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📅 26/04/2026 à 08:15
L'industrie automobile européenne n'apprécie pas la demande de BYD pour rejoindre leur lobby
Géopolitique
👤 Nassim Chentouf
L'industrie automobile européenne n'apprécie pas la demande de BYD pour rejoindre leur lobby Par Nassim Chentouf Publié le 26/04/26 à 08h15 Nos réseaux : Suivez-nous Commenter 2 Et l'ACEA n'est pas n'importe qui. Le lobby pèse lourd sur les décisions de la Commission européenne en termes de normes, de droits de douane et d'infrastructures de recharge L'ACEA regroupe les grandes marques du secteur automobile. On parle de BMW, Mercedes-Benz, Volkswagen, Renault, Stellantis ou encore Ferrari et Iveco. On trouve aussi des constructeurs non européens dans l'association.Un lobby européen qui pèse dans les décisionsDepuis 2008, Toyota Europe en est membre. Depuis 2012, Hyundai Europe a rejoint l'association. Et en 2018, Honda Europe a fait de même. BYD ne serait donc pas une exception sur ce point. Mais il serait le premier constructeur chinois.L'ACEA a confirmé avoir reçu la candidature. Pour l'heure, "aucune décision n'a encore été prise". L'association n'a pas communiqué de calendrier. Selon Automotive World, l'adhésion demande une présence longue en Europe et une relation forte avec l'association. À lire également : "Phase d'élimination brutale" : BYD prévient l'industrie automobile après sa première baisse en 4 ans BYD remplit progressivement ces critères. Le groupe a un centre de R&D en Europe. En 2026, son usine de Szeged, en Hongrie, a commencé à produire des véhicules. Une production locale qui lui permet d'éviter les droits de douane appliqués aux modèles importés de Chine.Pour rappel, l'Union européenne a imposé des droits de douane de 10 % sur les véhicules électriques chinois. En 2024, des droits en plus ont été ajoutés suite à une enquête sur les subventions publiques chinoises. Pour BYD, le taux en plus atteint 17,4 %, soit un total entre 27 et 30 % sur certains modèles.Des constructeurs opposés à cette candidatureUne adhésion à l'ACEA permettrait à BYD de participer aux discussions autour des règles européennes. Les membres de l'ACEA participent aux concertations sur les normes d'émission, les objectifs d'électrification, les standards de recharge et les cadres tarifaires.BYD est le seul constructeur candidat à ne produire aucun véhicule à moteur thermique 100 %. Ses intérêts sont donc différents sur plusieurs points par rapport à des membres qui militent pour assouplir l'interdiction des moteurs thermiques en Europe. À lire également : BYD s'éloigne un peu des voitures électriques avec un projet ambitieux Selon des sources proches du dossier citées par Les Voitures, certains membres s'opposent en coulisses à l'adhésion du constructeur chinois. Bref, il y a des tensions entre les constructeurs allemands, très exposés au marché chinois, et les partisans d'une ligne plus protectionniste, notamment en France.Stella Li, dirigeante de BYD Europe, a donné le ton lors d'un entretien à Auto Infos en marge du salon Auto Shanghai. "Mon rêve, c'est que dans cinq ans, quand on demandera "Qu'est-ce que BYD ?", on puisse répondre : "Ah, la meilleure marque de voitures françaises !" Cette formule résume la stratégie. BYD ne veut plus être perçu comme un exportateur chinois. Le constructeur souhaite poser ses valises en Europe et s'installer durablement dans le paysage automobile. Suivez toute l'actualité des Numériques sur Google Actualités et sur la chaîne WhatsApp des Numériques Envie de faire encore plus d'économies ? Découvrez nos codes promo sélectionnés pour vous.
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