● BFM Tech
📅 27/04/2026 à 11:36
“Mourir, mais pour revenir plus fort”: avec “Saros”, le jeu vidéo retrouve son délicieux plaisir de souffrir (en un peu moins sadique que “Returnal”)
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Disponible le 30 avril sur PS5, et en accès anticipé dès ce lundi 27 avril, "Saros" est la nouvelle pépite signée Housemarque. Après le choc "Returnal", le studio finlandais revient avec un jeu toujours aussi exigeant et imprévisible, plus mature et déployé sous l'aile de Playstation, sans qui leur rêve n'aurait pu se concrétiser, reconnaît Gregory Louden, directeur créatif de "Saros"."C'est une évolution, pas une révolution". Gregory Louden préfère être clair d'emblée: Saros, le nouveau jeu de Housemarque disponible sur PS5 le 30 avril (et ce 27 avril en accès anticipé), n'est pas le Returnal 2 que les joueurs espéraient. Il est bien plus que ça, tout en reprenant l'ADN d'exigence - et quelque part de jeu sans pitié - du studio finlandais, qui en a désormais fait sa marque de fabrique. Et c'est sans doute parce que le directeur créatif du studio sait l'importance que Returnal, sorti en 2021 un 30 avril aussi, a pour Housemarque qu'ils n'ont pas voulu faire de suite (pour le moment)."Nous aimons Returnal et nous voulions qu'il reste une œuvre unique, associée à la PS5, tout comme Rezogun le fut pour la PS4", explique-t-il à BFM Tech. Pas question donc de suite, mais la volonté de "se dépasser, créer une expérience totalement nouvelle et spéciale" tout en s'appuyant toutefois sur ce qui avait fait le succès de Returnal et avait tant plu aux joueurs - et fait s'arracher les cheveux à certains. "Nous avons réutilisé notre technologie de monde qui se métamorphose et notre gameplay, mais nous avons créé un tout nouvel univers, Carcosa", précise Gregory Louden. Le "Bullet ballet" (combat face à des vagues de tirs et d'ennemis) cher à Housemarque est donc bien de retour.Ne pas réinventer Returnal, raffiner SarosSelene, l'exploratrice spatiale, cède donc sa place à Arjun, Protecteur de Soltari qui enquête sur une mystérieuse planète et des disparitions de tout signe d'humanité. Saros reste un jeu sombre d'action-shooter et de science-fiction, dans lequel il faut savoir "danser" entre les tirs ennemis qui arrivent parfois en rafale et supporter les morts incessantes. Et un mot d'ordre qui pourrait être aussi celui du développement du jeu: "Revenez plus forts", clame Gregory Louden. "Il s'agit de surmonter l'intensité et d'être résilient pour avancer dans l'histoire". Un cocktail explosif pour ceux qui aiment les jeux d'action et les grandes histoires. Cette fois, ils peuvent même ajuster l'équilibre de l'expérience selon leurs envies avec des "modificateurs" pour éviter la frustration si leur évolution ne leur convient pas.Ce sont quelques-uns des enseignements que l'équipe nordique a tirés de l'épopée Returnal. Tous se sont donné une consigne pour ce nouveau jeu: "Le raffinement, pas la réinvention". Gregory Louden explique que leur travail s'est alors concentré sur l'évolution de la narration, du gameplay d'action et sur la construction de l'univers. Ainsi, plusieurs éléments clés sont apparus avec l'introduction de différents personnages et non un héros solitaire. "On a un casting complet que les joueurs peuvent apprendre à aimer et à perdre, et ça change beaucoup de choses", explique-t-il. "C'était une évolution naturelle. Avec plus de personnages, intrinsèquement, on renforce l'histoire."Dans "Saros", vous devez "danser" entre les rafales de tirs © HousemarqueHousemarque a notamment pu faire de la capture de performance des acteurs pour les scènes émotionnelles. "Nos cinématiques posent des questions et le gameplay vient y répondre", glisse le directeur créatif, reconnaissant tout de même que ce n'était pas l'objectif initial. "Cela s'est produit naturellement avec de bons acteurs et de bons personnages." En tête de liste, l'Anglais Rahul Kohli qui incarne Arjun Devaraja.La quête d'une continuité émotionnelleCe colosse de 1,93 m incarne ce héros avec sa part de mystère derrière sa mission sur Carcosa, une colonie disparue qui se transfigure dès qu'une éclipse la touche (le saros est un intervalle de temps - environ 18 ans - en astronomie pour prédire les éclipses et leur lieu). Que cherche-t-il? Pourquoi est-il là? Et pourquoi revient-il sans cesse à la vie? "Il a donné une humanité dingue à Arjun. C'est un grand acteur et un fan de jeux vidéo. Il a su apporter une authenticité et une confiance au personnage qui le rendent réel", s'enthousiasme Gregory Louden.Un héros à la quête identifiée, dont on perçoit la profondeur et que l'on se plaît à suivre dans sa mission: cela apporte beaucoup au narratif du jeu, avoue le studio. C'était aussi un des points qu'Housemarque a voulu pousser après Returnal. Là où ce dernier était un roguelike