● Siècle Digital 📅 29/04/2026 à 14:47

Un tiers des nouveaux sites web seraient désormais générés par IA selon cette étude

Géopolitique 👤 Jennifer Larcher
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Intelligence artificielle Un tiers des nouveaux sites web seraient désormais générés par IA selon cette étude Des chercheurs de Stanford et de l'Imperial College London ont passé au crible 33 mois de création de sites web. 35 % des pages mises en ligne mi 2025 portaient la marque d'une intelligence artificielle. Par Jennifer Larcher Publié le 29 avril 2026 à 14h47 Vous avez probablement déjà atterri sur l’un de ces sites. Un ton étrangement lisse, des phrases qui s’enchaînent sans aspérité, une politesse de robot qui vous met mal à l’aise sans que vous sachiez exactement pourquoi. Cette tendance avance à une vitesse que même les chercheurs n’avaient pas anticipée. De zéro à 35 % en trente mois L’étude, intitulée The Impact of AI-Generated Text on the Internet, s’appuie sur les archives de la Wayback Machine pour comparer des échantillons de sites créés entre août 2022 et mai 2025. Avant le lancement de ChatGPT fin 2022, la proportion de sites classés comme produits ou assistés par une IA était nulle. Trente mois plus tard, elle atteignait 35 %. Un tiers du web neuf. 📩 L’actu digitale évolue vite. Restez à jour.Recevez la newsletter quotidienne, gratuitement. En vous inscrivant vous acceptez notre politique de protection des données personnelles. Jonáš Doležal, chercheur à Stanford et co-auteur du papier, ne cache pas sa stupéfaction. Le web tel qu’on le connaît a été façonné sur trente ans par des millions de contributeurs humains. L’IA en a remodelé un tiers en moins de trois. Un Web faux, uniforme et creux&nbsp? Ils ont testé six hypothèses et deux se sont vérifiées. Le web devient effectivement moins divers dans son vocabulaire et plus positif dans son ton. Les quatre autres avec davantage de mensonges, moins de sources citées, un appauvrissement sémantique, une disparition des voix singulières n’ont pas été confirmées. Le résultat le plus contre-intuitif concerne la désinformation. L’équipe a fait vérifier par des fact-checkeurs humains des affirmations extraites de sites générés par IA. Il n’y a pas d’explosion de fausses informations réellement vérifiables. L’IA pourrait gonfler le volume d’affirmations impossibles à vérifier avec les outils actuels. Et puis, comme il le note avec un cynisme bienvenu, Internet n’a jamais été un temple de la vérité. Un web uniformément optimiste et poli, où les aspérités disparaissent, où chaque phrase respire la bienveillance artificielle, c’est sans doute moins dangereux que la désinformation. Vers un suivi en temps réel L’équipe travaille avec l’Internet Archive pour que cette recherche ponctuelle devienne un outil de surveillance continue. L’objectif consiste à suivre l’évolution mois par mois, par catégorie de site et par langue. Si un tiers du web neuf est déjà synthétique, l’humain va-t-il perdurer sur Internet ou sera-t-il totalement remplacé&nbsp? Pour aller plus loin Google met son IA au service du Pentagone, ses employés redoutent un virage dangereuxLa Chine bloque le rachat de Manus par Meta et relance la guerre mondiale de l’IALa Maison Blanche accuse la Chine de piller les IA américainesPour améliorer ses agents IA, Meta va enregistrer les gestes de ses employésGoogle affirme que 75% de son nouveau code est désormais directement écrit par l’IAAvec l’IA, Google Street View permet désormais d’imaginer une scène de film dans un lieu réel IA
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