● Courrier International
📅 26/04/2026 à 05:00
Fatigue, stress, sentiment d’aliénation : en Chine, l’IA fait le tri entre les travailleurs
Géopolitique
Dessin de Kazanevsky, Ukraine Weixin (WeChat) Traduit du chinois Réservé aux abonnés Lecture 9 min. Publié le 26 avril 2026 à 05h00 Sur la plateforme Weixin, deux journalistes du média “Shuzhi Qianxian” (“Ligne de front du renseignement numérique”) dressent un bilan, à travers quatre exemples édifiants, de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le monde du travail en Chine. Le constat est sans appel : pour l’heure, cette technologie crée davantage de problèmes qu’elle ne résout de tâches. Il y a eu comme un renversement [début mars], quand les gens sont rentrés au travail après la coupure du Nouvel An chinois. Les discussions en ligne sont soudain devenues très techniques : on s’est mis à parler d’OpenClaw, de vitesse de consommation des jetons, de widgets créés sans ligne de code… Les outils d’IA, jadis réservés aux développeurs, deviennent accessibles à tous, même sans aucune formation technique. Si cette tendance s’accélère, elle s’accompagne d’un nouveau constat. Il y a un an, tout le monde pensait que l’IA était l’outil miracle pour alléger notre charge de travail, puisqu’elle pouvait rédiger des rapports, concevoir des affiches ou analyser des données à notre place. Aujourd’hui, on prend conscience du prix à payer : la nécessité de suivre le rythme effréné des itérations technologiques, de maîtriser toujours plus d’outils, et de supporter toute la charge intellectuelle et émotionnelle que cela implique. En fait, l’IA ne nous rend pas plus détendus. Elle nous force à vouloir tirer le meilleur de nos capacités pour atteindre des sommets que nous n’aurions jamais osé imaginer atteindre. D’où, inévitablement, un état de fatigue accrue. Guan Yue, 40 ans, DRH débordé Fin 2024, à 40 ans, Guan Yue a pris une décision audacieuse : directeur des ressources humaines ( Offres spéciales Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale. Dès 2,99 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Offres spéciales Profitez d’un accès illimité (-57%) 2,99 € par mois au lieu de 6,99 €, résiliable à tout moment J’en profite Zhao Yanqiu et Wang Zhong traduit par Françoise Lemoine-Minaudier Lire l’article original Travail Nouvelles technologies Asie Source de l’article Weixin (WeChat) (Shenzhen) Weixin est le moyen de communication le plus populaire en Chine. Le groupe Tencent, auquel l’application de messagerie par texte, son ou image appartient, fait état de plus d’un milliard de comptes. Mais Weixin est aussi une plateforme où s’expriment la presse indépendante et la blogosphère, octroyant ainsi un espace de relative liberté aux Chinois, dans un environnement médiatique très contrôlé. On y trouve des reportages, des témoignages, des opinions, qui sont signalés par les internautes, faisant de cette plateforme un média extrêmement dynamique - qui n’échappe cependant pas à la censure.Weixin offre par ailleurs tant de services différents dans le domaine du commerce électronique que c’est aussi devenu un moyen de paiement des plus courants en Chine. L’application a aussi été lancée à l’étranger sous le nom de WeChat et offre des services en plusieurs langues étrangères, dont le français et l’anglais. Lire la suite Sur le même sujet Économie. 4 000 milliards de dollars : Nvidia, grand gagnant de la course à l’IA Bourse. L’IA attire des milliers de milliards d’investissements, est-ce bien raisonnable ? Technologie. En Chine, des failles de sécurité inquiétantes chez les robots humanoïdes Une du jour. Les Chinois se ruent sur OpenClaw, l’IA “qui agit plutôt qu’elle ne parle”
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