● Numerama 📅 28/04/2026 à 08:51

Pourquoi le constructeur chinois Leapmotor veut soudainement vendre des voitures plus chères

Géopolitique 👤 Raphaëlle Baut
Illustration
Lecture Zen Résumer l'article Leapmotor prépare une nouvelle marque premium, prévue dès 2027, destinée à des véhicules au‑dessus de 300 000 yuans (≈38 000 €). Avec près de 600 000 livraisons et une rentabilité atteinte en 2025, la startup veut relever son ticket moyen (actuellement ≈125 000 yuans) pour améliorer ses marges. La stratégie envisagée consiste à lancer une entité indépendante, à l’image de Denza ou Yangwang, en pouvant s’appuyer sur le savoir‑faire de Stellantis mais sans ciblage international immédiat. Leapmotor prépare une nouvelle marque premium, prévue dès 2027, destinée à des véhicules au‑dessus de 300 000 yuans (≈38 000 €). Avec près de 600 000 livraisons et une rentabilité atteinte en 2025, la startup veut relever son ticket moyen (actuellement ≈125 000 yuans) pour améliorer ses marges. La stratégie envisagée consiste à lancer une entité indépendante, à l’image de Denza ou Yangwang, en pouvant s’appuyer sur le savoir‑faire de Stellantis mais sans ciblage international immédiat. Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’ La jeune marque chinoise Leapmotor envisagerait déjà d’agrandir son portefeuille de marques en chassant sur le créneau des véhicules premium. Leapmotor aimerait bien ajouter une nouvelle corde à son arc. Connue pour ses modèles abordables en Chine et à l’international, Leapmotor commence déjà à se sentir un peu à l’étroit dans son rôle de constructeur généraliste. Selon un article du média chinois LatePost du 27 avril 2026, des sources internes auraient révélé que la startup travaillerait déjà sur une seconde marque au positionnement plus haut de gamme. Elle pourrait arriver sur le marché dès 2027 avec des véhicules dépassant les 300 000 yuans, soit un peu moins de 40 000 euros. Ces tarifs correspondent en France à ceux des constructeurs généralistes, mais en Chine, on est déjà dans le premium. Des voitures plus chères pour gonfler son bénéfice Leapmotor a lancé son premier véhicule en Chine en 2019, c’est une marque encore jeune. Ne vous fiez cependant pas seulement à cela pour la juger. Le constructeur enregistre l’une des plus fortes croissances du marché chinois sur les dernières années. L’entreprise a même déjà réussi à dégager des bénéfices en 2025. Leapmotor a atteint le million de voitures produites // Source : Leapmotor via Weibo Avec un peu moins de 600 000 véhicules livrés dans le monde en 2025, la marque a réussi à doubler ses ventes en un an. Le partenariat avec Stellantis lui a notamment permis d’accélérer ses exportations, notamment vers l’Europe, où la marque commence à se faire un nom. Le cœur de son activité repose quand même sur le marché chinois. La marque y développe une gamme complète de véhicules sur tous les segments, de la citadine (T03) aux grands SUV (D19) et grandes berlines (C11) en misant beaucoup sur la technologie. Les prix s’étendent de 65 800 yuans (8 300 € environ) à 269 800 yuans (34 000 € environ), mais le ticket moyen plafonne autour de 125 000 yuans, soit un peu moins de 16 000 € : insuffisant pour coller aux ambitions financières de l’entreprise. Leapmotor T03 // Source : Raphaelle Baut pour Numerama La startup est consciente que pour s’assurer plus de croissance en Chine, comme à l’international, elle doit augmenter ses prix de vente (et ses marges), et quoi de mieux que le segment du premium pour cela ? Une nouvelle marque dès 2027 Leapmotor aurait donc en tête de se lancer dans le segment des voitures dépassant les 300 000 yuans, soit environ 38 000 €. Si, à ce tarif-là en Europe, vous êtes dans le cœur du marché avec des Tesla Model 3 et Model Y, des Renault Scenic ou autres Citroën ë-C5 Aircross d’entrée de gamme, ou seulement une Renault 5 dans sa configuration la plus chic, en Chine, ce sont les modèles premium étrangers qui passent ce cap symbolique, ainsi que quelques modèles presque luxe de marques chinoises. Pour donner quelques exemples : La Xiaomi SU7 dans sa finition haute « Max » est vendue à partir de 303 900 yuans ; L’Audi Q6L e-tron est proposé à partir de 348 800 yuans ; Le BMW iX3 devrait atteindre 360 000 yuans ; Un Xpeng G9 est bien en dessous de ce cap symbolique. Après les modèles abordables, Leapmotor se sent prêt à conquérir le marché chinois et international avec des modèles plus chics. Comme si le marché chinois manquait d’une nouvelle marque à naître. Il serait néanmoins trop compliqué de positionner Leapmotor sur des véhicules haut de gamme, tout en commercialisant de petites citadines abordables. C’est pour cela qu’à l’image de BYD avec les marques Denza ou Yangwang, Leapmotor a besoin d’un nouveau nom pour s’attaquer à ce marché restreint et exigeant. Les ventes se feraient alors via un réseau de distribution indépendant. Leapmotor pourrait en tout cas bénéficier du savoir-faire de Stellantis dans ce domaine (Maserati, Alfa Romeo). Reste à voir si le constructeur chinois sera assez audacieux pour se lancer aussi sur le marché international avec cette entité. En l’état, cela semble peu probable, du moins pas au démarrage. Toute l'actu tech en un clin d'œil Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur ! Installer Numerama Pour ne rien manquer de l’actualité, suivez Numerama sur Google ! Crédit photo de la une : Leapmotor Signaler une erreur dans le texte Ne plus voir cette pub Ne plus voir cette pub
← Retour