● Le Journal du Geek 📅 26/04/2026 à 12:02

La recharge sans fil des drones depuis le sol avance en Chine

Géopolitique 👤 Olivier
Illustration
© DJI L’idée de maintenir des drones en vol sans les faire atterrir fait son chemin depuis plusieurs années. Des chercheurs chinois viennent d’ajouter une pièce au puzzle avec un prototype capable de transmettre de l’énergie sans fil, même lorsque tout le monde est en mouvement. Une recharge en mouvement, et sans fil à la patte Le principe est relativement simple : un véhicule au sol émet des micro-ondes vers une antenne installée sous le drone, qui convertit ensuite cette énergie pour continuer à voler. Là où les choses se compliquent, c’est dans l’exécution. Garder un alignement précis entre un émetteur et un drone en déplacement relève d’un exercice d’équilibriste. C’est précisément ce point que l’équipe de l’université de Xidian dit avoir maîtrisé. Dans une étude publiée fin mars, les chercheurs expliquent avoir combiné GPS, suivi dynamique et contrôle de vol embarqué pour maintenir le contact énergétique. Résultat : des drones à voilure fixe ont pu rester en l’air pendant 3,1 heures à environ 15 mètres d’altitude. De quoi nourrir certaines comparaisons un peu ambitieuses. Quelques analystes évoquent déjà un « porte-avions terrestre » : un véhicule capable de lancer, piloter et alimenter des drones en continu. L’image est parlante, même si la réalité est encore plus modeste. Sur le papier, les applications militaires ne manquent pas. Des drones capables de rester en vol plus longtemps peuvent assurer une surveillance quasi continue, prolonger des missions d’attaque ou soutenir des opérations de guerre électronique. En bonus, réduire la taille des batteries permettrait d’embarquer plus d’équipements. Sans surprise, plusieurs acteurs travaillent sur des solutions similaires. Aux États-Unis, la DARPA finance des recherches sur la transmission d’énergie par radiofréquence ou laser. Des entreprises comme PowerLight Technologies ont déjà fait des démonstrations de recharge laser. En Europe, Rheinmetall collabore avec la société canadienne Quaze pour intégrer ce type de capacités dans des véhicules autonomes. Chaque approche a ses compromis. Le laser est précis et peut aller loin, mais il n’apprécie ni le brouillard ni la poussière, et peut révéler la position du drone. Les micro-ondes, elles, sont plus tolérantes aux conditions météo et pourraient alimenter plusieurs appareils à la fois. Reste un point difficile à contourner : le rendement. Dans le cas du prototype chinois, il se situe entre 3 % et 5 %. Autrement dit, une grande partie de l’énergie envoyée se perd en route. Et même lorsque la transmission fonctionne, la puissance reçue par le drone varie en fonction du vent et de son positionnement. « On explore des pistes intéressantes, mais on n’est pas encore face à une solution prête à être utilisée », résume un analyste militaire au South China Morning Post. Le potentiel est là, mais il faudra encore améliorer l’efficacité et la stabilité du système. 🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins. Partagez 𝕏 0 commentaire Signaler une erreur NomPrénomNomAdresse de contact *L'erreur concerne *Une / des fautes d'orthographeUne formulation erronéeLe sens même de l'articleErreur à signaler à l'équipe du JDG *PhoneEnvoyer Source : SCMP Chinedrone Meta va espionner ses salariés pour entraîner ses modèles IA Les dernières actualités La recharge sans fil des drones depuis le sol avance en Chine Meta va espionner ses salariés pour entraîner ses modèles IA Meta veut alimenter son IA avec du gaz IPTV pirate : le patron d’un réseau à plusieurs millions tombe, et ça lui coûte cher Philo, superhéros et fées à paillettes on a lu quoi ce mois-ci ? Arabie saoudite : le Mukaab, ce cube géant qui ne passe plus Val Kilmer de retour à l’écran avec l’IA : le pari malaisant du film « As Deep as the Grave » Mac : les pirates n’utilisent plus le Terminal, et ça change tout
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