● Presse-Citron 📅 30/04/2026 à 07:00

Attention, le prix de votre billet d’avion risque d’augmenter même après l’achat (et c’est à cause de la guerre en Iran)

Géopolitique 👤 Mathilde Rochefort
Illustration
© InsectWorld / Shutterstock.com 0 Cette situation découle, bien entendu, du blocage du détroit d’Ormuz, ce passage stratégique par lequel transitent près de 20 % des hydrocarbures mondiaux. Depuis plusieurs semaines, sa fermeture par l’Iran a un impact colossal sur les marchés énergétiques mondiaux. En conséquence, le prix du pétrole est d’une volatilité extrême, et par ricochet, celui du kérosène aussi. À tel point que depuis le début du conflit, son prix a quasiment doublé. La situation est ingérable pour les compagnies aériennes : impossible de prévoir ce que coûtera un vol dans trois mois. Volotea et le supplément kérosène Volotea a donc décidé d’agir. La compagnie espagnole low-cost propose désormais à ses voyageurs de régler un complément tarifaire, plafonné à 14 euros, sept jours avant leur départ. Ce supplément est directement indexé sur le prix du kérosène au moment du calcul, et non au moment de la réservation. Volotea se justifie en invoquant la guerre en Iran: selon la compagnie, « l’extrême volatilité actuelle des marchés énergétiques, due notamment à l’instabilité géopolitique au Moyen-Orient, ne permet plus aucune prévisibilité à cet égard », étaye-t-elle dans un communiqué. En revanche, si les cours du kérosène venaient à chuter entre la réservation et le vol, Volotea s’engage à reverser la différence à ses clients. De même, si le voyageur refuse de payer ce supplément, il peut annuler son billet sans frais. Une avocate interrogée par BFMTV précise que cette pratique est légale, à condition de respecter trois critères : « la transparence dans l’information aux consommateurs, la transparence dans la communication des modalités de calcul et la possibilité d’annuler sans frais si on refuse la révision ». Concrètement, Volotea ne garantit plus un prix fixe, mais un prix plancher susceptible d’évoluer à la hausse comme à la baisse selon les marchés. Billets d'avion: le prix peut augmenter même après l'achat chez certaines compagnies en raison du coût du kérosène pic.twitter.com/ryJBEcJ1xv — BFM (@BFMTV) April 28, 2026 D’autres compagnies en difficulté Volotea est loin d’être un cas isolé. Partout en Europe, les compagnies aériennes encaissent de plein fouet la hausse du kérosène, et les signaux d’alarme se multiplient. EasyJet a annoncé des pertes prévisionnelles comprises entre 540 et 560 millions de livres sterling pour le premier semestre de son exercice 2025-2026. En mars seulement, les achats de kérosène réalisés au tarif du marché en temps réel ont coûté 25 millions de livres supplémentaires à la compagnie britannique, gonflant d’environ 5 % le coût unitaire de chaque siège. Chez Transavia, filiale low-cost d’Air France-KLM, la réponse a été plus radicale : la compagnie a annulé plusieurs vols prévus en mai et juin 2026, soit environ 2 % de son programme sur la période. Les billets ont par ailleurs déjà été relevés en moyenne de 10 euros. En Allemagne, Lufthansa a pris des décisions encore plus drastiques, supprimant définitivement son service CityLine et retirant 20 000 vols de son programme. La situation pourrait encore s’aggraver. Willie Walsh, directeur général de l’Association du transport aérien international (IATA), estimait récemment que « fin mai, on pourrait commencer à observer en Europe certaines annulations de vols faute de carburéacteur ». Notre analyse Face à cette crise, certains craignent que le modèle Volotea fasse des émules. Si d’autres compagnies adoptent ce type de supplément variable, le prix affiché au moment de la réservation perdrait une partie de sa valeur. De quoi potentiellement affecter de nombreux voyageurs, à l’approche des vacances d’été. Volotea impose désormais un supplément kérosène pouvant aller jusqu’à 14 euros, réclamé sept jours avant le départ, directement indexé sur les prix du marché. La hausse du kérosène, liée au conflit en Iran et aux perturbations du détroit d’Ormuz, frappe de plein fouet tout le secteur : EasyJet, Transavia et Lufthansa ont déjà pris des mesures drastiques. Si les cours chutent, Volotea s’engage à rembourser la différence, mais d’autres compagnies pourraient adopter ce modèle de prix variable, rendant le tarif affiché à la réservation de moins en moins fiable. 📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp. Newsletter 🍋 Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech Votre email : Je m'inscris J'ai lu et accepte les termes et les conditions Laissez ce champ vide si vous êtes humain : AvionCarburantGuerreIranMoyen-Orienttourismevoyage [ Source ] Sur le même sujet Crise du pétrole : comment BP et TotalEnergies transforment le chaos en milliards ? 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