitié présentaient un danger (risque d’incendie, d’étouffement, de choc électrique). Plus de 100 000 références sorties de la vente, 57 000 rien que pour les jouets. Sur les deux années précédentes, 275 000 articles chimiques dangereux avaient déjà été sortis des rayons numériques après le contrôle de 15 700 références. La totalité des adaptateurs et des chargeurs testés était non conforme. Six sur dix ont été jugés dangereux. On parle d’objets que l’on branche dans une prise tous les jours, à côté de son lit. Le fantôme de Shein plane sur le dossier Le ministre des PME et du Commerce, Serge Papin, avait annoncé que 2026 serait l’année de la résistance à Shein. La tentative de suspension de la plateforme par la justice a échoué, mais le retrait de produits illicites, dont des poupées à caractère pédopornographique a été obtenu. VigE-Commerce ne cible pas seulement les marketplaces chinoises. Les plateformes américaines utilisées par les Français sont aussi dans le viseur. D’un côté, des e-commerçants européens qui paient pour les certifications, les traductions, le marquage CE, les contrôles de qualité. De l’autre, des plateformes qui vendent des millions d’articles en s’affranchissant de ces coûts. Pour aller plus loin Meta veut rivaliser avec TikTok Shop en intégrant l’achat directement dans les vidéosFacebook Marketplace : vendre sur la plateforme de vente en ligneShein reste accessible en France malgré la pression judiciaireJoybuy arrive en France pour défier AmazonE-commerce : les marchands restent optimistes pour 2026 selon une enquêteInstagram ajoute des boutons d’achat automatiques sous les posts, les créateurs s’inquiètent eCommerce
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