● Courrier International
📅 28/04/2026 à 18:34
Afghanistan : les talibans accusent le Pakistan d’avoir tué sept personnes dans un bombardement
Géopolitique
Des résidents de la ville d’Asadabad, dans le nord-est de l’Afghanistan, inspecte les débris d’un bâtiment effondré, le 28 avril 2026, après une attaque pakistanaise présumée. PHOTO AIMAL ZAHIR/AFP Le bilan, provisoire, s’élèverait à 7 morts et 75 blessés, “dont des femmes et des enfants”, rapporte le site d’information en exil Afghanistan International, qui s’appuie sur des sources interrogées au sein de l’hôpital de Kunar, du nom d’une province du nord-est de l’Afghanistan située à la frontière avec le Pakistan. Afghanistan, Pakistan Auparavant, poursuit le journal en ligne, “les forces pakistanaises ont mené des attaques [dans l’après-midi du 27 avril] sur des parties de la capitale provinciale Asadabad, notamment l’université Sayed Jamaluddin, ainsi que sur le district de Sarkani”. Depuis Kaboul, la chaîne d’information en continu Tolo News a ouvert son journal du soir avec des images qui ont suivi ces bombardements (visibles à partir de 24 secondes) : Le site indien First Post relaie des informations provenant des talibans afghans selon lesquels ce sont des tirs d’obus de mortier et des roquettes qui se sont abattus sur la province de Kunar, des “crimes de guerre graves et inexcusables, un acte flagrant de brutalité et une action provocatrice”, pour reprendre les termes d’un des porte-parole du gouvernement à Kaboul, Hamdullah Fitrat. Vieilles tactiques Côté pakistanais, le ministère de l’Information nie en bloc : les affirmations proférées par les médias afghans ne seraient que “mensonges flagrants, […] pitreries pitoyables et accusations odieuses”, indique le quotidien Dawn. “Ce schéma, poursuit Islamabad, est une vieille tactique par laquelle les médias afghans créent de fausses informations pour dissimuler leur soutien à des groupes terroristes, […] et bénéficient d’une amplification de la part des médias indiens.” Et d’affirmer : “La vérité triomphera du mensonge.” Les armées afghanes et pakistanaises sont actuellement soumises à un cessez-le-feu convenu lors d’une médiation chinoise, début avril, qui a mis fin à la “guerre ouverte” que se sont livrés les deux pays voisins depuis le mois de février, en raison des attaques menées par les talibans pakistanais contre Islamabad depuis le territoire afghan. À lire aussi : Aviation. 2 000 survols de l’Afghanistan chaque semaine : quand la guerre en Iran profite aux talibans Au lendemain de l’attaque pakistanaise du 27 avril, les talibans afghans ont beau jeu de dénoncer “une violation des principes humanitaires de base et du droit international”, explique Afghanistan International – quand le traitement qu’ils imposent à leur population, et notamment aux femmes, ne répond pas vraiment aux normes internationales en la matière. En face, le Pakistan se dégage de toute responsabilité quant aux pertes civiles : “Chaque fois que le Pakistan frappera l’infrastructure terroriste basée en Afghanistan, ces frappes seront clairement déclarées, pleinement assumées et étayées par des preuves précises de ciblage des infrastructures de soutien au terrorisme.” Une rengaine déjà servie par Islamabad le mois dernier, après que des frappes pakistanaises avaient touché un établissement hospitalier de Kaboul – faisant plus de 400 morts, selon les talibans. Daniel Bastard Pakistan Asie Sur le même sujet Vu du Pakistan. Les talibans n’ont pas changé, il est quasi impossible de négocier avec eux ! Asie. Afghanistan : un raid aérien du Pakistan sur Kaboul aurait fait plus de 400 morts Analyse. Entre l’Afghanistan et le Pakistan, la crainte d’une “guerre totale” Reportage. “La peur a pris le dessus” : face à la guerre, l’amer retour au pays des Afghans d’Iran Nos services Soirée de lancement Inscrivez-vous pour la soirée de lancement du jeudi 07 mai à 19h30 à l’auditorium du Groupe Le Monde. Je m’inscris → HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Slow Autriche [Contenu partenaire] Salzbourg en été : une scène à ciel ouvert Je découvre l’article → Paris Globe Festival Tentez de remporter un pass valable pour 2 spectacles au choix parmi la sélection du festival Paris Globe du 27 mai au 4 juin. Je tente ma chance →
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