punitif, Saros cherche une forme de continuité émotionnelle et mécanique, portée par son leitmotiv - et celui de Housemarque quelque part: "revenir plus fort". Saros © Capture en jeuLà où son prédécesseur pouvait sembler injuste, Saros mise sur une continuité mécanique. À chaque mort, le monde se métamorphose, mais le joueur conserve l'essentiel: son expérience. En dépensant l'Ether récolté, on peut même renforcer les capacités d'Arjun. Une façon maligne de transformer la frustration en motivation. "Nous voulions que vous mouriez, mais que vous reveniez plus fort et que vous vous sentiez bien à ce sujet, avec le sentiment que vous pouvez avancer la fois suivante", résume Gregory Louden qui espère ne pas refroidir les joueurs qui avaient été freinés par la sévérité de Returnal dans les combats. "Ne voyez pas les projectiles comme des obstacles, mais comme des opportunités", déclare-t-il.Le projet rêvé d'un studio à partSaros se veut donc plus récompensant tout en conservant son côté impitoyable et frénétique, mais avec un gameplay plus fluide et plus facile d'approche. "Le jeu commence de manière plus douce, puis le défi augmente progressivement. C'était un équilibre difficile à trouver entre difficulté et récompense, car nous aimons les jeux difficiles chez Housemarque. Nous voulions néanmoins que le plus de joueurs puissent en profiter", s'amuse-t-il. "Le défi est toujours présent dans Saros, mais l'expérience est simplement différente. C'est pourquoi ce n'est pas Returnal 2."Dans "Saros", les relations entre les personnages changent au gré de l'évolution de l'éclipse © HousemarquePour le patron du jeu, Saros serait même comme un "iceberg": "La surface suffit à apprécier le jeu, mais les plus curieux y trouveront bien plus de profondeur et seront récompensés d'aller parler aux personnages qui évoluent avec la situation, en consultant les journaux audio…", conseille l'intéressé. Surtout après les phases d'éclipse qui changent radicalement (et visuellement) l'atmosphère et l'environnement, de la planète comme du gameplay."Pour beaucoup d'entre nous à Housemarque, c'est le projet rêvé, réalisé par une équipe de rêve", reconnaît Gregory Louden. "C'est exactement ce que nous voulions qu'il soit : audacieux, spécial, et le résultat de tout ce que nous avons appris de Returnal afin de créer une expérience encore meilleure pour les joueurs." Housemarque et Playstation: une nouvelle èreEt il sait qu'en plus du talent de toute l'équipe, l'une des évolutions majeures entre les deux jeux qui a sans doute changé aussi le destin du studio, c'est le rachat par Playstation en 2021. "Au moment de Returnal, nous étions indépendants. Playstation nous a fait confiance et a soutenu notre vision créative", tient-il à rappeler. "C'est grâce à leur soutien que nous avons pu créer un tout nouveau jeu. Saros est le résultat du travail d'une équipe formidable, soutenue par Playstation." Les Finlandais ne vivent pas dans la nostalgie de leur précédent jeu. Ils savent qu'ils ont une nouvelle pépite entre les mains, plus polie que la précédente encore et plus aboutie aussi. Saros est bien plus qu'une suite spirituelle de Returnal, et l'énième déclinaison de style d'un studio déjà salué. C'est l'expression même d'un savoir-faire et d'un talent à savoir tirer les leçons pour aller de l'avant et faire encore mieux.Saros © HousemarqueSi vous avez joué à Returnal, vous serez en terrain connu, avec les mêmes mécaniques de jeu, une ambiance quasi similaire, mais dans un jeu un peu moins punitif. Dans Saros, le gameplay est plus étoffé, la possibilité d'améliorer son personnage et de conserver ses attributs à chaque mort est un véritable plus pour ne pas avoir envie de hurler à chaque échec quand vous revenez au point de départ.Ceux qui avaient aimé Returnal, mais avaient fini par abdiquer face à la difficulté pourraient être séduits par la nouvelle proposition, plus lumineuse et plus narrative aussi. Housemarque les a entendus. Si le studio n'avait pas voulu renier ses principes, il montre ici que la maturité et l'expérience peuvent aussi faire évoluer un excellent succès en un autre succès sans que celui-ci éclipse le premier.SAROS - Disponible exclusivement sur PS5 le 30 avril, le 27 avril en accès anticipé.Les plus lusY-a-t-il eu une faille de sécurité lors des tirs au gala de la presse avec Donald Trump?"Nicolas Sarkozy se trompe": Claude Guéant répond de nouveau à l'ex-président lors du procès en appel du financement libyenElon Musk contre Sam Altman: le procès hors norme qui fait trembler la Silicon Valley débute ce lundi en CalifornieLe coup de gueule de Victor Wembanyama contre la NBA sur la gestion de sa commotionINFO BFM BUSINESS. La remise en liberté de l’ancien PDG de Lafarge condamné à 6 ans de prison sera examinée la semaine prochaine
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