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📅 30/04/2026 à 07:00
La moitié des produits vendus en ligne sont dangereux annonce la Répression des fraudes
Cybersécurité
👤 Juliette Sbranna
La moitié des produits vendus en ligne sont dangereux annonce la Répression des fraudes Par Juliette Sbranna Publié le 30/04/26 à 07h00 Nos réseaux : Suivez-nous Commenter 3 © Shutterstock - Ces plateformes attirent entre 8 et 38 millions de visiteurs mensuels chacune en France. Acheter en ligne peut être risqué, indique la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF).Après avoir étudié les produits vendus sur des sites comme Shein, Temu ou encore AliExpress, l’autorité déclare qu’une grande partie d’entre eux seraient dangereux, que ce soit à cause de leur composition, de leur taille ou, plus globalement, de l’absence de tout contrôle strict. À lire également : Smartphones reconditionnés : la DGCCRF enquête et veut clarifier certains points 46% des objets vendus en ligne sont dangereuxTrois quarts des objets vendus ne seraient pas conformes et 46 % seraient même dangereux. C’est ce qu’indique la DGCCRF après avoir analysé des centaines de jouets, de vêtements ou d’autres appareils vendus sur des sites en ligne.Même si les enquêteurs refusent de donner les noms des plateformes, ils indiquent que ces sites attirent entre 8 et 38 millions de visiteurs mensuels chacun. On peut donc suspecter la présence d’Amazon, Temu, Vinted, Shein, AliExpress et Rakuten, qui comptent plusieurs millions d’utilisateurs chaque mois en France.Près de la moitié des produits vendus en ligne seraient dangereux selon la Répression des fraudes.© ShutterstockParmi les éléments les plus marquants, on retrouve la présence de cadmium, qui peut être nocif pour la santé lors d’un contact prolongé.Les jouets posent aussi problème lorsqu’ils comportent de petites pièces pouvant être avalées et provoquer un étouffement, ou lorsque les piles sont mal protégées et facilement accessibles, ce qui augmente le risque d’ingestion par les enfants.Enfin, plusieurs appareils électriques sont concernés, notamment ceux utilisés pour la coiffure comme les sèche-cheveux ou les lisseurs. Ils peuvent être défectueux et présenter un risque important, en particulier d’incendie. À lire également : Tesla France épinglée pour pratiques trompeuses : la DGCCRF sévit, le tribunal rejette le recours L'arrivée de nouvelles mesuresLe ministère de l’Économie et des Finances estime que les risques pour la santé et la sécurité des consommateurs sont généralisés et que les plateformes ne contrôlent pas suffisamment les produits qu’elles vendent.Face à cette situation jugée préoccupante, le gouvernement met en place une nouvelle cellule de surveillance, VigE-commerce, qui réunit plusieurs services de l’État pour mieux contrôler les sites de vente en ligne. En cas de manquements persistants, les autorités promettent des sanctions rapides.La plateforme Temu a directement pris position sur la situation. Elle annonce vouloir renforcer le contrôle de la conformité et de la sécurité des produits vendus sur sa plateforme.Le gouvernement met en place une cellule de surveillance pour renforcer les contrôles.© ShutterstockPour cela, elle s’associe à la société française QIMA afin d’aider à tester et certifier les produits directement auprès des vendeurs. L’objectif est de mieux garantir que les articles respectent les normes de sécurité.Le site explique aussi qu’elle investit fortement dans ce domaine, avec environ 100 millions de dollars consacrés en 2025 au contrôle qualité et à la sécurité des produits dans le monde. Elle prévoit de doubler cet investissement en 2026 pour renforcer encore ses dispositifs. Suivez toute l'actualité des Numériques sur Google Actualités et sur la chaîne WhatsApp des Numériques Envie de faire encore plus d'économies ? Découvrez nos codes promo sélectionnés pour vous.
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