● Korben
📅 28/04/2026 à 08:43
Technitium - Le DNS qui remplace Pi-hole, Unbound, BIND - Korben
Cybersécurité
👤 Korben ✨
Technitium - Le DNS qui remplace Pi-hole, Unbound, BIND28 avril 2026 / PAR KORBEN ✨ / 4 MIN DE LECTURE /Catégories connexesCe qu’il faut retenirTechnitium DNS Server combine en un seul processus un résolveur récursif, un bloqueur de pubs avec blocklists, et un serveur DNS faisant autorité (Primary, Secondary, Stub), éliminant le besoin d'empiler Pi-hole + Unbound + BIND.Le serveur supporte les protocoles modernes (DoT, DoH, DoQ), le DNSSEC complet, les transferts de zones AXFR/IXFR, et offre un blocage granulaire par IP ou sous-réseau client, tout via une console web unique.Sur Raspberry Pi 4 avec 2 Go de RAM, il tourne sans souci pour une famille avec environ 200 à 300 Mo de RAM en charge avec Hagezi Pro, mais sous Windows 10/11 le port 53 entre en conflit avec Internet Connection Sharing, Hyper-V et Docker Desktop.Résumé généré par IAEt si vous aviez UN seul soft qui bloque les pubs comme Pi-hole, qui parle DoH/DoT/DoQ comme AdGuard Home, ET qui sait faire du serveur DNS faisant autorité pour vos zones perso ?Hé bien c'est exactement ce que fait Technitium DNS Server , un projet open source sous licence GPLv3 maintenu par TechnitiumSoftware. Concrètement, avec ce truc, vous obtenez un résolveur récursif, un sinkhole avec blocklists, et un serveur de zones (Primary, Secondary, Stub) dans le même process. Du coup, pour un homelab type, fini d'empiler Pi-hole + Unbound + BIND, tout est dans la même console web !Pour démarrer sur Linux ou Raspberry Pi, l'installeur officiel fait tout en moins d'une minute :curl -sSL https://download.technitium.com/dns/install.sh | sudo bash Sinon Docker marche aussi avec docker pull technitium/dns-server:latest. Vous tapez ensuite http://localhost:5380/ dans le navigateur, login admin/admin (à changer dare-dare !), et hop, vous êtes dans la console web. Le serveur tourne direct, faudra juste pointer votre routeur ou vos clients dessus pour qu'il filtre tout le réseau.La console web Technitium - tableau de bord principalCôté blocage, la console propose un Quick Add pour piocher direct dans les block lists populaires (du style Hagezi). Les listes se mettent à jour quotidiennement, et l'app interne Advanced Blocking gère même des regex et des listes différentes par IP ou sous-réseau client. Pratique, non ?Genre du blocage strict pour la tablette du salon, plus permissif sur votre ordi, et un mode safe-search obligatoire pour la chambre des gosses. Notez quand même que certaines Smart TV Samsung ou apps gaming hardcodent leur DNS, du coup faudra ajouter une règle de routage sur le firewall de la box pour vraiment forcer Technitium.L'écran d'ajout des block lists, avec le bouton Quick AddNiveau protocoles, c'est du costaud : DNS-over-TLS, DNS-over-HTTPS (HTTP/1.1, HTTP/2, HTTP/3), DNS-over-QUIC, plus le DNS-over-PROXY-protocol pour les load balancers. Y'a aussi le DNSSEC complet (RSA, ECDSA, EdDSA, NSEC/NSEC3, DANE TLSA), les transferts de zones AXFR/IXFR, le routage Tor pour les forwarders, et le support du Cloudflare hidden DNS resolver. Soit le set qu'on attend chez un FAI sérieux.Côté perfs, le serveur encaisse plus de 100 000 requêtes/seconde sur du Gigabit Ethernet d'après les benchs officiels. Sur un Raspberry Pi 4 avec 2 Go de RAM, ça tourne peinard pour une famille de 4 (genre 200 à 300 Mo de RAM en charge avec Hagezi Pro et ses 750 000 entrées, donc carrément de la marge).Et y'a aussi un DHCP multi-réseaux, du clustering, du SSO via OpenID Connect, du 2FA TOTP, plus des apps internes pour DNS64 (clients IPv6-only), DNS Rebinding Protection, et Advanced Forwarding. Tout ça pour un soft destiné à tourner chez vous.Côté zones, on peut monter du Primary (zone classique gérée localement), du Secondary (réplique d'une autre zone), du Stub, ou du Conditional Forwarder, plus du Catalog Zones pour ceux qui automatisent à grande échelle. Pratique pour gérer un domaine perso, un homelab entier, ou un split-horizon entre réseau interne et externe. Pas mal pour un soft "maison".À noter quand même quelques pièges. À part sur Linux et Raspberry Pi où ça tourne nickel, sous Windows 10/11 c'est plus chaotique : Internet Connection Sharing, Hyper-V, Docker Desktop et Defender Application Guard squattent tous le port 53, donc faudra changer le port d'écoute si vous tournez sur un poste de travail. Y'a même des cas tordus où Hyper-V garde le port après désinstallation, et le seul fix c'est un net stop hns ou un reboot complet.Si vous chargez beaucoup de blocklists volumineuses, la RAM grimpe vite (les pros conseillent de consolider sur une seule liste comme Hagezi Pro). Le cache est aussi froid au premier démarrage, donc les premières requêtes prennent leur temps avant que tout se fluidifie (genre 30 secondes à 1 minute pour redevenir réactif, donc évitez de rebooter en pleine visio).Mais avec tout ça, vous gagnez un truc rare : un seul outil pour filtrer pubs et trackers à l'échelle du réseau (utile à l'heure où certains pays parlent de criminaliser les bloqueurs côté navigateur ), résoudre vos requêtes en récursif, et héberger vos propres zones DNS. Tout ça avec une UI web qui supporte le dark mode (oui, ça compte aussi ^^).Bref, franchement à tester si vous voulez la main complète sur votre infrastructure DNS sans bricoler 3 softs en parallèle. Sur un Pi à 35 balles posé derrière la box, ça dépote sa race. Le projet est sur GitHub, le site officiel est ici, et merci à Axala sur Discord pour le tuyau !SourceRéférenceshttps://technitium.com/dns/Cet article peut contenir des images générées à l'aide de l'IA - J'apporte le plus grand soin à chaque article, toutefois, si vous repérez une boulette, faites-moi signe !Vous avez aimé cet article ?Alors rejoignez ma communauté sur Patreon et accédez à des articles exclusifs, des tutos avancés et plein d'autres surprises que je réserve à mes soutiens. C'est grâce à vous que je peux continuer à partager ma passion depuis 20 ans !Rejoindre l'aventure Développeurs, découvrez les offres taillées pour vos projetsContenu partenaireVous êtes développeur web ? Alors vous allez adorer les nouvelles offres de o2switch, conçues spécialement pour vous !Profitez d'une puissance inégalée : Cloud avec 12 CPU et 48 Go de RAM à 1,86 € HT/mois, ou Pro avec 24 CPU et 64 Go de RAM à 6,25 € HT/mois. 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