● Les Numériques Télécom 📅 28/04/2026 à 14:00

Ce mini vidéoprojecteur Epson cache un atout de taille pour les joueurs

Cybersécurité 👤 Raphaël Bentéo
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9 Commenter Présentation Avec son Lifestudio Pop EF-61, Epson poursuit sa stratégie d’investissement sur le segment des vidéoprojecteurs à la fois compacts et abordables. Le fabricant tente ainsi de renouveler son catalogue, processus déjà amorcé avec ses derniers modèles EF-21 et l’EF-22 que nous avions testés. Ce nouveau venu adopte évidemment la source lumineuse 3LCD chère à Epson, qui a l’avantage de n'occasionner aucun effet arc-en-ciel, contrairement aux vidéoprojecteurs DLP du moment. Il affiche une définition Full HD et profite d’une interface Google TV.© Les NumériquesSon tarif officiel est de 750 €, mais il s’affiche autour de 650 € aujourd’hui et se positionne entre les modèles d'entrée de gamme tels que le Dangbei Freedo ou le Xgimi MoGo 4 Led, et des produits un peu plus premium comme le Dangbei Atom en laser. Son cousin EF-62 est très similaire, mais délivre une définition 4K, tandis que les EF-71 et 72 embarquent les mêmes composants dans un format sur pied.Toutes nos mesures de luminosité et de colorimétrie mentionnées dans cet article ont été réalisées par Raphaël, calibreur certifié PVA, avec un spectroradiomètre Jeti specbos 2501-HiRes, un colorimètre Klein K10-A et le logiciel CalMAN Ultimate. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Construction & Ergonomie Le Pop EF-61 est un peu différent des derniers vidéoprojecteurs que nous avons testés, se distinguant avant tout par son design au format carré et fin, à la manière du Dangbei Atom. Il adopte un format assez minimaliste, qui rappelle son cousin l'EF-21 en moins épais. Un peu trop minimaliste peut-être même et finalement assez basique, notamment face aux EF-21 et EF-22 ou aux Xgimi du moment. Il est sinon facile à transporter avec à peine 1,6 kg sur la balance et des dimensions de 7,5 cm de haut pour 20 cm de large et 20 cm de profondeur.© Les NumériquesOn regrette toutefois l’absence de pied sur balancelle, Epson se contentant d’un petit pied rétractable à l’avant pour ajuster l’inclinaison. Cela lui permet de rester fin et facilement transportable, mais il se révèle moins polyvalent en matière d’installation. Contrairement à certains concurrents, il ne dispose pas de batterie intégrée, à l'instar des Xgimi Halo+ et MoGo 4 Pro.L'unique petit pied escamotable du projecteur.© Les NumériquesLa connectique est réduite au strict minimum sur ce modèle : un port HDMI, un port USB et une sortie mini-jack. Pas d’Ethernet ni de sortie optique, ce qui limite un peu les possibilités, mais reste classique sur les modèles portables du genre. Il peut évidemment être connecté au wifi ou en Bluetooth pour appairer une enceinte.La connectique à l'arrière est très basique.© Les NumériquesL’interface Google TV est toujours un point fort de ce type de vidéoprojecteur. L’OS est assez fluide et donne accès à toutes les apps de streaming importantes du moment, dont Netflix, Prime Video, HBO Max, Arte, Molotov et Disney+, pour ne citer qu’elles. L'utilisateur pourra aussi piloter le tout à la voix avec Google Assistant pour certaines tâches via la télécommande, ou projeter du contenu depuis une tablette ou un smartphone avec Google cast.La page d'accueil Google TV.© Les NumériquesCôté installation, la correction automatique du trapèze est très efficace et rapide. En revanche, l’absence de mise au point automatique est un peu étrange, d'autant plus face à des concurrents qui l’intègrent désormais presque systématiquement. Techniquement, elle semble être présente si on active la correction du trapèze automatique, mais pas si celle-ci est désactivée. L’absence de zoom optique et de lens shift est déjà plus logique, ces fonctionnalités étant réservées à des modèles bien plus haut de gamme.La télécommande est pour sa part très basique, comme c’est hélas souvent le cas, à quelques exceptions près — Xgimi et Hisense portent un peu plus d’attention à ce détail.La télécommande est très basique.© Les NumériquesJeu vidéoLe Pop EF-61 s’en sort correctement en jeu avec un input lag mesuré à 21,7 ms en 1080p 60 Hz. Ce n’est pas un modèle gaming haut de gamme qui peut descendre sous les 16 ms, mais ce résultat est excellent, beaucoup de vidéoprojecteurs affichant un retard à l’affichage nettement plus important, parfois au-delà de 40 ms. Ici, on pourra jouer tranquillement sans latence ou presque entre la manette et ce qui est affiché à l’écran.© Les NumériquesBruitNous avons mesuré un bruit à 31,2 dB à 1 m du vidéoprojecteur. Il reste donc discret en fonctionnement avec un ventilateur constant qui n’est vraiment pas gênant à l’usage. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Qualité d'image L’Epson Pop EF-61 peut afficher une image allant de 30 à 150 pouces, ce qui permet de profiter d’une très grande image. Nous l’avons placé à 2,40 m de notre toile pour obtenir une image de 2 m de base, soit environ 90 pouces de diagonale.L’EF-61 délivre une image correcte pour sa catégorie, sans toutefois faire de miracles. La technologie 3LCD permet d’éviter tout effet d’arc-en-ciel, ce qui est un vrai plus pour les utilisateurs sensibles. En revanche, le piqué apparaît légèrement en retrait face à certains modèles DLP concurrents.© Les NumériquesNous avons mesuré un delta E de 5,2 en SDR. C’est au-dessus de la limite idéale de 2, mais dans la moyenne des vidéoprojecteurs compacts. La température de couleur moyenne de 6900 K est légèrement trop froide, mais ne s’éloigne pas énormément des 6500 K attendus. En réalité, cette moyenne cache avant des noirs bien trop froids, tout comme les très hautes lumières. Le gamma à 2,2 est parfaitement dans les clous sur le papier, néanmoins on voit bien qu’il n’est vraiment pas stable. Les gris à 60-70 % sont beaucoup (beaucoup) plus sombres qu’ils ne devraient l’être et les blancs se montrent bien trop lumineux. Comparer les photos 1 - Delta E SDR moyen en mode cinema - 5,2 2 - Courbe de température des couleurs - moyenne 6900 K 3 - Courbe de gamma – moyenne 2,2
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