● Numerama
📅 28/04/2026 à 09:57
Artémis III : À cause de SpaceX et Blue Origin, la NASA renonce au prochain vol habité à la date prévue
👤 Julien Lausson
Lecture Zen Résumer l'article Jared Isaacman confirme un report d’environ six mois d’Artémis III, avec un lancement « au plus tôt » fin 2027. SpaceX et Blue Origin ne seront pas prêts mi‑2027, entraînant ce glissement de calendrier. Artémis III devient une répétition en orbite terrestre pour valider l’interface Orion avec Starship et Blue Moon. Jared Isaacman confirme un report d’environ six mois d’Artémis III, avec un lancement « au plus tôt » fin 2027. SpaceX et Blue Origin ne seront pas prêts mi‑2027, entraînant ce glissement de calendrier. Artémis III devient une répétition en orbite terrestre pour valider l’interface Orion avec Starship et Blue Moon. Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’ Comme les missions précédentes, Artémis III connait à son tour un glissement de calendrier. Ce vol, qui doit également impliquer des astronautes lors d’une manœuvre inédite, va connaitre un retard de plusieurs mois. L’euphorie générale est maintenant retombée après le retour triomphal de la mission Artémis II, il y a plus de deux semaines. Les regards, désormais, sont tournés vers le palier suivant : Artémis III. Or, pour cette nouvelle étape, le public comme la NASA vont devoir faire preuve d’un peu plus de patience que prévu, en raison d’un problème de calendrier. C’est ce qu’a confirmé le 27 avril 2026 Jared Isaacman, l’administrateur de l’agence spatiale américaine, lors d’une audition devant le Congrès des États-Unis. Dans son propos, l’intéressé a acté un nouveau coup de frein sur le programme Artémis. Artémis III va subir un décalage d’environ six mois par rapport au planning qui circulait jusqu’à présent. En février, c’est pourtant le même Jared Isaacman qui indiquait la possibilité d’un lancement d’Artémis III vers la mi-2027, durant une conférence de la NASA — une conférence qui a d’ailleurs été le théâtre d’une profonde refonte du programme : c’est Artémis IV qui a récupéré l’alunissage, et Artémis III a été reléguée à une mission d’entraînement autour de la Terre. Pour aller plus loin La Nasa montre à quoi va ressembler sa base sur la Lune, mais ne donne aucune date Jared Isaacman. // Source : NASA/Bill Ingalls Un décalage à fin 2027, si tout se passe bien d’ici là Deux mois plus tard, le discours à l’agence n’est plus tout à fait le même, et Jared Isaacman doit composer avec le réel : les deux partenaires privés qui sont embarqués dans l’aventure Artémis III, SpaceX et Blue Origin, ne seront pas prêts pour le milieu de l’année 2027. En revanche, les deux entreprises disent qu’elles le seront pour la fin de l’année. Cette nouvelle échéance doit évidemment être considérée comme une date « au plus tôt ». SpaceX et Blue Origin ne sont pas à l’abri d’un nouveau coup du sort qui pourrait provoquer un nouveau décalage de calendrier, cette fois à 2028, qui est en principe l’année de départ d’Artémis IV. Or, un trop gros décalage de l’un pourrait affecter le planning de l’autre. SpaceX et Blue Origin ont décroché des contrats avec la NASA pour fournir les immenses vaisseaux d’alunissage qui permettront de faire la navette entre la surface de la Lune et son orbite. Or, pour savoir si le Starship et le Blue Moon s’interfacent bien avec la capsule Orion, il est nécessaire de faire un essai grandeur nature autour de la Terre. Maquette du Blue Moon. // Source : Blue Origin C’est en somme une répétition générale, indispensable pour des raisons de sécurité. En cas de pépin majeur durant l’amarrage, le rendez-vous spatial ou un test, l’équipage d’Artémis III ne serait qu’à quelques heures d’une rentrée sur Terre. S’ils étaient autour de la Lune, il leur faudrait plus de trois jours pour rentrer, avec tous les risques que cela implique. Même en orbite autour de la Terre, à quelques centaines de kilomètres d’altitude, le défi technique demeure colossal. Les astronautes à bord de la capsule Orion s’amarreront aux deux engins puis testeront leur fiabilité (moteurs, cockpits, supports de vie, etc.). Accessoirement, ils seront censés aussi étrenner les nouvelles combinaisons, si elles sont prêtes à temps. Ce décalage d’au moins six mois sonne évidemment comme une déception, mais le reste du programme n’est pas pour autant suspendu. La NASA en a fait l’illustration récente en évoquant deux actualités : d’une part, l’analyse des données recueillies lors d’Artémis II se poursuit, afin de préparer au mieux la suivante. Puis, plus important encore, le noyau de la fusée SLS (Space Launch System) est arrivé au Centre spatial Kennedy. Il restera encore à l’assembler et à la tester, mais ça avance. Pour aller plus loin Pourquoi l’élite de la NASA s’oblige à perdre aux cartes juste avant le décollage Toute l'actu tech en un clin d'œil Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur ! Installer Numerama Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer ! 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