● Le Journal du Geek
📅 26/04/2026 à 08:30
IPTV pirate : le patron d’un réseau à plusieurs millions tombe, et ça lui coûte cher
Géopolitique
👤 Olivier
© Canva Il aura fallu du temps, mais la machine judiciaire a fini par rattraper « Dash, l’Iranien ». Derrière ce pseudonyme, un homme à la tête d’un réseau international de streaming pirate, condamné en Espagne à 23 mois de prison et à une amende de 10,2 millions d’euros. Un business bien huilé et très rentable Son activité n’avait rien d’artisanal. Entre 2015 et 2020, l’organisation aurait généré 15 millions d’euros en diffusant illégalement des contenus sportifs et audiovisuels. À la clé : près de deux millions d’utilisateurs, abonnés à des services IPTV comme IPTVStack ou RapidIPTV, qui permettaient notamment de regarder la Premier League ou la Ligue des champions sans passer par la case abonnement officiel. Le fonctionnement du réseau est presque scolaire dans sa structure. D’un côté, une branche technique chargée de capter les flux, les décoder et les redistribuer via une infrastructure répartie dans une dizaine de pays. De l’autre, une organisation financière pour faire circuler l’argent : sociétés écrans, cryptomonnaies, circuits parallèles… tout y passe pour brouiller les pistes. Et visiblement, ça payait. Les perquisitions menées en 2020, avec l’appui d’Europol, ont permis de saisir plus de 1.000 bitcoins, des voitures de luxe, des montres Rolex et des piles de billets bien rangées sous les matelas. Le démantèlement du réseau ne s’est pas fait en solo. Quinze perquisitions, onze arrestations dans plusieurs pays européens, et une coordination judiciaire pilotée par Eurojust : l’opération a mobilisé des moyens conséquents. Au total, cinq personnes ont reconnu les faits, notamment pour contrefaçon et blanchiment d’argent. Résultat : près de 20 millions d’euros à régler en amendes et dommages. Pour les autorités, l’affaire fait figure de cas d’école. Un responsable de la police espagnole parle d’une décision « majeure », qui a permis de mieux comprendre comment ces réseaux s’organisent à grande échelle. Du côté des ayants droit, c’est le soulagement. La Liga, directement touchée par ces diffusions illégales, rappelle que la piraterie reste un problème massif pour l’économie du sport. Son président insiste : il faut continuer à cibler les structures organisées, pas seulement les utilisateurs. Car le phénomène ne faiblit pas. Un sondage de The Athletic montre que près d’un amateur de football sur deux reconnaît regarder des matchs via des flux illégaux. Un chiffre qui explique pourquoi ces réseaux continuent de prospérer… malgré les risques. L’industrie s’organise. L’Alliance for Creativity and Entertainment (ACE), pilotée par la Motion Picture Association, mise sur une coopération renforcée entre acteurs publics et privés pour remonter les filières et couper les circuits financiers. 🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins. Partagez 𝕏 0 commentaire Signaler une erreur NomPrénomNomAdresse de contact *L'erreur concerne *Une / des fautes d'orthographeUne formulation erronéeLe sens même de l'articleErreur à signaler à l'équipe du JDG *CommentEnvoyer Source : The Athletic IPTV Arabie saoudite : le Mukaab, ce cube géant qui ne passe plus Les dernières actualités IPTV pirate : le patron d’un réseau à plusieurs millions tombe, et ça lui coûte cher Philo, superhéros et fées à paillettes on a lu quoi ce mois-ci ? Arabie saoudite : le Mukaab, ce cube géant qui ne passe plus Val Kilmer de retour à l’écran avec l’IA : le pari malaisant du film « As Deep as the Grave » Mac : les pirates n’utilisent plus le Terminal, et ça change tout Rail Baltica : ce gigantesque chantier européen dont vous n’aviez (peut-être) jamais entendu parler La France quitte Microsoft et fait confiance à Scaleway pour le Health Data Hub Grâce à l’IA de Google, le robot quadrupède Spot apprend enfin à lire les cadrans
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