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📅 27/04/2026 à 06:00
Artemis II : Orion et le SLS rendent une copie parfaite (et il y a même du rab de carburant !)
Géopolitique
👤 Brice Haziza
Artemis II : Orion et le SLS rendent une copie parfaite (et il y a même du rab de carburant !) Par Brice Haziza (@_NotreEspace_) Publié le 27/04/26 à 06h00 Nos réseaux : Suivez-nous Commenter 3 © Nasa - Séparation des booster lors du décolage du SLS pour Artemis II L’espace est un environnement impitoyable où la moindre virgule mal placée dans un algorithme peut coûter des milliards, ou la mort. Pourtant, à la lecture du premier rapport d’étape de la NASA sur Artemis II, on croirait lire la fiche technique d'un produit parfaitement rodé. Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen sont revenus sains et saufs le 10 avril dernier, mais c’est désormais le débrief des machines qui passionne les ingénieurs.Un lanceur SLS d’une précision “Bullseye”Beaucoup critiqué, le SLS a rempli son rôle à la perfection.© NasaLe Space Launch System (SLS), ce colosse de 98 mètres souvent critiqué pour son coût et ses retards de développement, semble avoir fait taire les derniers sceptiques. Selon les données de télémétrie analysées au centre spatial Kennedy, l’injection orbitale a été qualifiée de “bullseye” (en plein dans le mille).Au moment de l’arrêt des moteurs principaux (MECO), le lanceur filait à plus de 29 000 km/h. La précision de la trajectoire a été telle que la capsule Orion a consommé beaucoup moins de carburant que prévu pour ses corrections de trajectoire. Un point crucial : chaque kilo d’ergol économisé est une marge de sécurité supplémentaire pour les futures missions complexes vers le pôle Sud lunaire.Orion : un bouclier thermique sous surveillance étroiteLe bouclier Orion photographié juste après le "splasdown" du retour. Les tuiles thermiques ont bien fonctionné.© NasaLe gros point d’interrogation de cette mission habitée résidait dans le bouclier thermique d’Orion. Lors d’Artemis I (mission non habitée), des usures mineures mais inattendues avaient été observées. Pour Artemis II, les ingénieurs ont scruté chaque centimètre carré de la structure après son splashdown dans le Pacifique.Les premiers examens visuels et thermiques sont formels : le système de protection thermique a fonctionné “exactement comme prévu”. Malgré une rentrée atmosphérique à 40 000 km/h et des températures frôlant les 2 800 °C, l’habitacle est resté une zone parfaitement sécure pour l’équipage. La NASA confirme que les modifications apportées à la texture du matériau ablatif entre les deux missions ont porté leurs fruits.Cap sur Artemis III en 2027 avec le HLS ou le Blue Moon LanderCette réussite technique n’est pas qu’une victoire d’ingénierie, c'est un feu vert opérationnel. Les systèmes de support de vie (ECLSS), testés pour la première fois en conditions réelles avec des humains à bord, ont maintenu une atmosphère stable et géré les niveaux de CO2 sans aucun accroc majeur. À lire également : Artemis 4 et le retour sur la Lune : et si la Chine passait devant à cause du retard sur les scaphandres ? “Nous ne nous contentons pas de valider un vol, nous validons une infrastructure pour la décennie à venir”, a déclaré l'agence spatiale. Le lanceur mobile est déjà de retour dans le bâtiment d'assemblage (VAB) pour préparer l’empilage du SLS d'Artemis III.L'étape suivante est cruciale : le test du rendez-vous orbital, à environ 2000 km d'altitude autour de la Terre, avec l'atterrisseur lunaire. Mais lequel sera prêt à temps ? le Starship HLS de SpaceX ou le Blue Moon Lander de Blue Origin ? Et si les deux étaient prêts à être testés, là, ça serait vraiment spectaculaire !Marcher, ou remarcher, sur la Lune ne sera faisable qu'après, pour Artemis IV. Suivez toute l'actualité des Numériques sur Google Actualités et sur la chaîne WhatsApp des Numériques Envie de faire encore plus d'économies ? Découvrez nos codes promo sélectionnés pour vous.
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